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management et sciences de gestion (ECT, 1re et 2e années) · Chapitre 12 · Exercice de TD

Financer une jeune entreprise

Choix d'investissement et de financement · niveau 3 (difficile)

Énoncé

La SAS Biloba (entreprise fictive), qui fabrique des cosmétiques solides, a besoin de 300 000 € pour une ligne de production. Sa CAF prévisionnelle est de 90 000 € par an ; ses deux fondatrices détiennent 100 % du capital. Trois solutions :

  • un emprunt bancaire de 300 000 € à 4,5 % sur cinq ans, annuités constantes ;
  • une collecte de 300 000 € en titres de capital sur une plateforme de financement participatif, contre 20 % du capital ;
  • un apport de 100 000 € de proches et un prêt de 200 000 € collecté sur une plateforme de prêt participatif à 7 % sur quatre ans, annuités constantes.
  • Calculer les annuités des deux emprunts et les rapporter à la CAF prévisionnelle.
  • Comparer les trois solutions selon le coût, la structure financière, le contrôle, le risque et l'apport non financier.
  • Vérifier que la deuxième et la troisième solution respectent le plafond du règlement (UE) 2020/1503, puis recommander une solution.

Corrigé

1. Emprunt bancaire :  €, soit 76 % de la CAF. Prêt participatif :  €, soit 66 % de la CAF.

2.

  • Emprunt bancaire : moins cher (4,5 %, intérêts déductibles), pas de dilution ; mais il absorbe les trois quarts de la CAF : la moindre baisse d'activité met Biloba en difficulté, et la banque exigera sans doute des garanties personnelles.
  • Financement participatif en capital : aucune échéance, structure renforcée ; mais les fondatrices cèdent 20 % du capital, donc des droits sur les bénéfices futurs, et l'entrée de nombreux petits associés complique la gouvernance. La collecte a une valeur de test de marché et de communauté, précieuse pour une marque de cosmétiques.
  • Solution mixte : coût de la dette plus élevé (7 %), mais charge annuelle plus légère, pas de dilution si les proches prêtent ou entrent de manière limitée ; elle combine des ressources de confiance et la visibilité d'une plateforme.

3. Les montants levés par une plateforme (300 000 et 200 000 €) sont bien inférieurs au plafond de 5 000 000 € par porteur de projet sur douze mois. Pour une jeune entreprise dont la CAF est encore incertaine, la solution mixte, ou un panachage emprunt bancaire réduit et collecte en capital, limite le risque de défaut ; selon la hiérarchie des financements de Myers, l'ouverture du capital vient en dernier, mais une jeune pousse sans historique n'a souvent pas d'autre choix que d'apporter des fonds propres pour rassurer les prêteurs.

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