Le doute est-il un scepticisme ?
Exercice · niveau 2 · lettres et philosophie (ECG/ECT 1re année), chapitre 11 — Naissance du sujet : Montaigne, Descartes
Énoncé
Montrer, à l'aide de la figure 2, que le doute cartésien ne se confond pas avec le scepticisme de Sextus Empiricus, alors qu'il en emprunte les arguments.
Corrigé
Ce qui est emprunté. Les arguments, presque tous : la tromperie des sens, l'indistinction du rêve et de la veille, l'impossibilité de sortir de soi pour vérifier ses propres représentations. Ce sont des pièces du magasin sceptique, remises en circulation par la traduction de .
Ce qui change : la fin. Le sceptique doute pour demeurer dans la suspension du jugement, qu'il tient pour la seule attitude honnête et pour une source de tranquillité. Descartes doute pour sortir du doute : il pousse l'hypothèse jusqu'à l'invraisemblable — un dieu trompeur — parce qu'un doute maximal, une fois surmonté, ne se relèvera plus.
La preuve dans la structure. La figure 2 le montre : chaque étage est emporté par une objection plus forte, et le dernier tient parce que l'objection s'y retourne contre elle-même. Un scepticisme n'a pas de dernier étage — il n'en veut pas. Formule à retenir : chez Descartes le doute est un moyen, chez le sceptique il est le résultat.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.