Adloun

Deux prolongements, un même héritage

Exercice · niveau 2 · lettres et philosophie (ECG/ECT 1re année), chapitre 14 — Le destin des Lumières : procès et prolongements

Énoncé

Comparer les prolongements de Comte (1830--1842) et de Mill (1859) : que gardent-ils l'un et l'autre des Lumières, et où divergent-ils ?

Corrigé

Ce qu'ils gardent tous deux. L'idée que l'autorité ne se fonde pas sur la tradition ou la révélation, et qu'un ordre social peut être examiné.

Où ils divergent. Sur le statut de la discussion. Chez Comte, le progrès des connaissances doit clore les débats : une fois la science faite, il n'y a plus à opiner, et c'est aux savants d'organiser la société. Chez Mill, la discussion ne se clôt jamais, parce que nous sommes faillibles : une opinion qu'on croit absurde doit pouvoir se dire, faute de quoi nos vérités mêmes deviennent des dogmes que nous ne savons plus défendre.

Ce que la comparaison enseigne. Le même héritage se prolonge en deux directions opposées, l'une qui remplace l'autorité religieuse par l'autorité savante, l'autre qui fait de la contestation permanente la condition du savoir. Un devoir qui tient ces deux prolongements ensemble échappe au plan « pour ou contre » : il montre que l'héritage était partageable.

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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.