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Prononciation et orthographe

Cours complet · allemand (seconde), chapitre 4 · seconde générale, langue vivante

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4.1 Introduction : une langue qui se lit assez régulièrement

Contrairement à ce qu'on imagine parfois, l'allemand est une langue à l'orthographe très régulière. Une fois quelques règles apprises, on peut lire à voix haute un mot inconnu et le prononcer presque toujours correctement, ou entendre un mot et deviner comment il s'écrit. C'est un grand avantage par rapport à l'anglais, où une même lettre se lit de dix façons.

Ce chapitre présente d'abord les voyelles (longues ou brèves), les trémas ä ö ü et les diphtongues, puis les consonnes qui réservent des surprises à un francophone (le fameux ch, le sch, les groupes sp- et st-, les lettres z, w, v…). Il aborde ensuite deux phénomènes typiquement allemands : le durcissement final des consonnes et la règle du ß contre ss. Il se termine par l'accent de mot et par la règle orthographique la plus visible de l'allemand : la majuscule à tous les noms.

Les explications sont en français ; les exemples sont en allemand. L'allemand décrit ici est l'allemand standard (Hochdeutsch), avec quelques mentions des variantes d'Autriche et de Suisse (l'espace D-A-CH : Deutschland, Österreich, die Schweiz). Quand nous transcrivons un son, nous employons une approximation simple entre crochets : ce n'est pas de la phonétique savante, seulement une aide pour « entendre » le mot.

Important

Une mise en garde avant de commencer : l'allemand distingue soigneusement les voyelles longues et les voyelles brèves, et cette différence change souvent le mot. On note ici une voyelle longue par un allongement, par exemple [aa] pour un a tenu, et une voyelle brève par une seule lettre, [a]. Habituez votre oreille à cette opposition dès maintenant : c'est l'une des clés de la prononciation allemande.

4.2 Les voyelles : longues ou brèves

Définition 4.1Voyelles longues et voyelles brèves

Chaque voyelle allemande peut être prononcée longue (tenue) ou brève (rapide). Deux indices écrits aident à reconnaître une voyelle longue :

  • un h muet qui suit la voyelle (le h ne se prononce pas, il ne fait qu'allonger) : die Bahn (le train, la voie) [baan], wohnen (habiter), ihn (le, lui), das Jahr (l'année) ;
  • une voyelle doublée : der See (le lac) [zéé], das Meer (la mer), das Boot (le bateau), das Haar (le cheveu).

La voyelle est en général brève quand elle est suivie de plusieurs consonnes : der Mann (l'homme) [man], schnell (vite), die Stadt (la ville), kommen (venir).

Important

La longueur de la voyelle peut à elle seule distinguer deux mots. Comparez :

  • der Staat (l'État) [chtaat], voyelle longue die Stadt (la ville) [chtat], voyelle brève ;
  • ihn (le, lui), long in (dans), bref ;
  • der Weg (le chemin), e long weg (parti, au loin), e bref.

Prononcer trop court ou trop long peut donc faire dire autre chose : soignez la durée.

Exemple 4.2Longues et brèves à l'œuvre

Lisez à voix haute en tenant bien les voyelles marquées : die Bahn [baan], der See [zéé], das Meer [méér], gut (bon) [goute], das Boot [boote]. Puis coupez court sur : der Mann [man], die Stadt [chtat], schnell [chnel], kommen [komen]. On entend nettement la différence de durée.

4.3 Les trémas : ä, ö, ü

Définition 4.3Les voyelles infléchies ä, ö, ü (Umlaut)

Le tréma (der Umlaut, « l'inflexion ») transforme trois voyelles. Ce sont de vraies lettres, à écrire avec leurs deux points :

  • ä se prononce à peu près comme le è français ouvert : der Käse (le fromage) [kèézeu], die Bäckerei (la boulangerie), spät (tard) ;
  • ö se prononce comme le eu français de peur / feu : schön (beau) [cheun], können (pouvoir), hören (entendre), Köln (Cologne) ;
  • ü se prononce comme le u français de lune : über (au-dessus, sur) [uuber], die Tür (la porte), früh (tôt), grün (vert), München (Munich).

Comme les autres voyelles, ä, ö, ü peuvent être longues ou brèves.

Important

Le tréma n'est pas décoratif : il joue un rôle grammatical très fréquent. Beaucoup de mots prennent un tréma au pluriel ou au comparatif :

  • pluriels : der Vater (le père) die Väter (les pères) ; die Mutter die Mütter ; das Buch (le livre) die Bücher ; die Stadt die Städte ;
  • comparatifs : alt (vieux) älter (plus vieux) ; groß (grand) größer ; jung (jeune) jünger ; oft (souvent) öfter.

Oublier le tréma, c'est donc parfois écrire un singulier à la place d'un pluriel. Si l'on ne peut pas taper le tréma (vieux clavier), on écrit ae, oe, ue — mais le tréma reste la forme correcte.

4.4 Les diphtongues

Définition 4.4Les trois diphtongues principales

Une diphtongue est la fusion de deux voyelles en une seule syllabe. L'allemand en a trois très courantes :

  • ei (et sa variante ai) se prononce [aï], comme le français ail : ein (un) [aïn], mein (mon), die Zeit (le temps), weiß (blanc / je sais), der Mai (le mois de mai) ;
  • au se prononce [aou], en glissant du a vers le ou : das Haus (la maison) [haouss], blau (bleu), die Frau (la femme), laufen (courir) ;
  • eu et äu se prononcent tous deux [oï], comme le français œil sans le l : neu (nouveau) [noï], heute (aujourd'hui), das Feuer (le feu), die Häuser (les maisons), die Bäume (les arbres).
Important

Attention au piège du francophone : le groupe ei ne se lit jamais [é], mais toujours [aï]. Ne confondez pas :

  • ei [aï] : drei (trois) [draï], nein (non) [naïn] ;
  • ie [ii] (voyelle longue, pas une diphtongue) : sie (elle, ils) [zii], die (la), vier (quatre) [fiir], lieben (aimer) [liiben].

Retenez : ei se dit [aï], ie se dit [ii]. C'est une source d'erreur constante.

Exemple 4.5Distinguer ei et ie

Lisez la paire : die Reise (le voyage) [raïzeu] contre das Riesenrad (la grande roue) [riizen…]. Puis : weiß (blanc) [vaïss] contre wie (comment) [vii]. L'un ouvre vers [aï], l'autre file vers [ii].

4.5 Les consonnes remarquables

La plupart des consonnes allemandes ressemblent aux françaises. Quelques-unes, en revanche, sont de vrais pièges. Voici les principales.

4.5.1 Le ch : deux sons possibles

Définition 4.6La lettre ch

Le groupe ch n'existe pas tel quel en français ; il se prononce de deux façons selon la lettre qui précède :

  • après i, e, ä, ö, ü et après une consonne, c'est un ch doux [ç], un souffle léger produit vers l'avant du palais (comme si l'on chuchotait un h très mouillé) : ich (je) [iç], die Milch (le lait) [milç], das Mädchen (la jeune fille), echt (vrai), die Kirche (l'église) ;
  • après a, o, u, au, c'est un ch dur [x], un raclement venu du fond de la gorge (comme la jota espagnole de Bach) : das Buch (le livre) [boux], die Nacht (la nuit) [naxt], machen (faire) [maxen], auch (aussi) [aoux].
Important

Astuce mnémotechnique : le ch est dur [x] après les voyelles « sombres » a, o, u (et au) ; il est doux [ç] partout ailleurs. Comparez le singulier et le pluriel du même mot : das Buch [boux], ch dur die Bücher [buuçer], ch doux, parce que le u est devenu ü ! Le son suit la voyelle qui précède, pas l'orthographe seule.

4.5.2 Le sch, et les débuts sp- et st-

Définition 4.7sch, sp- et st-

Le groupe sch se prononce [ch], exactement comme le ch français de chat : die Schule (l'école) [chouleu], schön (beau), schreiben (écrire), der Fisch (le poisson) [fich], Deutsch (l'allemand).

En début de mot (ou de radical), les groupes sp- et st- se prononcent [chp] et [cht], c'est-à-dire avec le son [ch] du sch :

  • sp- [chp] : der Sport (le sport) [chport], sprechen (parler) [chpreçen], spielen (jouer), spät (tard) ;
  • st- [cht] : die Stadt (la ville) [chtat], der Stuhl (la chaise) [chtoul], stehen (être debout), die Straße (la rue) [chtraasseu].
Important

Cette règle ne vaut qu'à l'initiale d'un mot ou d'un radical. À l'intérieur ou à la fin d'un mot, sp et st se lisent [sp] et [st], normalement : die Wespe (la guêpe) [vespeu], die Kunst (l'art) [kounst], ist (est) [ist], fast (presque). Ne « chuintez » donc pas partout : seulement au début.

4.5.3 Les lettres z, w, v, s, j

Définition 4.8Consonnes trompeuses pour un francophone

Plusieurs lettres ne se lisent pas comme en français :

  • z se prononce [ts], jamais [z] : die Zeit (le temps) [tsaït], zehn (dix) [tséén], der Zug (le train) [tsouk], tanzen (danser) [tantsen] ;
  • w se prononce [v], comme le v français : das Wasser (l'eau) [vasser], wohnen (habiter) [voonen], was (quoi) [vass], wir (nous) [viir] ;
  • v se prononce le plus souvent [f] : der Vater (le père) [faater], vier (quatre) [fiir], viel (beaucoup), von (de) [fon]. (Dans quelques mots d'origine étrangère, il se dit [v] : die Vase, das Klavier, le piano.) ;
  • s devant une voyelle se prononce [z], sonore : die Sonne (le soleil) [zonneu], sagen (dire) [zaagen], sieben (sept) [ziiben], das Haus … mais die Häuser [hoïzer] ;
  • j se prononce [y], comme le y de yaourt : ja (oui) [yaa], das Jahr (l'année) [yaar], jung (jeune) [young], jetzt (maintenant) [yetst].
Important

Ne confondez surtout pas w et v, car ils sont « inversés » par rapport à l'intuition française :

  • w = [v] : der Wein (le vin) se dit [vaïn] ;
  • v = [f] : der Vater (le père) se dit [faater].

Petit repère : wie viel? (combien ?) commence par un [v] (wie) puis un [f] (viel).

4.5.4 Les lettres r et h

Définition 4.9Le r et le h

Le r allemand standard est guttural, prononcé vers l'arrière (proche du r français « grasseyé »), surtout devant voyelle : rot (rouge) [rôte], die Reise (le voyage), fahren (rouler, aller). En fin de syllabe, il se vocalise souvent en un son proche d'un [a] très léger : der (le) se dit à peu près [dèa], die Mutter finit sur un [a] atténué [moutta].

Le h a deux emplois :

  • en début de mot ou de syllabe, il est aspiré, réellement soufflé : das Haus (la maison) [haouss], hören (entendre), hundert (cent), der Hund (le chien) ;
  • après une voyelle, il est muet et ne sert qu'à allonger celle-ci : gehen (aller) [gééen], die Bahn [baan], sehr (très) [zéér], nehmen (prendre).

4.5.5 Le -ig final

Important

En allemand standard, la terminaison -ig en fin de mot se prononce [iç], avec le ch doux, et non [ik] :

  • der König (le roi) [kééniç] ;
  • richtig (correct) [riçtiç], wichtig (important), fertig (prêt, fini), zwanzig (vingt), traurig (triste).

Mais dès qu'une voyelle suit (au pluriel, à la déclinaison), on entend le [g] dur : die Könige (les rois) [kéénigue], richtige. Dans le sud (Bavière, Autriche, Suisse), on entend souvent [ik], mais [iç] est la forme de référence.

4.5.6 Le durcissement final (Auslautverhärtung)

Définition 4.10Le durcissement des consonnes finales

Règle très importante : quand une consonne sonore b, d ou g se trouve à la fin d'un mot ou d'une syllabe, elle se durcit et se prononce comme sa version sourde correspondante. On écrit toujours la lettre sonore, mais on prononce dur :

  • -b se dit [p] : halb (à moitié) [halp], das Sieb (le tamis), gelb (jaune) [guelp] ;
  • -d se dit [t] : der Hund (le chien) [hount], das Kind (l'enfant) [kint], und (et) [ount], das Land (le pays) ;
  • -g se dit [k] : der Tag (le jour) [taak], der Zug (le train) [tsouk], der Weg (le chemin) [véék], genug (assez).
Important

Le durcissement disparaît dès qu'une voyelle suit la consonne (au pluriel, à la déclinaison, dans un mot dérivé) : on retrouve alors le son sonore.

  • der Tag [taak] die Tage (les jours) [taagueu], avec [g] ;
  • der Hund [hount] die Hunde (les chiens) [houndeu], avec [d] ;
  • das Kind [kint] die Kinder (les enfants) [kinder], avec [d].

Ce va-et-vient explique pourquoi l'orthographe garde la lettre sonore même quand on ne l'entend pas : elle réapparaît dans les formes plus longues du mot.

4.6 L'orthographe : ß contre ss, et la majuscule

4.6.1 La règle du ß et du ss

Définition 4.11Quand écrire ß (Eszett) et quand écrire ss

La lettre ß (appelée Eszett ou scharfes S, « s dur ») et le groupe ss notent tous deux un son [s] sourd. Depuis la réforme orthographique, le choix dépend de la voyelle qui précède :

  • on écrit ß après une voyelle longue ou après une diphtongue : die Straße (la rue) [chtraasseu], groß (grand), weiß (blanc), der Fuß (le pied), grüßen (saluer), draußen (dehors) ;
  • on écrit ss après une voyelle brève : der Fluss (le fleuve) [flouss], das Wasser (l'eau), essen (manger), müssen (devoir), der Kuss (le baiser), dass (que, conjonction).
Important

Le ß sert donc aussi d'indice de prononciation : quand vous voyez un ß, la voyelle d'avant est longue ou c'est une diphtongue. Comparez :

  • die Masse (la masse) [masseu], a bref, ss das Maß (la mesure) [maass], a long, ß ;
  • der Fluss (le fleuve), bref der Fuß (le pied), long.

Deux précisions : le ß n'existe qu'en minuscule (un mot tout en capitales s'écrit avec SS ; une capitale propre au ß existe depuis 2017, mais elle reste rare) ; et surtout, en Suisse le ß n'est pas utilisé : on y écrit toujours ss (Strasse, gross). En Allemagne et en Autriche, le ß reste la norme.

4.6.2 La majuscule à tous les noms

Définition 4.12La majuscule des noms communs

Règle orthographique la plus caractéristique de l'allemand : tous les noms prennent une majuscule, pas seulement les noms propres. Cela vaut pour les objets, les êtres, les idées, partout dans la phrase :

  • der Tisch (la table), das Buch (le livre), die Freiheit (la liberté), die Katze (le chat) ;
  • dans une phrase : Der Mann liest ein Buch in dem Garten. (L'homme lit un livre dans le jardin.) — trois noms, trois majuscules.

Cette règle aide beaucoup à lire : d'un coup d'œil, on repère les noms dans la phrase.

Important

La majuscule marque aussi les mots employés comme noms (« substantivés »), même s'ils étaient au départ un verbe ou un adjectif. On la déclenche souvent après un article ou une préposition :

  • un verbe substantivé : essen (manger, verbe) das Essen (le repas, nom) ; leben das Leben (la vie) ;
  • un adjectif substantivé : gut (bon) das Gute (le bien) ; alt die Alten (les personnes âgées).

À l'inverse, les mots du milieu de phrase qui ne sont pas des noms (verbes, adjectifs, adverbes) gardent la minuscule. Attention enfin : le pronom de politesse Sie (vous) et son possessif Ihr prennent la majuscule ; mais ich (je) s'écrit en minuscule, contrairement à l'anglais I.

4.7 L'accent de mot

Définition 4.13Où tombe l'accent dans un mot allemand

Dans un mot de plusieurs syllabes, l'une est prononcée plus fort : c'est la syllabe accentuée (die betonte Silbe). En allemand, l'accent tombe en principe sur la syllabe du radical, le plus souvent la première syllabe du mot :

  • Ar-beit (le travail), *Vat-er (le père), Kin-der (les enfants), ma-chen (faire), Deutsch**-land* (l'Allemagne).

Les mots empruntés à d'autres langues font souvent exception et s'accentuent plus loin : die Universi-tät, das Stu-denten … (l'accent sur dent), das Ho-tel.

Important

Cas essentiel : les verbes à particule. La place de l'accent dépend du type de particule et permet même de distinguer deux verbes :

  • préfixes séparables accentués : la particule porte l'accent, car elle est le sens principal. aufstehen (se lever), *anrufen (téléphoner), einkaufen (faire les courses), aus**gehen* (sortir) ;
  • préfixes inséparables inaccentués : le préfixe (be-, ver-, er-, ent-, ge-, zer-) ne porte jamais l'accent, qui reste sur le radical. be-suchen (rendre visite), ver-stehen (comprendre), er-zählen (raconter), ge-fallen (plaire).

Comparez le couple célèbre : umfahren (renverser en roulant, accent sur um, séparable) et um-fahren (contourner en voiture, accent sur fahr, inséparable) — même orthographe, sens opposés selon l'accent !

4.8 Tableau récapitulatif des sons

Lettre(s)Son (approx.)Exemples et remarques
voyelle + h, ou doubléevoyelle longueBahn, See, Boot — le h allonge, ne se dit pas
voyelle + 2 consonnesvoyelle brèveMann, Stadt, schnell
ä[è] ouvertKäse, spät
ö[eu]schön, hören
ü[u] françaisüber, grün, Tür
ei, ai[aï]ein, Zeit, Mai
ie[ii] longsie, vier — pas une diphtongue
au[aou]Haus, Frau, blau
eu, äu[oï]neu, Häuser, Feuer
ch après i/e/ä/ö/ü/cons.[ç] douxich, Milch, echt
ch après a/o/u/au[x] durBuch, Nacht, auch
sch[ch]Schule, Fisch
sp-, st- (initiaux)[chp], [cht]Sport, Stadt
z[ts]Zeit, tanzen
w[v]Wasser, Wein
v[f]Vater, vier — [v] dans quelques emprunts
s + voyelle[z] sonoreSonne, sagen
j[y]ja, Jahr, jung
-ig final[iç]König, richtig
-b, -d, -g finals[p], [t], [k]halb, Hund, Tag — durcissement final
ß[s] sourdaprès voyelle longue / diphtongue : Straße, weiß
ss[s] sourdaprès voyelle brève : Fluss, essen
Les sons et graphies remarquables de l'allemand.

4.9 Bilan

Important

Retenez les grands principes de la prononciation et de l'orthographe allemandes :

  • les voyelles sont longues (h muet ou voyelle doublée) ou brèves (deux consonnes) ; la durée distingue les mots (Staat / Stadt) ;
  • les trémas ä ö ü ont un son propre et un rôle grammatical (pluriels, comparatifs) ;
  • trois diphtongues : ei [aï], au [aou], eu/äu [oï] — et surtout ei ie ;
  • consonnes-pièges : ch [ç] ou [x] selon la voyelle, sch [ch], sp-/st- initiaux [chp]/[cht], z [ts], w [v], v [f], -ig [iç] ;
  • le durcissement final : -b/-d/-g finals se disent [p]/[t]/[k] (Tag, Hund) ;
  • ß après voyelle longue ou diphtongue, ss après voyelle brève (pas de ß en Suisse) ;
  • l'accent tombe sur le radical (première syllabe en général) ; préfixes séparables accentués, inséparables non ;
  • tous les noms prennent une majuscule — la règle orthographique la plus visible de l'allemand.

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