Mackinder, Spykman et la Chine d'aujourd'hui
Exercice · niveau 2 · HGG : histoire, géographie, géopolitique (ECG 2e année), chapitre 10 — L'Asie : géopolitique d'une région multipolaire
Énoncé
Opposer la thèse du pivot continental à celle de la bordure. Puis montrer, en trois faits pris dans ce chapitre, que la Chine contemporaine mène une politique qui relève des deux à la fois.
Corrigé
L'opposition. Mackinder () : le cœur de l'Eurasie, inaccessible depuis la mer, commande l'ensemble, et les puissances maritimes doivent empêcher qu'il soit unifié. Spykman () : c'est la bordure littorale, peuplée et productive, qui commande, parce qu'elle est le lieu de contact entre puissance terrestre et puissance maritime.
Trois faits chinois. Un, l'Organisation de coopération de Shanghai, née en d'une coopération frontalière continentale avec la Russie et l'Asie centrale, est une politique de pivot. Deux, les revendications en mer de Chine méridionale et la construction navale sont une politique de bordure. Trois, les corridors terrestres et la route maritime lancés en articulent explicitement les deux.
La position défendable. Un État à la fois dans le pivot et sur la bordure n'a pas à choisir : il a deux fronts, ce qui est un avantage de position et un coût permanent. C'est aussi pourquoi ses voisins continentaux et ses voisins maritimes ne perçoivent pas la même Chine.
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