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lettres et philosophie : l'humanité (ECG/ECT 2e année, 2026-2027) · Chapitre 5 · Application directe du cours

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L'humanisme : la dignité, de la Renaissance aux droits de l'homme · niveau 1 (application)

Énoncé

Voici un extrait de l'arrêt du Conseil d'État du octobre , Commune de Morsang-sur-Orge : « le respect de la dignité de la personne humaine est une des composantes de l'ordre public » ; le maire pouvait interdire l'attraction « alors même que des mesures de protection avaient été prises pour assurer la sécurité de la personne en cause et que celle-ci se prêtait librement à cette exhibition, contre rémunération ». Dégager les faits, la question posée, la réponse, et le problème philosophique que la réponse soulève.

Corrigé

Les faits. En , un maire interdit dans sa commune un spectacle de « lancer de nain » ; l'homme lancé, volontaire et rémunéré, conteste l'interdiction.

La question. Un maire peut-il interdire, au nom de l'ordre public, un spectacle qui ne trouble ni la sécurité, ni la tranquillité, ni la salubrité ?

La réponse. Oui : la dignité de la personne humaine fait partie de l'ordre public, et ce spectacle y porte atteinte par son objet même, quel que soit le consentement de l'intéressé.

Le problème philosophique. La dignité, d'ordinaire invoquée pour protéger la liberté (contre la torture, l'esclavage), est ici invoquée contre la liberté de celui qu'elle protège. Est-elle alors une garantie de la personne, ou une norme qui s'impose à elle ? C'est l'opposition entre dignité-liberté et dignité-contrainte.

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