management et sciences de gestion (ECT, 1re et 2e années) · Chapitre 14 · Exercice de TD
Manager une équipe internationale
Agir sur le collectif et digitaliser le travail · niveau 2
Énoncé
La société fictive Végéa, fabricant français d'emballages, crée une équipe projet réunissant des ingénieurs de trois filiales. Le chef de projet constate que les ingénieurs de la filiale A attendent des consignes précises et ne contestent jamais une décision en réunion ; ceux de la filiale B débattent ouvertement avec lui et prennent des initiatives sans demander ; ceux de la filiale C réclament des procédures écrites détaillées avant toute action.
- Interpréter ces comportements à l'aide des dimensions de Hofstede.
- Quels risques ces différences font-elles courir au projet ?
- Proposer des pratiques de management adaptées, et préciser la limite de l'approche par les cultures nationales.
Corrigé
1. Filiale A : distance hiérarchique élevée (on ne contredit pas le chef). Filiale B : distance hiérarchique faible et probablement individualisme marqué (initiative, débat). Filiale C : fort contrôle de l'incertitude (besoin de règles écrites).
2. Malentendus (le silence de A pris pour un accord), frustrations (B jugé indiscipliné, C jugé lent), décisions mal comprises ou mal appliquées, retards.
3. Expliciter des règles communes de fonctionnement dès le lancement ; recueillir les avis par écrit ou en petits groupes ; formaliser les décisions et les procédures essentielles ; déléguer davantage à B ; former l'équipe aux différences culturelles. Limite : les dimensions de Hofstede sont des moyennes nationales ; chaque ingénieur est aussi marqué par sa culture professionnelle et sa personnalité, et l'on doit éviter les stéréotypes.
Ce qu'il faut retenir. Le management interculturel ne consiste pas à imposer un style, mais à rendre explicites des attentes implicites.