Indépendance deux à deux, mais pas mutuelle (notion du supérieur)
Exercice supplémentaire · niveau 3 (difficile) · mathématiques (première), chapitre 10 — Probabilités conditionnelles et indépendance · Paradoxes et pièges du conditionnement
Énoncé
Indépendance deux à deux, mais pas mutuelle (notion du supérieur). On lance deux pièces équilibrées. Soit : « la première donne pile », : « la seconde donne pile », : « les deux résultats sont identiques ». Montrer que , et sont deux à deux indépendants, mais que .
Corrigé
L'univers compte quatre issues équiprobables : , , , , chacune de probabilité .
Les trois probabilités simples.
Indépendance deux à deux. Chacune des trois intersections se réduit à la seule issue :
Les trois égalités , et sont donc vérifiées : les événements sont bien deux à deux indépendants.
Mais pas mutuellement. aussi, donc
Pourquoi c'est instructif : deux quelconques de ces trois événements n'apprennent rien l'un sur l'autre, mais deux d'entre eux ensemble déterminent le troisième — si la première donne pile et la seconde aussi, alors les résultats sont évidemment identiques. L'indépendance deux à deux ne suffit donc pas à garantir l'indépendance de la famille.
Prolongement : en études supérieures, on définit l'indépendance mutuelle en exigeant pour toutes les sous-familles — l'exemple ci-dessus montre qu'aucune de ces conditions n'est superflue.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.