Adloun

La faute de méthode la plus fréquente

Exercice · niveau 1 (application) · lettres et philosophie (ECG/ECT 1re année), chapitre 14 — Le destin des Lumières : procès et prolongements

Énoncé

Pourquoi la phrase « les Lumières pensent que l'homme est naturellement bon » est-elle fautive, et sur deux points ?

Corrigé

Premier point : le sujet. « Les Lumières » n'est pas un auteur. Voltaire est déiste, Diderot matérialiste, Rousseau croyant et hostile aux salons ; ils s'écrivent des injures. Écrire « les Lumières pensent » revient à prêter une thèse à un pluriel.

Second point : l'attribution. La thèse de la bonté naturelle est de Rousseau, et encore faut-il la formuler correctement : l'homme n'est pas bon au sens moral, il est sans méchanceté avant la société, la morale supposant des rapports qui n'existent pas encore. Rousseau est par ailleurs le premier critique des Lumières (1750), ce qui rend la phrase doublement inexacte.

Ce qu'il faut écrire. « Rousseau soutient, dans le Discours sur l'origine de l'inégalité (1755), que… » Nommer l'auteur, l'ouvrage et l'année : c'est le seul remède, et il vaut pour tout ce chapitre.

Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre

Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.