portugais (terminale) · Chapitre 5 · Exercice de TD
Compréhension de l'écrit (format bac). Lisez cette chronique, puis…
Léxico, estilo e retórica
Énoncé
Compréhension de l'écrit (format bac). Lisez cette chronique, puis répondez en français.
Dizem os números — e convém lembrar que os números raramente mentem — que os jovens portugueses leem cada vez menos livros e cada vez mais ecrãs. Perante esta constatação, há quem tire conclusões apressadas: a leitura estaria, alegadamente, condenada. A meu ver, tudo indica o contrário. Nunca se escreveu nem se leu tanto como hoje: mensagens, legendas, comentários — um oceano de palavras. A questão, pão pão queijo queijo, é outra: o que se lê e como se lê. Não será tempo de a escola deixar de correr atrás do inimigo errado? O livro e o ecrã não são adversários: são as duas margens do mesmo rio.
- Quelle thèse « pressée » le chroniqueur rejette-t-il, et quel mot signale la distance ?
- Quelle est sa propre thèse ? Citez la tournure d'opinion nuancée qui l'introduit.
- Relevez l'idiomatisme du texte et expliquez son effet dans une chronique.
- Relevez la question rhétorique et la métaphore finale ; que construisent-elles ensemble ?
- Relevez deux passives pronominales et traduisez-les.
Corrigé
- La thèse selon laquelle la lecture serait condamnée ; le mot distanciateur est alegadamente (« prétendument »), renforcé par le condicional journalistique estaria condenada (l'information non assumée).
- Les jeunes n'ont jamais autant lu ni écrit — simplement autrement ; la tournure d'opinion : A meu ver, tudo indica o contrário (« à mon sens, tout indique le contraire »), gamme académique du chapitre.
- pão pão queijo queijo (« parlons franchement ») : l'idiomatisme familier au milieu d'une argumentation soutenue crée une complicité avec le lecteur — l'effet de style propre à la crónica, genre à mi-chemin entre l'essai et la conversation.
- La question rhétorique Não será tempo de a escola deixar de correr atrás do inimigo errado? implique le lecteur ; la métaphore finale as duas margens do mesmo rio (« les deux rives du même fleuve ») résout l'antithèse livre/écran : ensemble, elles forment la chute — interpellation puis image réconciliatrice.
- Nunca se escreveu nem se leu tanto — « on n'a jamais autant écrit ni lu » ; o que se lê e como se lê — « ce qu'on lit et comment on le lit » (passiva pronominal, Première).
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