économie (ECT, 1re et 2e années) · Chapitre 14 · Exercice de TD
Plan de synthèse : faut-il réguler l'économie ?
Les déséquilibres macroéconomiques et la politique économique · niveau 3 (difficile)
Énoncé
Construire le plan détaillé d'une synthèse répondant à la question : « Pourquoi les pouvoirs publics doivent-ils intervenir pour réguler l'activité économique ? ». Chaque partie mobilisera au moins une notion, un auteur et une donnée du chapitre.
Corrigé
Introduction. Définir la régulation macroéconomique (action des pouvoirs publics visant à corriger les déséquilibres de l'économie) et la politique économique (objectifs, instruments). Problématique : le marché laisse-t-il subsister des déséquilibres qui justifient une intervention, et à quelle échelle doit-elle se situer ?
I. Les déséquilibres macroéconomiques ne se corrigent pas toujours spontanément.
- L'inflation : chocs d'offre et anticipations (Fisher, boucle prix-salaires) ; 3,4 % sur un an en octobre 2026 en France, tirée par l'énergie (+24,1 %, Insee).
- La déflation : la spirale de Fisher (1933) ; le cas japonais.
- Le chômage : 8,3 % au deuxième trimestre 2026 (Insee) ; insuffisance de la demande effective (Keynes, 1936).
- Le déséquilibre extérieur : déficit courant de 11,6 Md€ en 2025 et position extérieure nette de points de PIB (Banque de France).
II. La politique économique dispose d'objectifs et d'instruments.
- Les trois fonctions de Musgrave (1959) : allocation, redistribution, stabilisation.
- Le carré magique : objectifs souvent contradictoires (courbe de Phillips, choc d'offre).
- La règle de Tinbergen (1952) : autant d'instruments que d'objectifs ; politiques conjoncturelles et structurelles.
III. Certains problèmes exigent une régulation qui dépasse l'État national.
- Les biens publics mondiaux (Samuelson, 1954 ; Kaul, 1999) : le passager clandestin (Olson, 1965) rend la coopération nécessaire.
- Les réponses : traités (Montréal, 1987 ; Paris, 2015), institutions (FMI, OMS), clubs (Nordhaus) ; l'État reste l'acteur qui négocie et applique.
Conclusion. La régulation est justifiée par les coûts des déséquilibres et par les défaillances de la coordination spontanée ; ses limites (dilemme d'un choc d'offre, contraintes budgétaires, passager clandestin) appellent l'étude de chaque politique (chapitres 15 à 17).