Soit X ∼ U({-1, 0, 1}) et Y = X². Montrer que Cov(X, Y) = 0 alors que…
Exercice classique · niveau 2 · mathématiques MPSI, chapitre 19 — Probabilités sur un univers fini · D. Espérance, variance, covariance
Énoncé
Soit et . Montrer que alors que et ne sont pas indépendantes.
Conclusion : décorrélées indépendantes.
Corrigé
Stratégie : un contre-exemple minimal. Trois valeurs suffisent à séparer deux notions qu'on confond volontiers.
1) Les lois. prend les valeurs avec probabilité chacune. Comme : La loi conjointe tient en trois cases : (toutes les autres cases sont nulles).
2) La covariance est nulle. Par symétrie de la loi de , et, par le théorème de transfert, D'où Les variables et sont donc décorrélées.
3) Elles ne sont pourtant pas indépendantes. Il suffit d'exhiber une case en défaut : tandis que Un second témoin : alors que .
⚠️ Le point délicat, et il est spectaculaire : est une FONCTION de . La dépendance est totale, déterministe — connaître , c'est connaître — et la covariance ne la voit pas. La raison : la covariance ne mesure que la dépendance affine. Ici le lien est quadratique, donc pair, et les contributions de et se compensent exactement. Changer la loi de pour la rendre non symétrique ferait aussitôt réapparaître une covariance non nulle.
⚠️ L'implication réciproque, elle, est vraie : si et sont indépendantes, alors , donc . On a donc une implication strictement plus faible dans un sens.
Contrôle. Vérification directe sur la table conjointe : ✓ ; ✓ ; ✓. Et la somme des trois cases vaut : la loi conjointe est bien une loi ✓.
Ce que l'exercice installe : pour établir une indépendance, il faut la loi conjointe — la covariance ne suffira jamais. Pour établir une non-indépendance, une seule case en défaut suffit. Et le coefficient de corrélation du n° 13 ne mesurera, lui aussi, que l'alignement affine.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.