Ce que le Brexit fait perdre au marché unique
Exercice · niveau 2 · ESH : économie, sociologie, histoire (ECG 2e année), chapitre 7 — La dynamique de la construction européenne
Énoncé
L'accord de maintient l'absence de droits de douane et de quotas entre l'Union et le Royaume-Uni. Pourquoi le commerce bilatéral en a-t-il malgré tout souffert ? Répondre en mobilisant l'échelle de Balassa.
Corrigé
Le point de départ. Un accord « sans droits de douane ni quotas » correspond à une zone de libre-échange, soit le premier degré de l'échelle. Or le Royaume-Uni était auparavant dans un marché commun, troisième degré. Il a donc reculé de deux marches.
Ce que ces deux marches contenaient. L'union douanière — deuxième degré — dispense de vérifier l'origine des marchandises : sans tarif extérieur commun, chaque expédition doit désormais prouver qu'elle satisfait les règles d'origine, ce qui est une formalité coûteuse, surtout pour un bien composé de pièces venues de partout. Le marché commun — troisième degré — supprimait les frontières réglementaires : normes sanitaires, agréments, reconnaissance des qualifications, circulation des personnes. Ces contrôles sont revenus.
La leçon. Dans une intégration profonde, l'essentiel du coût des frontières n'est plus tarifaire depuis longtemps : il est réglementaire et administratif. C'est pourquoi la suppression des seuls droits de douane ne restitue qu'une petite part de ce qui a été perdu — et c'est aussi pourquoi les services financiers, presque absents de l'accord, ont été les plus touchés.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.