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Quatre équations dans l'ensemble des parties

Exercice de TD · niveau 2 · mathématiques (PTSI), chapitre 1 — Raisonnement et vocabulaire ensembliste · E. Vocabulaire des ensembles

Énoncé

Soient un ensemble et ; on note la différence symétrique de et . Résoudre dans , d'inconnue , chacune des équations :

a) ; b) ; c) ; d) .

Pour d), on montrera d'abord que si et seulement si appartient à exactement une des deux parties — ou, ce qui revient au même, que —, puis que est associative et que .

Corrigé

La méthode, commune aux quatre équations. Une condition nécessaire sur et , sans laquelle il n'y a aucune solution ; puis l'ensemble de toutes les solutions, avec vérification : une analyse-synthèse dans l'ensemble des parties. On note le complémentaire de dans .

a) .

Condition d'existence. Si est solution, alors . Donc si , il n'y a pas de solution. Supposons désormais .

Analyse. Soit une solution. D'une part . D'autre part, soit : comme et , on a . Donc

Synthèse. Réciproquement, soit tel que . Alors , puisque ; et comme , on a l'égalité. La plus petite solution est , la plus grande est . Contrôle : dans , avec et , les solutions sont et , et elles seules.

b) .

Condition d'existence. Si est solution, . Donc si , pas de solution. Supposons .

Analyse. Soit une solution. Alors . Et si : ou bien , et alors ; ou bien , c'est-à-dire . Donc

Synthèse. Si , alors, par distributivité, , car ; et . Égalité.

c) . Il n'y a rien de neuf à faire : , et l'équation s'écrit . C'est exactement l'équation b), où est remplacé par . La condition devient , c'est-à-dire , et les solutions sont les tels que :

d) . Ici le comportement change du tout au tout : il y a toujours une solution, et elle est unique. Trois étapes préparent la résolution.

Première étape : ce que dit la différence symétrique. Un élément est dans s'il est dans sans être dans , dans s'il est dans sans être dans : il est donc dans si et seulement s'il est dans exactement une des deux parties. Avec les indicatrices : pour , posons et , qui valent ou . Le nombre vaut si , si un seul des deux vaut , et si : il vaut exactement quand est dans une seule des deux parties. Une partie étant déterminée par son indicatrice, on a Le facteur n'est pas un doublon : les éléments de , comptés une fois par et une fois par , doivent être retirés deux fois ; avec un seul retrait, on obtiendrait la réunion.

Deuxième étape : l'associativité. Soit une troisième partie, et notons , , . En appliquant deux fois la formule : Les deux indicatrices sont égales, donc . L'expression, symétrique en , vaut exactement quand est dans une seule ou dans les trois parties : dans un nombre impair d'entre elles.

Troisième étape : l'élément neutre et le symétrique. Avec , la formule donne : . Et comme ne prend que les valeurs et , on a , d'où : chaque partie est sa propre « opposée », .

La résolution. Si est solution, on « compose » l'équation par et l'on utilise les trois étapes : Réciproquement, . D'où Contrôle : avec , et , la solution est , et en effet .

Ce que la comparaison révèle. Les trois premières équations ont pour solutions un « intervalle » de , parfois vide : la réunion et l'intersection perdent de l'information et ne se défont pas. La quatrième a une solution unique parce que la différence symétrique se comporte comme une addition où chaque partie est sa propre opposée.

Ce que l'exercice installe. La forme de toute résolution — condition d'existence, ensemble complet des solutions, vérification —, et l'usage des indicatrices, qui changent une identité entre parties en un calcul sur des et des . En probabilités, l'indicatrice d'un événement est une variable de Bernoulli, d'espérance : l'espérance de la formule établie ici donnera la probabilité que exactement un des deux événements se réalise, .

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