La maladie des coûts de Baumol
Exercice · niveau 3 (difficile) · ESH : économie, sociologie, histoire (ECG 1re année), chapitre 12 — Les transformations des structures économiques et financières
Énoncé
Dans un secteur progressif, la productivité et les salaires augmentent de par an. Dans un secteur stagnant, la productivité est nulle mais les salaires suivent ceux du secteur progressif. Que devient le coût unitaire de chaque secteur ? Et leur prix relatif au bout de trente ans ?
Corrigé
Le secteur progressif. Le coût unitaire est le salaire divisé par la productivité : les deux montent de , le coût unitaire est constant.
Le secteur stagnant. Le salaire monte de , la productivité ne bouge pas : le coût unitaire monte de par an.
Le prix relatif au bout de trente ans. , soit .
Les trois conséquences.
- La part des services dans la valeur ajoutée en valeur monte même à volumes constants — c'est l'exercice précédent.
- Les services publics à forte intensité de main-d'œuvre (santé, éducation) voient leur coût réel croître sans aucune dérive de gestion.
- Si les salaires du secteur stagnant décrochaient, le problème disparaîtrait — au prix d'une inégalité croissante entre secteurs.
La limite du modèle. Baumol suppose la productivité du secteur stagnant rigoureusement nulle. Elle est faible, pas nulle, et certaines technologies l'ont relevée. Le mécanisme reste valable dans son principe : il suffit que l'écart de rythme persiste.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.