La suspension de ta voiture : ni trop molle, ni trop dure
Exercice · niveau 2 · mécanique (MPSI), chapitre 4 — Oscillateurs mécaniques
Énoncé
Une roue de voiture, avec sa masse suspendue , repose sur un ressort de raideur . Un amortisseur hydraulique freine le mouvement vertical. En passant sur une bosse, la roue est écartée de sa position d'équilibre : on veut qu'elle revienne le plus vite possible à l'équilibre, sans rebondir.
- Qualitativement, que ressentent les passagers si l'amortisseur est usé (suspension « molle ») ? Et si l'amortisseur est trop dur (presque bloqué) ?
- L'écart vertical obéit à , avec . Calculer et la fréquence propre .
- On règle l'amortisseur au régime critique : retour le plus rapide sans oscillation. Déterminer le coefficient défini par , puis le temps caractéristique .
- Un constructeur règle en réalité (légèrement sous-amorti) pour un meilleur compromis confort/tenue de route. Combien d'oscillations visibles subsistent ? Commenter.
Corrigé
1. Amortisseur usé ( grand) : la voiture rebondit plusieurs fois après chaque bosse, elle « flotte » — tenue de route et confort dégradés. Amortisseur trop dur ( très petit) : chaque irrégularité de la route est transmise directement à l'habitacle — secousses sèches.
2. , d'où
3. En identifiant , le régime critique donne , soit :
Le retour à l'équilibre prend quelques , soit environ : rapide et sans rebond.
4. Pour , le régime est légèrement pseudo-périodique : . L'amplitude est divisée par en , comparable à une seule pseudo-période : on observe au plus un seul léger sursaut avant le retour à l'équilibre. Le compromis est trouvé.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.