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Exercice · niveau 2 · ESH : économie, sociologie, histoire (ECG 2e année), chapitre 14 — Les contraintes auxquelles se heurtent les politiques économiques
Énoncé
À partir de la seule figure : à quel trimestre l'écart de production atteint-il son creux, et à quel trimestre l'impulsion budgétaire son maximum ? Que vaut l'écart à cet instant ? Quelle conclusion en tirer, et quel instrument y échappe ?
Corrigé
Le creux de l'écart de production se situe au troisième trimestre, à points.
Le maximum de l'impulsion se situe au trimestre , huit trimestres plus tard — deux ans.
L'écart à cet instant ne vaut plus que point : la récession s'est refermée d'elle-même à près de %.
La conclusion. La relance discrétionnaire arrive trop tard pour combler le creux qu'elle visait, et son plein effet frappe une économie déjà convalescente : elle devient procyclique. Elle n'a pas stabilisé le cycle, elle en a ajouté un second, décalé.
L'instrument qui y échappe est le stabilisateur automatique. Il n'attend ni diagnostic, ni vote, ni décret : les recettes fiscales baissent et les indemnisations montent dès le premier trimestre, sans que personne n'ait reconnu la récession. Il ne supprime pas les deux autres délais, il supprime le plus long — celui du diagnostic.
La nuance à ajouter. Le raisonnement vaut pour un choc bref. Face à une récession longue, comme celle de - en zone euro, un délai de huit trimestres n'a pas la même portée : l'écart de production était encore de plusieurs points quatre ans après le choc.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.