Trois assertions ensemblistes, quantifiées puis niées
Application directe du cours · niveau 3 (difficile) · mathématiques (PTSI), chapitre 1 — Raisonnement et vocabulaire ensembliste · B. Quantificateurs et négations
Énoncé
Soient et deux parties d'un ensemble . Écrire avec des quantificateurs , , , puis nier chacune de ces trois assertions.
Corrigé
Stratégie : traduire d'abord, nier ensuite — jamais l'inverse. On écrit chaque assertion avec des quantificateurs et un connecteur, puis on applique mécaniquement les deux règles du cours : la négation échange et en descendant le long de la formule, et n'agit sur la propriété qu'une fois arrivée au bout.
a) L'inclusion. Dire , c'est dire que tout élément de est dans :
Pour la nier, le devient et l'on nie l'implication — qui, on le sait, se nie en une conjonction :
En clair : n'est pas inclus dans lorsqu'un élément au moins est dans sans être dans . C'est un unique témoin qu'il faut exhiber.
b) L'égalité. Deux ensembles sont égaux quand ils ont les mêmes éléments :
L'équivalence est la conjonction de deux implications, donc sa négation est la disjonction des deux négations :
⚠️ Le point délicat est ici. On est tenté d'écrire , ce qui ne veut rien dire de correct. La négation d'une équivalence n'est pas une équivalence : c'est « l'un des deux sans l'autre », un ou exclusif. Autrement dit, signifie qu'il existe un élément dans exactement l'un des deux ensembles.
c) La disjonction des ensembles. Dire , c'est dire qu'aucun élément n'est dans les deux :
ce qui s'écrit aussi . La négation échange le quantificateur, et De Morgan transforme la disjonction en conjonction :
Contrôle sur un exemple. Prenons , et . L'élément est dans et pas dans : la formule du a) est satisfaite, n'est pas inclus dans . Ce même élément fait de et des ensembles distincts par la formule du b). Enfin l'élément est dans les deux : , conformément à c). Les trois négations désignent chacune un témoin, et l'on peut le nommer.
Ce que l'exercice installe. Toute la théorie des ensembles est de la logique déguisée : l'inclusion est un , la non-inclusion un . Cela change la façon de rédiger : pour démontrer une inclusion on commence par « soit », pour la réfuter on produit un élément et un seul.
Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre
Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.