Adloun

économie (ECT, 1re et 2e années) · Chapitre 13 · Exercice de TD

Le dilemme du prisonnier commercial

L'État face à l'ouverture · niveau 2

Énoncé

Données fictives. Deux pays, A et B, choisissent entre libre-échange et protection. Les gains (en milliards) sont les suivants, le premier nombre pour A, le second pour B : si les deux sont libre-échangistes, (10 ; 10) ; si A protège et B reste ouvert, (12 ; 4) ; si A reste ouvert et B protège, (4 ; 12) ; si les deux protègent, (6 ; 6).

  • Quelle est la meilleure stratégie de A, quelle que soit celle de B ? Et de B ?
  • Quelle issue en résulte ? Est-elle optimale ?
  • Comment l'OMC permet-elle de sortir de ce dilemme ?

Corrigé

1. Si B est ouvert, A gagne 12 en protégeant contre 10 en restant ouvert ; si B protège, A gagne 6 en protégeant contre 4. Protéger est donc la stratégie dominante de A. Par symétrie, c'est aussi celle de B.

2. Les deux protègent : (6 ; 6). Cette issue est sous-optimale, puisque le libre-échange mutuel donnerait (10 ; 10) à chacun. C'est un dilemme du prisonnier : la rationalité individuelle conduit à un résultat collectivement mauvais.

3. L'OMC rend la coopération crédible : engagements réciproques et consolidés, principe de non-discrimination, transparence, et un mécanisme de règlement des différends qui autorise des représailles encadrées contre celui qui ne respecte pas ses engagements. La répétition du jeu et la menace de sanction rendent la protection moins payante.

Ce qu'il faut retenir. Le libre-échange est un bien collectif fragile : il a besoin d'institutions pour être stable.

Exercices semblables

Le cours du chapitre · Tous les exercices du chapitre