Adloun

« Les Arabes ont conservé les Grecs »

Exercice · niveau 1 (application) · lettres et philosophie (ECG/ECT 1re année), chapitre 4 — Transmettre et discuter : l'islam, la scolastique, l'université

Énoncé

Relever les trois erreurs contenues dans cette phrase, et proposer une formulation exacte.

Corrigé

Erreur un : « conserver ». Un texte ancien ne se conserve pas comme un objet. Il faut le chercher, comparer des manuscrits divergents, choisir entre des leçons, forger un vocabulaire dans la langue d'arrivée. Hunayn ibn Ishaq décrit lui-même ce travail au IX<sup>e</sup> siècle.

Erreur deux : le rôle de gardien. al-Farabi, Avicenne, al-Ghazali, Averroès ont produit des œuvres originales, discutées entre elles, et qui posent des problèmes que les Grecs ne posaient pas — au premier rang desquels le rapport d'une philosophie démonstrative à une révélation.

Erreur trois : « les Arabes ». Le monde savant en question n'est ni exclusivement arabe ni exclusivement musulman : Avicenne est persan, Hunayn est chrétien nestorien, Maïmonide est juif et écrit en arabe. L'arabe y est une langue de science, comme le latin en Europe.

La formulation exacte : « du IX<sup>e</sup> au XII<sup>e</sup> siècle, un monde savant de langue arabe traduit, discute et prolonge l'héritage grec, et produit des savoirs sans équivalent grec ; l'Occident latin en reçoit, par Tolède, les textes et les discussions ensemble. »

Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre

Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.