Un « non » à 96,5 \%
Exercice · niveau 2 · HGG : histoire, géographie, géopolitique (ECG 1re année), chapitre 18 — La France, une puissance mondiale et maritime
Énoncé
Le troisième référendum calédonien du décembre donne % de « non » à l'indépendance. Expliquer pourquoi ce résultat ne peut pas être présenté comme une adhésion massive au maintien dans la France, et ce qu'il faut y substituer.
Corrigé
Le chiffre qui manque. La participation : %, contre % en et % en . Les formations indépendantistes avaient appelé au boycott, dans un contexte de pandémie et de deuil coutumier kanak ; la participation est tombée à environ % en province Nord et à moins de % aux îles Loyauté, c'est-à-dire dans les zones à majorité kanak.
Pourquoi le résultat ne mesure pas ce qu'il paraît mesurer. Un référendum boycotté par un camp ne compare plus deux options : il enregistre l'opinion de ceux qui se sont déplacés. Rapporté aux inscrits, le « non » recueille environ % des électeurs, contre % en . En d'autres termes, le « non » ne progresse pas en voix : il progresse en pourcentage parce que le « oui » a disparu du décompte.
Ce qu'il faut y substituer. La lecture de la série complète. Le « non » passe de % () à % () : la tendance des deux scrutins réellement disputés est à la réduction de l'écart, et c'est elle qui a du sens. Le troisième scrutin mesure, lui, l'échec du processus — échec confirmé par les émeutes de mai , quatorze morts, et par le rejet de la révision constitutionnelle par l'Assemblée nationale le avril .
La leçon de méthode : un pourcentage ne se cite jamais sans son taux de participation, et une série de trois scrutins ne se réduit jamais au dernier.
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