Adloun

La pellicule orbitale

Exercice · niveau 2 · HGG : histoire, géographie, géopolitique (ECG 1re année), chapitre 12 — Nouvelles frontières, nouveaux territoires et limites de la mondialisation

Énoncé

À l'aide de la figure 3, calculer la part du rayon géostationnaire qu'occupe l'orbite basse. Puis expliquer pourquoi la congestion spatiale se concentre là, et non ailleurs.

Corrigé

Le calcul. L'orbite basse s'étend de la surface à km d'altitude. Avec une unité valant km, cette épaisseur vaut unité. Le rayon géostationnaire vaut unités. La part est donc de .

Pourquoi la congestion s'y concentre. Trois raisons se cumulent. D'abord le coût : mettre un kilogramme en orbite basse demande bien moins d'énergie qu'en orbite haute. Ensuite la latence : un signal qui parcourt km fait l'aller-retour en quelques millisecondes, contre plusieurs centaines pour l'orbite géostationnaire — d'où l'intérêt des constellations de télécommunication. Enfin la résolution : pour observer la Terre, plus on est près, mieux on voit.

La conséquence. Tout le monde vise la même pellicule. Une orbite géostationnaire, très loin, offre une circonférence énorme et un nombre de positions limité mais gérable ; l'orbite basse, exiguë, accueille de l'ordre de satellites actifs et de l'ordre de débris suivis de plus de dix centimètres. C'est là, et là seulement, que le syndrome de Kessler est un risque sérieux.

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