La toupie et le vélo : l'art de ne pas tomber
Exercice · niveau 2 · mécanique (MPSI), chapitre 6 — Moment cinétique
Énoncé
Un enfant lance une toupie : tant qu'elle tourne vite, elle reste dressée ; dès qu'elle ralentit, elle vacille et tombe. Même mystère à vélo : à l'arrêt on tombe, mais lancé à le vélo tient presque tout seul. Le responsable est le moment cinétique, qui « s'accroche » à sa direction. On modélise une roue par un anneau de masse et de rayon , tournant à tr/min, de moment d'inertie .
- Expliquer qualitativement pourquoi un solide qui tourne vite « résiste » au basculement : que faudrait-il faire à son moment cinétique pour le faire basculer ?
- Convertir en vitesse angulaire (), puis calculer .
- En déduire l'ordre de grandeur de . Direction ?
- À l'arrêt (), que vaut ? Conclure sur la différence vélo lancé / vélo immobile.
Corrigé
1. Le moment cinétique est un vecteur porté par l'axe de rotation. Faire basculer la roue, c'est changer la direction de . Or modifier un vecteur exige un moment de force () : plus est grand, plus il faut un moment important pour le réorienter. La roue résiste d'autant mieux qu'elle tourne vite — c'est l'analogue de l'inertie pour la rotation.
2. . .
3. . est porté par l'axe de la roue (horizontal, perpendiculaire au plan de la roue), sens donné par la règle de la main droite.
4. À l'arrêt, donc : plus aucun moment cinétique à « protéger », la moindre perturbation fait tomber le vélo. Lancé, est important et sa direction stable : il faut un moment notable pour le réorienter, ce qui stabilise le vélo (le cycliste corrige en plus par la direction).
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.