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traitement du signal (MP) · Chapitre 1 · Exercice de TD

Problème : convertir une MLI en tension continue, le passe-bas moyenneur et intégrateur

Signaux périodiques et filtrage linéaire · C. Action d'un filtre sur un signal périodique · niveau 3 (difficile)

Énoncé

Une carte à microcontrôleur sans convertisseur numérique-analogique doit produire une tension de consigne réglable. On emploie une sortie en modulation de largeur d'impulsion (MLI) : vaut pendant et pendant , , rapport cyclique ( entier de à ). On filtre par une cellule , , , , ; est la tension de sortie. Un quantum vaut . On rappelle la formule de Parseval.

1) Spectre de la MLI. L'origine des temps au milieu d'une impulsion, montrer que . Vérifier Parseval (on donne pour ). Premières amplitudes pour , , ; rangs absents ? Cas limite .

2) Le moyenneur. Montrer que la moyenne de en régime établi vaut exactement , quel que soit ; le retrouver en temporel. Que devient la carte ?

3) L'intégrateur. Calculer . Montrer que toutes les raies sont en régime et que . En déduire la forme de l'ondulation et sa crête à crête ; valeurs pour , , . Contrôle par le seul fondamental. Erreur commise en remplaçant par ? Pourquoi la composante continue n'est-elle pas intégrée ?

4) Le cahier des charges. Ondulation inférieure à un quantum pour tout : minimal ? Temps pour rejoindre la consigne à un demi-quantum près après un échelon de à (réponse indicielle ) ? Montrer que « ondulation maximale × temps de réponse » ne dépend que de . Et avec une MLI à ?

5) Le second ordre. Deux cellules séparées par un étage tampon de gain (sa constitution est hors sujet) : , réponse indicielle . Choisir pour que l'ondulation du fondamental reste sous un quantum à . Temps de réponse ? Comparer.

6) Cas limites. Pour (), que vaut ? L'ondulation exacte (donnée) est , , : la comparer, à , à celle de l'intégrateur ; idem pour . Pourquoi une diode électroluminescente commandée en MLI se passe-t-elle de filtre ? Énoncer le résultat établi.

Corrigé

La stratégie. On sépare la composante continue, multipliée par , des raies , multipliées par . Le filtre a deux rôles distincts, transmettre la moyenne et intégrer la partie variable, et les deux conditions ne sont pas de même nature.

1) Le spectre. Le signal centré est pair, sans sinus ; il vaut pour : Parseval : , et . Amplitudes : , le créneau, rangs impairs, , ; : , , , rangs multiples de absents (). Cas limite : tant que , un peigne de raies presque égales jusqu'au rang ( : ; ; ; ). Impulsion brève, spectre large.

2) Le moyenneur. La composante continue est multipliée par : en régime établi, exactement, quel que soit . En temporel : la tension du condensateur reprend la même valeur à chaque période, donc , et . La carte devient un convertisseur numérique-analogique linéaire en , de pas . Un filtre de gain en continu qui élimine le reste est un moyenneur ; reste à voir ce qu'il laisse de la partie variable.

3) L'intégrateur. , . Toute raie est à , en régime : une intégration divisée par . La condition ne porte que sur le fondamental, les autres raies étant plus loin encore de la coupure. D'où Pendant l'impulsion, : croît de pente pendant ; ensuite, pente pendant . Ondulation triangulaire, de crête à crête maximale en : ( pour , pour ).

Contrôle. À , le fondamental seul ressort avec l'amplitude , soit crête à crête ; , le rapport d'un triangle à son fondamental. Validité. Remplacer par () fausse l'amplitude de et la phase de . La composante continue n'est pas intégrée : la raie de fréquence nulle n'est pas « au-dessus » de la coupure, elle passe avec ; intégrer donnerait une rampe sans fin. Le passe-bas est intégrateur pour la partie variable, moyenneur pour la composante continue.

4) Le cahier des charges. Après un échelon de à , l'écart passe sous en . Le produit ne dépend que de : avec un premier ordre, ondulation et rapidité s'échangent, et seule la fréquence de la MLI desserre l'étau. À : , , 128 fois plus rapide.

5) Le second ordre. Au-dessus de la coupure, ( par décade). Ondulation du fondamental : Toutes raies comprises, l'ondulation vaut . Réponse : pour , 16 fois plus rapide. La pente plus forte sépare mieux la raie continue, gardée, du fondamental, rejeté.

6) Cas limites. Pour , toujours ( ne dépend pas de ). Mais la sortie est faite d'arcs d'exponentielles : à , et , quand l'intégrateur annoncerait , plus que : absurde, le régime intégrateur est perdu dès que le fondamental est à la coupure. À : contre , d'écart. Enfin, l'œil est un passe-bas de temps de réponse de quelques dizaines de millisecondes : devant une MLI à quelques centaines de hertz, il perçoit la moyenne, proportionnelle à — un moyenneur naturel.

Le résultat obtenu — le comportement intégrateur et moyenneur d'un passe-bas du premier ordre. Un passe-bas du premier ordre de gain statique transmet exactement la composante continue d'un signal périodique, (moyenneur) ; si sa fréquence de coupure est très inférieure à la fréquence du signal — condition qui porte sur le seul fondamental, toutes les autres raies étant plus haut —, il intègre la partie variable : . Une MLI de rapport cyclique filtrée par une cellule donne la tension continue portant une ondulation triangulaire de crête à crête .

Ce que le problème installe. Séparer la raie continue (gain ) des raies variables (gains ) : le passe-bas est moyenneur par la première, intégrateur par les secondes. L'intégrateur demande le fondamental, le dérivateur le dernier harmonique : les deux conditions ne sont pas symétriques. Et un compromis chiffré, ondulation contre temps de réponse, que seules la fréquence de découpage et la pente du filtre desserrent.

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