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électronique (PSI) · Chapitre 4 · Exercice de TD

Stroboscopie : l'hélice qui recule, le moteur qu'on « arrête », le ventilateur qui semble immobile

Électronique numérique : échantillonnage et filtrage · B. Échantillonnage et repliement · niveau 2

Énoncé

1) Un moteur porte une marque blanche sur son arbre. On l'éclaire par un stroboscope dont on fait descendre la fréquence des éclairs depuis . On observe : deux images fixes de la marque, diamétralement opposées, à ; une seule image fixe à , à et à . Quelle est la vitesse de rotation ? Pourquoi est-ce la plus haute fréquence d'éclairs donnant une image unique qui la donne ?

2) À , la marque semble tourner lentement ; à aussi. Dans quel sens et à quelle vitesse apparente ?

3) Un drone filmé à images par seconde a des hélices à trois pales. À quelle vitesse de rotation les hélices paraissent-elles immobiles ? Dans quelle plage paraissent-elles tourner à l'envers ? Quelle est la grandeur réellement échantillonnée ?

4) Sous un éclairage à diodes qui scintille à , un ventilateur à quatre pales paraît arrêté. À quelle vitesse tourne-t-il ? Quel danger cela présente-t-il pour une machine tournante d'atelier ?

5) Cas limite : une marque unique, éclairée à exactement deux fois sa fréquence de rotation. Que voit-on ? Peut-on dire dans quel sens elle tourne ? Relier à la condition de Nyquist-Shannon.

Corrigé

La stratégie. La position de la marque est un signal périodique de fréquence , échantillonné à la fréquence des éclairs . On la voit tourner à la fréquence apparente signée , ramenée dans : son signe donne le sens apparent.

1) La vitesse du moteur. Une image fixe unique signifie que la marque a fait un nombre entier de tours entre deux éclairs : . Cela arrive à , , (soit , , pour ) ; à , la marque fait un demi-tour entre deux éclairs, d'où deux images. La vitesse est la plus haute fréquence qui donne une image unique : , soit . Les sous-multiples donnent la même image : c'est exactement l'ambiguïté du repliement (fréquences et indiscernables).

2) Le sens apparent. À : : la marque avance d'un peu plus d'un tour entre deux éclairs, elle semble tourner dans le vrai sens à . À : : un peu moins d'un tour, elle semble reculer à . C'est la méthode de mesure du stroboscope : on cherche la fréquence où l'image s'arrête, en partant du haut.

3) Les hélices du drone. Trois pales identiques : l'image se répète chaque fois qu'une pale prend la place de la suivante. La grandeur échantillonnée est la fréquence de passage des pales, , et non . Hélice figée si : (), , … Elle paraît tourner à l'envers quand la fréquence apparente signée est négative, c'est-à-dire pour entre et : entre et ( à ), et de même dans chaque intervalle décalé de .

4) L'éclairage qui scintille. Quatre pales, échantillonnage à : immobile si , la première fois pour . Danger : sous un tel éclairage, une machine tournante (mandrin de tour, lame de scie) peut paraître arrêtée alors qu'elle tourne à pleine vitesse ; les ateliers emploient des éclairages qui ne scintillent pas, ou plusieurs sources déphasées.

5) Le cas limite . La marque fait exactement un demi-tour entre deux éclairs : on voit deux images opposées, alternées, et le mouvement apparent peut aussi bien être un demi-tour dans un sens que dans l'autre : le sens est indécidable. Pour que le mouvement soit restitué sans ambiguïté, il faut au moins un peu plus de deux éclairs par tour : , avec une inégalité stricte. C'est la condition de Nyquist-Shannon, vue sur une roue.

Ce que l'exercice installe. Le stroboscope est l'analogie du repliement : la fréquence apparente signée dit la vitesse et le sens apparents ; la grandeur échantillonnée est la fréquence de répétition du motif (nombre de pales) ; la condition de Nyquist-Shannon est l'exigence de plus de deux images par période.

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