thermodynamique et machines thermiques (PT) · Chapitre 3 · Exercice de TD
Les courbes des quatre diagrammes dans les deux limites, et ce qu'en pense l'eau réelle
Diagrammes d'état des fluides réels purs · D. Les diagrammes entropique, de Mollier et des frigoristes · niveau 3 (difficile)
Énoncé
Fonctions d'état fournies. Gaz parfait de capacités thermiques massiques constantes et , avec et : ; (origine des enthalpies prise à ) ; . Liquide incompressible et indilatable de volume massique et de capacité thermique massique : ; ; . Valeurs pour l'eau : vapeur, (valeur moyenne de la vapeur peu dense entre et ), ; liquide, , .
Extrait des tables de l'eau ( est le facteur de compressibilité, égal à pour un gaz parfait) :
| état | () | () | |
|---|---|---|---|
| vapeur, , | |||
| vapeur, , | |||
| vapeur, , | |||
| vapeur, , | |||
| liquide, , | |||
| liquide, , | |||
| liquide, , | |||
| liquide, , |
La vapeur saturante sous est à ; comprimée de façon isentropique jusqu'à , elle atteint (table).
1) Limite du gaz parfait. Établir l'équation des isothermes, isobares, isentropiques et isenthalpiques dans chacun des diagrammes , , et . Quelles familles se confondent ?
2) Limite du liquide incompressible et indilatable. Même travail. Quelles familles se confondent ? Que devient une isobare dans le diagramme ?
3) Ce qu'en pense la vapeur. Le long de l'isotherme , de à , comparer et aux prévisions du gaz parfait. Même question à , près de la cloche. Quelle allure ont les isothermes réelles de la vapeur dans le diagramme ?
4) Ce qu'en pense le liquide. Le long de l'isotherme , de à , comparer et aux prévisions du modèle. Estimer, à partir de la table, l'échauffement de l'eau comprimée de façon isentropique de à à partir de . Les isobares et du liquide se distinguent-elles sur un diagramme ?
5) Comparer les pentes des isobares du liquide et de la vapeur dans le diagramme , puis les pentes dans le diagramme .
6) Près de la cloche. Prévoir, dans la limite du gaz parfait, la température atteinte par la vapeur saturante sous comprimée de façon isentropique jusqu'à , et comparer à la table. Quelle valeur de faudrait-il prendre pour retrouver la table ?
Corrigé
1) Gaz parfait. Comme ne dépend que de , isothermes et isenthalpes sont confondues. Diagramme : isotherme , une hyperbole ; isobare, une horizontale ; isentrope : en reportant dans , , donc constante équivaut à , plus raide que l'isotherme (). Diagramme : isotherme et isenthalpe horizontales ; isobare : , soit , une exponentielle croissante, et les isobares se déduisent les unes des autres par la translation horizontale ; isentrope verticale. Diagramme : étant proportionnelle à , il se déduit du précédent par affinité verticale : isotherme et isenthalpe horizontales, isobare , isentrope verticale. Diagramme : isotherme et isenthalpe verticales ( fixée) ; isobare horizontale ; isentrope : avec , soit une courbe montante, d'autant plus raide que est grand.
2) Liquide incompressible et indilatable. Comme ne dépend que de , isothermes et isentropes sont confondues. Diagramme : tout le liquide est sur la verticale ; une isotherme (ou une isentrope, ou une isenthalpe) est cette verticale, parcourue quand varie ; une isobare s'y réduit à un point. Diagramme : une isotherme est un point ( fixée par ) ; une isobare est la courbe , qui ne dépend pas de : toutes les isobares du liquide sont confondues, et, comme le liquide saturant en fait partie, elles suivent la courbe d'ébullition aux températures où le modèle vaut. Une isenthalpe, , est un ensemble de points de cette même courbe. Diagramme : une isotherme est le segment vertical , croissant avec ; une isobare est l'exponentielle : les isobares sont translatées verticalement de ; une isenthalpe est horizontale. Diagramme : isobare horizontale, isenthalpe verticale, isotherme : à fixée, , soit pour : une courbe presque verticale, légèrement inclinée vers les grands quand augmente.
En résumé, pour le gaz parfait :
| diagramme | isotherme et isenthalpe | isobare | isentrope |
|---|---|---|---|
| hyperbole | horizontale | ||
| horizontale | verticale | ||
| horizontale | verticale | ||
| verticale | horizontale |
et pour le liquide incompressible et indilatable :
| diagramme | isotherme et isentrope | isobare | isenthalpe |
|---|---|---|---|
| verticale | un point | verticale | |
| un point | (a) | sur cette courbe | |
| segment vertical | translatée de (b) | horizontale | |
| quasi verticale | horizontale | verticale |
(a) la même courbe pour toutes les pressions ; (b) exponentielle .
3) La vapeur. À , de à : , de , quand le modèle prévoit ; , contre : d'écart. reste à de l'unité. À , près de la cloche () : et à , d'écart au gaz parfait. Dans le diagramme , les isothermes réelles sont verticales sous faible pression et s'infléchissent vers les petits quand la pression monte, jusqu'à la courbe de rosée : la limite du gaz parfait est celle des faibles pressions et des fortes surchauffes.
4) Le liquide. À , de à : contre , d'écart sur un effet déjà petit ; contre . Pour l'échauffement isentropique : à , il faut remonter l'entropie de en chauffant, soit, avec à pression fixée, . Une pompe ne chauffe pas l'eau : la compression isentropique d'un liquide est pratiquement isotherme, ce que dit le modèle. À , sous et sous : un écart de sur un axe gradué jusqu'à . Les deux isobares sont confondues à l'œil, et confondues avec la courbe d'ébullition
5) Pentes des isobares. À pression fixée, pour tout fluide, et (gaz parfait) ou (liquide). Dans le diagramme : pour la vapeur, pour le liquide. Comme est deux fois plus grand que , à température égale, les isobares de la vapeur sont deux fois plus raides que celles du liquide, ce qu'on voit sur la figure. Dans le diagramme , en revanche, quel que soit le fluide : la pente d'une isobare est la température absolue, la même pour le liquide, le palier et la vapeur au point où ils se raccordent. Une isobare du Mollier n'a pas de point anguleux sur la cloche, et le palier y est une droite de pente .
6) Près de la cloche. L'isentrope du gaz parfait s'écrit , d'où, avec , contre dans la table : d'écart sur d'échauffement, . La valeur de qui retrouve la table est , dans la fourchette des valeurs de la vapeur peu dense. Même en partant de la courbe de rosée, l'isentrope de la vapeur sous quelques bars est bien décrite par le gaz parfait : la compression éloigne le point de la cloche. Le résultat est en revanche sensible à (un écart de sur déplace d'environ ) : pour une grandeur précise, on lit la table.
Ce que l'exercice installe. Établir l'équation des quatre familles de courbes dans les quatre diagrammes à partir des fonctions d'état fournies : pour le gaz parfait, isotherme et isenthalpe se confondent ; pour le liquide, isotherme et isentrope se confondent, et toutes les isobares se confondent en . Puis juger chaque limite sur la table : la vapeur d'eau est un gaz parfait sous faible pression et loin de la cloche ( proche de ), le liquide est incompressible et indilatable à près en et en . En , la pente d'une isobare est , pour tout fluide.
100 % gratuit
La suite du chapitre est sur Adloun
- 16 autres exercices corrigés dans ce chapitre, et 12 à chercher avec le tuteur
- Les 2 QCM du chapitre, le premier sans compte
- Le podcast et la vidéo du chapitre : 2 minutes d'écoute sans compte
- Le tuteur, qui guide pas à pas sans donner la réponse
Sans compte : le cours, le premier QCM et 2 minutes de podcast et de vidéo. Exercices et tuteur : inscription gratuite en 30 secondes, sans carte bancaire.