philosophie (terminale) · Chapitre 14 · Exercice d'entraînement
Nous ne vivons jamais (Pascal)
Le temps · Mémoire, projet et finitude · niveau 2
Énoncé
Nous ne vivons jamais (Pascal). Lire le texte puis répondre aux questions.
Extrait. « Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé, pour l'arrêter comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres et ne pensons point au seul qui nous appartient [...]. Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. » (Pascal, Pensées, publiées en 1670, domaine public.)
- Dégager la thèse du texte.
- Expliquer les deux attitudes décrites dans la deuxième phrase : pourquoi l'avenir est-il jugé « trop lent » et le passé « trop prompt » ?
- Expliquer la phrase : « Le présent n'est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. »
- Pourquoi est-il « inévitable » que nous ne soyons jamais heureux ? Confronter cette analyse à la sagesse stoïcienne du présent.
Un exercice à chercher : son corrigé n'est pas publié. Sur Adloun, le tuteur guide par questions, sans donner la réponse.