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électricité (PCSI) · Chapitre 9 · Exercice de TD

Le moteur linéaire à rails

Conversion de puissance : rail de Laplace et induction · B. Conversion de puissance · niveau 2

Énoncé

Les rails horizontaux (distance , champ vertical uniforme et stationnaire ) sont reliés par un générateur idéal de f.é.m. en série avec une résistance totale ; le générateur est branché de sorte qu'il fasse circuler un courant positif dans le sens trigonométrique vu de dessus. La barre, de masse , part du repos ; elle est soumise à une force résistante constante (la charge entraînée), opposée à son mouvement.

  1. Écrire l'équation électrique : que représente le terme ? Que vaut le courant au démarrage ?
  1. Écrire l'équation mécanique et en déduire la vitesse de régime. Vitesse « à vide » () ?
  1. Pour : courant, vitesse, constante de temps du démarrage.
  1. Bilan de puissance. Définir et calculer le rendement. Montrer que la puissance mécanique est maximale pour et donner le rendement correspondant.
  1. Un opérateur entraîne la barre à une vitesse . Que devient le courant ? Interpréter.

Corrigé

1) L'équation électrique. Avec les conventions communes, la barre est le siège de la f.é.m. induite , et le générateur ajoute dans le sens positif. La loi des mailles donne , soit Le terme s'oppose à dès que la barre avance : c'est la force contre-électromotrice. Au démarrage, et : rien ne limite le courant que la résistance.

2) L'équation mécanique. La force de Laplace vaut : avec elle est motrice. Le principe fondamental donne En régime permanent, , donc et À vide (), le courant de régime est nul et : la barre accélère jusqu'à ce que sa f.c.é.m. égale exactement .

3) Avec la charge. et . L'équation mécanique a la constante de temps . Le courant de démarrage () vaut le double du courant de régime : c'est l'« appel de courant » au démarrage d'un moteur, d'autant plus fort que la résistance est faible.

4) Bilan. On multiplie la loi des mailles par : La source fournit ; une part est perdue par effet Joule ; le reste, , est la puissance des actions de Laplace, c'est-à-dire la puissance mécanique reçue par la barre. Numériquement : , , . Le rendement est La puissance mécanique, en fonction de la vitesse, vaut , trinôme en nul en et en , maximal au milieu : , soit , et . Le point de fonctionnement choisi est donc celui de la puissance maximale, et le rendement y vaut exactement . Pour mieux rendre, il faut tourner plus près de la vitesse à vide, en délivrant moins de puissance : rendement et puissance ne s'optimisent pas en même temps.

5) Le passage en générateur. Si , la f.c.é.m. dépasse , et : le courant s'inverse. Alors : la source reçoit de la puissance (une batterie se recharge), et la force de Laplace, de signe opposé à , devient résistante : c'est l'opérateur qui fournit la puissance. Le même dispositif est moteur ou générateur selon que est inférieure ou supérieure à : c'est le principe du freinage régénératif des véhicules électriques.

Ce que l'exercice installe. La f.c.é.m. règle le courant d'un moteur : forte vitesse, faible courant ; démarrage, courant maximal. Le bilan s'obtient en une ligne en multipliant la loi des mailles par , et le rendement électromécanique est le rapport f.c.é.m. sur tension d'alimentation. C'est le principe de tout moteur à courant continu, dont le rail est la version linéaire ; et la réversibilité moteur–générateur se lit sur le seul signe de .

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