Adloun

Feldstein-Horioka, calcul et interprétation

Exercice · niveau 2 · ESH : économie, sociologie, histoire (ECG 2e année), chapitre 6 — Constitution et fonctionnement du marché international des capitaux

Énoncé

Dans une économie, le taux d'épargne passe de à du PIB. Selon la pente estimée par Feldstein et Horioka, de combien progresse le taux d'investissement national ? Que prédirait un marché des capitaux parfaitement intégré ? Quelle part de l'épargne supplémentaire part à l'étranger ?

Corrigé

Selon la pente de : l'épargne augmente de points, donc l'investissement national augmente de points, passant par exemple de à .

Ce que prédirait l'intégration parfaite : une pente nulle. L'investissement national se déterminerait par la rentabilité des projets au regard du taux d'intérêt mondial, et n'aurait aucune raison de bouger parce que les résidents épargnent davantage. L'épargne supplémentaire irait se placer là où le rendement est le plus élevé, n'importe où dans le monde.

La part qui part à l'étranger : point, soit de l'épargne supplémentaire. Autrement dit, reste au pays — dans un monde réputé financièrement globalisé.

Interprétation. Le résultat ne prouve pas que les capitaux ne circulent pas : les flux bruts sont considérables. Il prouve que les flux nets, ceux qui déplacent réellement de l'épargne d'un pays vers un autre, restent faibles. La contrainte extérieure y est pour beaucoup : un pays ne peut pas laisser son solde courant diverger indéfiniment, et cette contrainte recolle mécaniquement l'investissement à l'épargne.

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