management et sciences de gestion (ECT, 1re et 2e années) · Chapitre 2 · Exercice de TD
Le portefeuille de LVMH entre 2024 et 2025 (données réelles)
Le potentiel stratégique de l'entreprise · niveau 3 (difficile)
Énoncé
Le communiqué de résultats annuels de LVMH du 27 janvier 2026 donne, en millions d'euros, les ventes et le résultat opérationnel courant (ROC) par groupe d'activités :
| Groupe d'activités | Ventes 2024 | Ventes 2025 | ROC 2024 | ROC 2025 |
|---|---|---|---|---|
| Vins et Spiritueux | 5 862 | 5 358 | 1 356 | 1 016 |
| Mode et Maroquinerie | 41 060 | 37 770 | 15 230 | 13 209 |
| Parfums et Cosmétiques | 8 418 | 8 174 | 671 | 727 |
| Montres et Joaillerie | 10 577 | 10 486 | 1 546 | 1 514 |
| Distribution sélective | 18 262 | 18 348 | 1 385 | 1 780 |
| Autres et éliminations | 504 | 671 | ||
| Total | 84 683 | 80 807 | 19 571 | 17 755 |
- Calculer le taux de marge opérationnelle (ROC / ventes) de chaque groupe en 2024 et en 2025, et celui du total.
- Calculer la part de la Mode et Maroquinerie dans les ventes et dans le ROC en 2025.
- Quels groupes ont amélioré leur marge ? Lesquels l'ont vue se dégrader ?
- Peut-on classer ces groupes dans la matrice du BCG avec ces seules données ? Que peut-on dire de l'équilibre du portefeuille ?
Corrigé
1. Taux de marge 2024 puis 2025 : Vins et Spiritueux 23,1 % puis 19,0 % ; Mode et Maroquinerie 37,1 % puis 35,0 % ; Parfums et Cosmétiques 8,0 % puis 8,9 % ; Montres et Joaillerie 14,6 % puis 14,4 % ; Distribution sélective 7,6 % puis 9,7 % ; total puis .
2. En 2025, la Mode et Maroquinerie représente des ventes et du ROC.
3. Amélioration : Parfums et Cosmétiques (+0,9 point) et surtout Distribution sélective (+2,1 points). Dégradation : Vins et Spiritueux ( points, le communiqué évoquant une plus faible demande pour le cognac), Mode et Maroquinerie ( points) ; Montres et Joaillerie est stable.
4. Non : la matrice du BCG suppose de connaître la croissance de chaque marché et la part de marché relative de LVMH, que ces données ne donnent pas ; les groupes d'activités sont en outre plus larges que des DAS. On peut en revanche observer la structure du portefeuille : une activité très rentable qui fournit les trois quarts du résultat et finance le reste (rôle proche d'une vache à lait par sa contribution, même si son marché n'est pas forcément en faible croissance), et des activités moins rentables mais en progression. La forte concentration du résultat est une force financière et un risque de dépendance : un recul de la mode pèse aussitôt sur tout le groupe, comme en 2025.