La négation d'une implication
Application directe du cours · niveau 2 · mathématiques (PCSI), chapitre 1 — Raisonnement et vocabulaire ensembliste · A. Assertions et connecteurs logiques
Énoncé
Nier une implication. Le cours définit comme l'assertion : il n'y a donc rien à démontrer de ce côté. En partant de cette définition et des lois de De Morgan, établir que :
La seconde équivalence est le principe de contraposition, admis en remarque dans le cours (attention : la négation d'une implication est une conjonction, jamais l'implication « »).
Corrigé
Stratégie : on calcule, on ne raisonne pas. L'implication n'est pas un objet mystérieux : le cours la définit comme . Les deux équivalences demandées sont donc de simples réécritures, obtenues par les lois de De Morgan et la double négation.
1) La négation d'une implication. On part de la définition et on nie :
La loi de De Morgan transforme la négation d'une disjonction en conjonction des négations :
la dernière égalité étant la double négation. D'où
⚠️ Le point délicat est la nature du résultat. La négation d'une implication est une conjonction, pas une implication. Elle affirme deux choses à la fois : que est vraie, et que est fausse. Écrire « » serait une faute grossière, car cette dernière assertion est vraie dès que est fausse, alors que la négation de exige au contraire que soit vraie.
2) La contraposition. On applique la définition aux deux membres. À gauche, vaut . À droite, vaut , c'est-à-dire par double négation. Or la disjonction est commutative : et sont la même assertion. D'où
Contrôle sur un exemple. Prenons l'assertion « si est un multiple de , alors est pair », pour entier. Sa négation est : « il existe un entier qui est multiple de et qui n'est pas pair » — une conjonction, effectivement fausse. Sa contraposée est : « si est impair, alors n'est pas multiple de » — vraie, comme l'assertion de départ. En revanche, l'assertion « si est multiple de , alors n'est pas pair » est fausse : elle n'est donc pas la négation de la première, puisque de deux assertions dont l'une nie l'autre, exactement une est vraie.
Ce que l'exercice installe. Deux automatismes de toute l'année. Pour nier une implication, on n'y touche pas au connecteur : on écrit l'hypothèse vraie et la conclusion fausse. Et pour démontrer une implication, on a désormais deux portes d'entrée équivalentes — c'est le raisonnement par contraposition, qui rend faciles quantité d'énoncés sur les entiers.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.