Adloun

La dissuasion et son prix

Exercice · niveau 2 · HGG : histoire, géographie, géopolitique (ECG 1re année), chapitre 3 — Géopolitique de la guerre froide, de la décolonisation et des conflits

Énoncé

À partir de la figure 4, expliquer pourquoi la survivabilité d'un arsenal compte plus que sa taille. Puis dire pourquoi la même logique produit des guerres périphériques.

Corrigé

Pourquoi la survie prime la taille. La dissuasion repose entièrement sur l'anticipation de l'adversaire. Si A pense pouvoir détruire l'intégralité de l'arsenal de B en frappant le premier, alors la première frappe redevient rationnelle, et l'arsenal de B — si gros soit-il — ne dissuade plus rien. En revanche, si une fraction même modeste de l'arsenal de B survit à coup sûr, l'agresseur sait qu'il sera frappé en retour, et l'attaque perd tout intérêt. D'où les moyens qui garantissent la survie : sous-marins lanceurs d'engins indétectables, silos durcis, missiles mobiles, dispersion géographique.

Pourquoi cela produit des guerres périphériques. L'affrontement direct étant devenu irrationnel, la rivalité cherche des terrains où s'exprimer sans déclencher le mécanisme : on soutient un camp local par des armes, des conseillers et du renseignement, en maintenant le conflit sous le seuil qui déclencherait la riposte.

La conséquence morale. Le coût de la stabilité entre les deux Grands est payé par des sociétés tierces. C'est pourquoi la figure 4 fait partir trois flèches de la destruction mutuelle assurée, et non une seule.

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