Adloun

Bâtir un plan

Exercice · niveau 3 (difficile) · lettres et philosophie (ECG/ECT 1re année), chapitre 7 — De l'outil à la machine : ce que la technique fait au travail

Énoncé

Sujet : « Travailler moins, est-ce travailler mieux ? » Proposer un plan en trois parties, chacune énoncée par une thèse et non par un thème, avec l'exemple précis qui la porte.

Corrigé

I — Oui, si l'on entend par travail la peine : la machine a effectivement réduit l'effort, et c'est un gain réel. L'exemple qui porte : le condenseur de Watt (), puis un siècle de mécanisation, ont retiré à l'homme le port, la traction et la frappe. Refuser ce fait par principe est la faute la plus courante sur ce sujet.

II — Non, car la quantité de travail et sa qualité varient séparément : on peut peiner moins et savoir moins. L'exemple qui porte : la séparation de la conception et de l'exécution chez Taylor (), où le poste s'apprend en heures là où le métier demandait des années. « Moins » et « mieux » ne portent pas sur la même grandeur, et c'est là que le sujet devient intéressant.

III — La question n'est pas la quantité mais qui décide de la cadence et du plan. Ce que réclament les mouvements ouvriers du XIX<sup>e</sup> siècle n'est pas seulement une durée plus courte, c'est une prise sur l'organisation. L'exemple qui porte : le Factory Act de et la loi française de , qui ne changent aucune machine et changent tout le travail. Ce que la figure 6 établit — même dispositif, conditions opposées — vaut ici comme preuve.

La faute à éviter. Le plan « le travail est une malédiction / le travail est un épanouissement / il faut trouver un équilibre ». Il ne s'appuie sur aucun fait, il ne distingue aucun concept, et sa troisième partie n'est pas une thèse mais un souhait.

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