Adloun

thermodynamique (PTSI) · Chapitre 7 · Exercice de TD

Chauffer une maison par pompe à chaleur

Machines thermiques · C. Rendement, efficacité et théorème de Carnot · niveau 2

Énoncé

Une maison est maintenue à . Ses pertes thermiques vers l'extérieur, à la température , sont proportionnelles à l'écart de température : on admet qu'elles valent , avec . On chauffe par une pompe à chaleur fonctionnant entre la maison et l'air extérieur.

  1. Montrer que, pour une même machine décrivant un même cycle, , et l'interpréter. Pourquoi l'efficacité d'une pompe à chaleur est-elle toujours supérieure à ?
  2. Exprimer la puissance électrique minimale à fournir à la pompe à chaleur en régime permanent, en fonction de , et . Commenter sa dépendance en .
  3. Calculer les pertes, l'efficacité de Carnot et pour , puis pour . Comparer au radiateur électrique.
  4. Une pompe à chaleur air-eau réelle a une efficacité de l'ordre de . Quelle puissance électrique consomme-t-elle pour ? Pourquoi est-elle si loin de l'efficacité de Carnot ? On pourra considérer que le fluide doit céder sa chaleur à l'eau des radiateurs, vers .
  5. Avec et , puis avec et , calculer l'efficacité maximale. Que montre la comparaison ?

Corrigé

Le système. Le fluide de la pompe, fermé, sur un nombre entier de cycles, entre la maison (, source chaude) et l'air extérieur () ; pour le régime permanent, la maison elle-même.

1) La relation entre les efficacités. Sur un cycle, . Pour la même machine, La chaleur livrée à la maison est la chaleur prise dehors plus le travail consommé, qui finit lui aussi en chaleur côté chaud. Comme pour un récepteur (), : une pompe à chaleur fait toujours au moins aussi bien qu'un radiateur électrique, qui convertit électrique en de chaleur. La pompe à chaleur déplace de l'énergie, elle n'en fabrique pas.

2) La puissance minimale. En régime permanent, la maison reçoit autant qu'elle perd : la puissance thermique livrée par la pompe vaut . Par le théorème de Carnot appliqué au récepteur, , donc Homogénéité : des fois des divisés par des kelvins, ce sont des watts. La dépendance est quadratique en l'écart : quand il fait plus froid, la maison perd davantage et chaque watt est plus cher à pomper, puisque l'efficacité de Carnot baisse. Les deux effets se multiplient.

3) Applications numériques.

  • : pertes ; ; .
  • : pertes ; ; .

L'écart est multiplié par , la puissance minimale par . Un radiateur consommerait puis : c'est pourquoi une pompe à chaleur « peine » par grand froid.

4) La machine réelle. Avec et , : quatre fois , mais trois fois et demie moins qu'un radiateur électrique. L'écart à Carnot vient d'abord des échangeurs : pour céder sa chaleur, le fluide doit être plus chaud que l'eau des radiateurs, donc au-dessus de , et pour en prendre dehors, plus froid que l'air, donc en dessous de . Les températures qui comptent pour le fluide sont celles-là, et l'efficacité de Carnot correspondante tombe à . Frottements et détente brutale font le reste : l'efficacité réelle est environ la moitié de cette borne. D'où l'intérêt des émetteurs à basse température (plancher chauffant).

5) Deux paires de sources. Avec et , ; avec et , . Ce qui commande l'efficacité maximale est l'écart de température : un écart de au lieu de fait gagner près d'un tiers.

Ce que l'exercice installe. Choisir la bonne efficacité (le transfert utile au numérateur), relier efficacité et rendement par le premier principe, et combiner le théorème de Carnot avec un bilan de régime permanent. Ordre de grandeur réel : à .

100 % gratuit

La suite du chapitre est sur Adloun

Exercice suivant et tuteur

Sans compte : le cours, le premier QCM et 2 minutes de podcast et de vidéo. Exercices et tuteur : inscription gratuite en 30 secondes, sans carte bancaire.

Le cours du chapitre · Tous les exercices du chapitre

Exercice suivant et tuteur →