conversion de puissance (PSI) · Chapitre 3 · Exercice de TD
Le contacteur : courant d'appel, courant de maintien
Conversion électro-magnéto-mécanique : machines synchrone et à courant continu · C. Contacteur électromagnétique en translation · niveau 2
Énoncé
La bobine de commande d'un contacteur compte spires et a une résistance . Elle est enroulée sur un noyau fixe en U, en fer de perméabilité infinie ; une palette mobile, du même fer, ferme le circuit magnétique en laissant deux entrefers identiques de largeur et de section chacun. Un ressort tire la palette vers l'ouverture. Données de l'énoncé : contacteur ouvert, , le ressort tire avec ; contacteur fermé, il subsiste un entrefer résiduel (lame amagnétique) et le ressort, comprimé, tire avec . Le fer sature à . On travaille en courant continu.
1) Exprimer l'inductance de la bobine et l'énergie magnétique , puis la force sur la palette. Pourquoi l'électroaimant attire-t-il toujours, quel que soit le sens du courant ?
2) Quel courant faut-il pour faire coller la palette depuis la position ouverte ? Quelle tension, quelle puissance dans la bobine ? Que vaut alors le champ dans l'entrefer ?
3) Une fois la palette collée, quel courant suffit à la maintenir ? Quelle puissance ?
4) Que se passerait-il, selon le modèle linéaire, si l'on maintenait le courant d'appel une fois la palette collée ? Le modèle est-il encore valable ? Conclure sur l'intérêt d'un « économiseur » qui réduit le courant après la fermeture.
Corrigé
La stratégie. Le fer, de perméabilité infinie, ne compte pas : toute la réluctance est dans les deux entrefers en série. On en tire , puis , puis la force par dérivation à courant constant, et l'on compare au ressort.
1) L'énergie et la force. Ampère sur la ligne de champ moyenne : est nul dans le fer, vaut dans chacun des deux entrefers, d'où , . Le flux total vaut , donc : la force est dirigée vers les décroissants, elle ferme l'entrefer. Elle est en : quel que soit le sens du courant, l'électroaimant attire ; il fonctionne aussi en alternatif (avec une force pulsante).
2) L'appel. Il faut à : Tension : une bobine de commande de ; puissance . Le champ dans l'entrefer, , est loin de la saturation : le modèle linéaire est valable. Dès que la palette bouge, diminue et la force croît en : la fermeture s'accélère, elle est franche.
3) Le maintien. À , il faut : avec . Vingt-quatre fois moins de courant, près de six cents fois moins de puissance.
4) Garder le courant d'appel. Le modèle linéaire prédirait et une force de : c'est impossible, le fer sature bien avant, à . Le modèle est hors de son domaine ; la force réelle est limitée par la saturation, mais la bobine continue de dissiper en permanence, pour rien, et chauffe. L'économiseur (une résistance mise en série, ou une alimentation à découpage) ramène le courant à quelques dizaines de milliampères dès la fermeture : pour , trois fois le minimum, .
Ce que l'exercice installe. La méthode du programme : réluctance des entrefers, , , ; une force toujours attractive, en ; et le réflexe de vérifier le domaine linéaire : à entrefer fermé, quelques milliampères suffisent, et le courant d'appel saturerait le fer.
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