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Les contraintes auxquelles se heurtent les politiques économiques

Cours complet · ESH : économie, sociologie, histoire (ECG 2e année), chapitre 14 · prépa ECG, 2e année

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Les deux chapitres précédents ont décrit des instruments et supposé qu'on pouvait s'en servir. C'est cette supposition que celui-ci examine. Une politique économique ne se heurte pas seulement à l'incertitude sur ses effets : elle se heurte à des contraintes qui restreignent l'ensemble même de ses choix — l'extérieur, la dette, le régime de change, les anticipations des agents, le temps de la décision, et les règles que l'on s'est données.

Ces contraintes ont un point commun qu'il faut voir dès l'abord : aucune n'est un obstacle physique. Toutes résultent soit d'une relation comptable qu'on ne peut pas violer, soit d'un comportement d'anticipation, soit d'un engagement pris. Ce qui veut dire qu'elles se desserrent — mais jamais gratuitement, et c'est ce prix qu'il faut savoir nommer.

14.1 La contrainte extérieure

Définition 14.1Contrainte extérieure

Obligation faite à une économie ouverte de financer son solde courant. Un déficit courant se finance par de l'endettement extérieur, par une vente d'actifs ou par une ponction sur les réserves de change — trois ressources bornées. La contrainte n'interdit pas le déficit : elle interdit qu'il soit indéfiniment croissant, et elle fixe donc un plafond au rythme de croissance qu'un pays peut soutenir.

Auteur : Anthony Thirlwall (1941-2023) — la croissance sous contrainte de balance

The Balance of Payments Constraint as an Explanation of International Growth Rate Differences (). La thèse. À long terme, un pays ne peut croître durablement plus vite que le rythme compatible avec l'équilibre de son commerce. Si les importations croissent avec le revenu national selon une élasticité , et les exportations avec le revenu mondial selon une élasticité , l'équilibre commercial impose

où est la croissance mondiale. Ce que la formule dit. Le plafond ne dépend ni de l'épargne ni du capital, mais du rapport de deux élasticités — c'est-à-dire de la spécialisation. La conséquence de politique publique. Aucune relance ne desserre durablement la contrainte : ce qui la desserre, c'est de produire des biens dont la demande mondiale croît vite, donc les politiques structurelles du chapitre . La filiation directe avec Kaldor, dont Thirlwall formalise l'intuition.

Figure 1. Le carré magique de Kaldor : la France en et en (ordres de grandeur ; INSEE, Banque de France). Chaque indicateur a son demi-axe et la pire valeur est au centre : un losange large est un bon résultat. Celui de a une aire de unités, celui de de — soit fois moins. Mais le fait à lire n'est pas ce rétrécissement : c'est qu'il n'est pas uniforme. Sur trois axes, le point de est plus près du centre que celui de — croissance contre , chômage contre , solde contre . Sur le quatrième, celui de l'inflation, il est nettement plus loin : contre unité. La France de n'a pas tout perdu, elle a échangé — l'inflation contre le chômage.

Exemple 14.2Une relance qui bute sur l'extérieur

France, -. Une relance budgétaire et salariale est engagée alors que les partenaires commerciaux désinflatent. Le multiplicateur ouvert du chapitre opère : une part importante du supplément de demande part en importations, le déficit courant se creuse, la parité du franc devient intenable et trois dévaluations se succèdent entre octobre et mars . Le « tournant de la rigueur » de mars referme l'épisode.

Ce que le cas démontre, et ce qu'il ne démontre pas. Il démontre qu'une relance isolée dans une économie ouverte se heurte à la contrainte extérieure. Il ne démontre pas qu'aucune relance n'est possible : la même politique, menée simultanément par les principaux partenaires, aurait vu les fuites de chacun devenir la demande des autres. C'est exactement la différence avec .

14.2 La contrainte budgétaire et la soutenabilité de la dette

Définition 14.3Solde primaire et dynamique de la dette

Le solde primaire est le solde public hors charge d'intérêts. En notant la dette rapportée au PIB, le taux d'intérêt apparent, le taux de croissance nominal et le solde primaire en points de PIB, la dette évolue selon

Le premier terme est l'effet boule de neige : il fait croître la dette si , et la fait décroître si , même à solde primaire nul. Le solde primaire stabilisant est celui qui compense exactement cet effet : .

Figure 2. Trois trajectoires de dette sur vingt ans, à partir de % du PIB et à solde primaire nul. Les trois courbes partent du même point et aucune des trois n'est alimentée par un déficit primaire : le budget est équilibré hors intérêts dans les trois cas. Elles divergent pourtant de à % du PIB, soit un écart de points, produit du seul écart entre et . La droite horizontale du milieu est le cas frontière : la dette y est exactement figée. Ce que la figure affirme : la soutenabilité ne se lit pas dans le budget de l'année, elle se lit dans le signe de . Un pays à budget primaire équilibré peut voir sa dette doubler, et un autre la voir fondre.

Auteur : Evsey Domar (1914-1997) — la condition, énoncée dès 1944

The Burden of the Debt and the National Income (). La thèse. Domar pose la question dans les termes exacts qui sont encore les nôtres : si l'État emprunte chaque année une fraction constante du revenu national, le ratio de dette ne diverge pas — il converge vers une limite finie, qui dépend du rapport entre le déficit et le taux de croissance. Le résultat. Ce qui rend une dette insoutenable n'est pas son niveau mais la comparaison entre le taux d'intérêt et le taux de croissance. Pourquoi le citer. Parce qu'il déplace la question de la morale à l'arithmétique : il n'y a pas de seuil de dette « raisonnable » en soi, il y a une dynamique, et elle dépend de deux taux. La filiation est directe jusqu'à Blanchard, soixante-quinze ans plus tard.

Auteur : Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff — un seuil, et sa réfutation

Growth in a Time of Debt (), après This Time is Different (). La thèse initiale. Au-delà d'un ratio de dette publique de % du PIB, la croissance moyenne des pays avancés chuterait fortement. Le chiffre a circulé dans tous les débats de consolidation européens. La réfutation. En , Herndon, Ash et Pollin, ayant obtenu le fichier de calcul, y trouvent trois défauts : des pays omis d'une formule de tableur, une pondération discutable des épisodes nationaux, et des exclusions de données. Corrigée, la chute au-delà de % disparaît largement. Ce qu'il reste. Une corrélation faible entre dette élevée et croissance basse, dont le sens de causalité est ouvert : une croissance faible élève le ratio de dette au moins autant que l'inverse. Pourquoi ce cas est au programme. Il montre qu'un chiffre repris partout peut n'avoir jamais été vérifié — et qu'un seuil est toujours plus commode qu'une dynamique.

Auteur : Olivier Blanchard (né en 1948) — quand est durablement sous

Allocution présidentielle à l'American Economic Association (), Public Debt and Low Interest Rates. La thèse. Sur longue période, le taux d'intérêt sur la dette publique a été le plus souvent inférieur au taux de croissance. Quand , un État peut refinancer sa dette indéfiniment sans jamais dégager d'excédent primaire : le ratio décroît tout seul, comme le montre la courbe basse de la figure . Ce que Blanchard ne dit pas. Que la dette est gratuite : il souligne lui-même que n'est pas garanti, que le signe peut s'inverser brutalement, et que la dette occupe une capacité d'emprunt qui manquera lors du choc suivant. L'usage à faire. L'argument déplace le coût de la dette du plan budgétaire au plan du risque : la question n'est plus « peut-on payer » mais « que se passe-t-il si remonte ». Le retournement des taux de - a rendu la question concrète.

Méthode : Juger de la soutenabilité d'une dette

  • Ne pas partir du niveau. % ne veut rien dire seul : la figure montre trois trajectoires opposées à partir de ce niveau.
  • Calculer , avec le taux apparent — la charge d'intérêts rapportée à la dette — et non le taux d'émission du jour.
  • Calculer le solde primaire stabilisant , et le comparer au solde primaire effectif. L'écart est l'effort à fournir.
  • Regarder la maturité. Une dette longue met des années à répercuter une hausse de taux ; une dette courte la subit immédiatement. À identique, deux pays ne sont pas exposés pareil.
  • Regarder la devise et le détenteur. Une dette libellée en monnaie étrangère ne peut pas être dévaluée par l'inflation, et un pays sans banque centrale propre ne peut pas être garanti contre une crise de liquidité — c'est la leçon de la zone euro en -.
Exemple 14.4Un calcul complet

Une économie a une dette de % du PIB, un taux apparent %, une croissance nominale % et un déficit primaire de points de PIB.

Le solde stabilisant vaut point de PIB : il faudrait un excédent primaire de point.

L'effort est donc de points de PIB pour seulement stabiliser le ratio — non pour le réduire.

La charge d'intérêts vaut points de PIB, et le déficit total points.

Ce que le calcul révèle. L'effort de points ne finance aucune dépense nouvelle : il compense un écart de taux d'un seul point. C'est là que la contrainte budgétaire mord — non sur ce qu'on veut faire, mais sur ce qu'on a déjà fait.

14.3 La contrainte de change : le triangle d'incompatibilité

Auteur : Robert Mundell (1932-2021) — on ne peut pas avoir les trois

Travaux de - sur la politique économique en économie ouverte. La thèse. Trois objectifs sont individuellement désirables et deux à deux compatibles, jamais trois ensemble : la fixité du change, la liberté de circulation des capitaux, et l'autonomie de la politique monétaire. Le mécanisme. Si les capitaux circulent librement et que le change est fixe, tout écart entre le taux national et le taux étranger provoque un mouvement de capitaux qui oblige la banque centrale à intervenir jusqu'à annuler l'écart : elle n'a plus de politique monétaire. Ce que le triangle n'est pas. Un théorème sur les changes : c'est une conséquence directe du modèle IS-LM-BP du chapitre , exprimée en termes de choix politiques. L'usage. Il classe les régimes, il ne les juge pas — chaque sommet manquant a son coût, et le débat porte sur ce coût.

Figure 3. Le triangle d'incompatibilité de Mundell. La figure compte trois sommets et trois côtés, et c'est tout l'argument : chaque côté relie deux objectifs et tourne le dos au troisième, si bien qu'il n'existe que trois régimes possibles, pas quatre. Le côté gauche — change fixe et capitaux libres — abandonne la monnaie autonome : c'est l'étalon-or, la caisse d'émission, et l'union monétaire, où un pays membre n'a plus de taux directeur à lui. Le côté droit — change fixe et monnaie autonome — abandonne la liberté des capitaux : c'est Bretton Woods, qui n'a tenu que sous contrôle des changes. Le côté bas — capitaux libres et monnaie autonome — abandonne la fixité : c'est le régime des grandes monnaies depuis . Attention : le centre du triangle est vide, et il le restera.

iRemarqueCe que le triangle coûte à un membre de la zone euro

Un pays de la zone euro se situe sur le côté gauche : change irrévocablement fixe et capitaux libres, donc aucune politique monétaire propre. Il ne peut ni dévaluer, ni fixer son taux, ni monétiser sa dette — l'article du traité sur le fonctionnement de l'Union interdit le financement monétaire direct des États. Il ne lui reste que le budget, la dévaluation interne du chapitre et, en cas de choc, la solidarité de ses partenaires. Ce que cela change pour la dette : un État qui emprunte dans une monnaie qu'il ne contrôle pas peut faire face à une crise de liquidité sans être insolvable, parce qu'aucun prêteur en dernier ressort ne se tient derrière lui. C'est le mécanisme des tensions de -, et la raison d'être des dispositifs créés ensuite. La théorie des zones monétaires optimales, qui juge de l'opportunité d'une telle union, relève du chapitre .

14.4 La contrainte des anticipations : crédibilité et incohérence temporelle

Auteur : Finn Kydland et Edward Prescott — l'incohérence temporelle

Rules Rather than Discretion (). La thèse. Une politique optimale annoncée aujourd'hui cesse d'être optimale demain, une fois que les agents ont formé leurs anticipations sur elle. Le décideur a donc intérêt à s'en écarter — et les agents, qui le savent, n'y croient pas. L'exemple canonique. La banque centrale annonce une inflation nulle. Si les agents la croient et fixent leurs salaires en conséquence, créer un peu d'inflation surprise augmente l'emploi : le décideur est tenté. Les agents l'anticipent, demandent d'emblée des salaires plus élevés, et l'on obtient l'inflation sans l'emploi. Le nom du résultat. Le biais inflationniste : la discrétion produit une inflation positive à l'équilibre, pour un gain de production nul. La conséquence. Il vaut mieux se lier les mains — par une règle, par un mandat, par une institution indépendante — que rester libre de décider. La filiation : Barro et Gordon () en donnent la formalisation, et toute l'architecture des banques centrales modernes en découle.

Figure 4. La perte sociale à l'équilibre en fonction du taux d'inflation, et le coût du biais inflationniste. Une seule courbe, croissante partout depuis : dès lors que les anticipations sont vérifiées, toute inflation supplémentaire est un coût pur. Le point vert est le résultat sous règle — inflation nulle, perte — et le point rouge le résultat sous discrétion — inflation %, perte . Le biais coûte donc unités, soit deux fois la perte du régime de règle. Le point décisif : la perte est présente dans les deux cas, parce que l'écart de production est le même aux deux points. Le décideur libre de décider obtient exactement la production du décideur lié — et quatre points d'inflation en plus. C'est ce que la figure affirme, et c'est l'argument de l'indépendance des banques centrales.

Auteur : Kenneth Rogoff (né en 1953) — le banquier central conservateur

The Optimal Degree of Commitment to an Intermediate Monetary Target () — le même Rogoff que celui du seuil de dette, sur un tout autre travail. La thèse. Puisque le biais inflationniste vient de la tentation du décideur, il suffit de déléguer la décision à quelqu'un qui a moins envie de céder : un banquier central plus averse à l'inflation que la société elle-même, et indépendant du pouvoir politique. Le résultat. L'inflation d'équilibre baisse. Le prix à payer, qu'il énonce lui-même : ce banquier réagira trop peu aux chocs réels, puisqu'il surpondère les prix. On échange un biais permanent contre une moindre stabilisation. La traduction institutionnelle. L'indépendance statutaire, un mandat de stabilité des prix inscrit dans le traité, des mandats longs et non renouvelables, et l'interdiction du financement monétaire des États.

14.5 La contrainte des délais

Figure 5. L'écart de production après un choc et l'impulsion budgétaire censée le corriger. La courbe rouge atteint son creux — points — dès le troisième trimestre, puis remonte régulièrement : au trimestre elle est déjà revenue au-dessus de point. La courbe verte, elle, ne démarre qu'au trimestre — après les trois délais figurés en bas, deux trimestres chacun — et n'atteint son maximum qu'au trimestre . À cet instant, marqué par le pointillé, l'écart de production ne vaut plus que point, soit sept fois moins que le creux qu'il s'agissait de combler. Ce que la figure affirme : la relance atteint son plein effet quand la récession est finie. Elle ne stabilise pas le cycle, elle en ajoute un.

AttentionLe délai le plus long est celui du diagnostic

Les trois délais figurés ne sont pas de même nature. Le délai de reconnaissance vient de ce que les comptes trimestriels paraissent avec un retard, sont révisés, et qu'il faut plusieurs points pour distinguer un retournement d'un accident. Le délai de décision est politique : une mesure fiscale passe par une loi. Le délai de mise en œuvre est administratif. Le premier est le plus long et le moins compressible, et c'est lui qui fait la supériorité des stabilisateurs automatiques : ils n'attendent aucun diagnostic. Friedman en tirait, dès , l'argument des « délais longs et variables » contre toute politique discrétionnaire.

14.6 Les contraintes politiques et européennes

Auteur : William Nordhaus (né en 1941) — le cycle politico-économique

The Political Business Cycle () — le même Nordhaus que celui de l'économie du climat, sur un travail antérieur. La thèse. Un gouvernement soucieux d'être réélu exploite le décalage entre l'effet d'une relance sur l'activité, rapide, et son effet sur les prix, plus lent : il relance avant l'élection et corrige après. Le cycle économique épouse alors le calendrier électoral. La variante partisane, due à Hibbs : ce n'est pas la date qui compte mais l'orientation du gouvernement, les uns pesant plus sur le chômage, les autres sur l'inflation. Ce que les données montrent. Un effet observable mais modeste, et affaibli là où les banques centrales sont indépendantes et les règles budgétaires contraignantes — ce qui est cohérent avec la théorie elle-même. Pourquoi c'est ici. Parce que cela renverse le sens de la contrainte : les règles ne sont pas seulement subies, elles sont parfois recherchées par des gouvernements qui veulent se protéger d'eux-mêmes.

Figure 6. Dette et déficit publics de six pays de la zone euro et de l'agrégat, en . Le rectangle vert en bas à gauche est la zone où les deux seuils de Maastricht sont respectés : un seul des sept points s'y trouve, celui des Pays-Bas. Deux points — Allemagne et Grèce — sont sous le seuil de déficit mais à droite du seuil de dette ; la Grèce, qui porte la dette la plus élevée à %, a le deuxième plus faible déficit, à %. Les quatre autres, dont la zone euro prise dans son ensemble, dépassent les deux. L'écart entre le point le plus à gauche et le plus à droite atteint points de PIB. Ce que la figure affirme : la règle commune s'applique à des situations qui n'ont rien de commun, et le respect d'un seuil ne dit rien du respect de l'autre.

Repère : Le cadre budgétaire européen, en quatre étapes

, Maastricht : les deux valeurs de référence, % de déficit et % de dette. , pacte de stabilité et de croissance : une procédure de surveillance et de sanction, assouplie une première fois en , puis renforcée après la crise de la dette souveraine — six-pack (), traité budgétaire () et son objectif de solde structurel, two-pack (). : activation de la clause dérogatoire générale, qui suspend les exigences d'ajustement pendant la pandémie et jusqu'en . : révision du cadre, qui remplace les règles uniformes par des trajectoires pluriannuelles de dépense nette négociées pays par pays. Ce que cette histoire enseigne : une règle chiffrée uniforme n'a jamais tenu plus de quelques années, et chaque révision a échangé de la simplicité contre de la pertinence — au prix d'une lisibilité moindre.

Important

Trois idées à retenir. Un, aucune de ces contraintes n'est absolue : la contrainte extérieure se desserre par la spécialisation, la contrainte budgétaire par l'écart entre et , la contrainte des anticipations par la crédibilité — mais chacune a son prix, et le nommer est l'essentiel du travail. Deux, elles ne sont pas indépendantes : un pays d'union monétaire a renoncé à un sommet du triangle, ce qui reporte tout l'ajustement sur son budget, lequel est lui-même encadré par des règles. Trois, les contraintes les plus efficaces sont souvent celles que le décideur s'impose à lui-même — indépendance de la banque centrale, règle budgétaire — parce que c'est de sa propre tentation qu'il cherche à se protéger.

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