Orbitales moléculaires et réactivité
Cours complet · chimie quantique (PC), chapitre 2 · CPGE PC (2e année)
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La description quantique de l'atome, développée au chapitre précédent, fournit les briques élémentaires que sont les orbitales atomiques (OA). Il s'agit maintenant de construire, à partir de ces briques, une description quantique de la molécule. L'idée directrice est simple et féconde : lorsque deux atomes s'approchent, leurs orbitales atomiques se combinent pour former des orbitales moléculaires (OM), fonctions d'onde délocalisées sur l'ensemble de l'édifice. La méthode de combinaison linéaire des orbitales atomiques (CLOA) permet de bâtir ces OM, d'en prévoir l'énergie et la forme, puis de les remplir selon les mêmes principes qu'en atomistique.
Au-delà de la simple description de la liaison (ordre de liaison, propriétés magnétiques), l'objectif ultime de ce chapitre est prédictif : l'approximation des orbitales frontalières permet d'anticiper la réactivité d'une entité — son caractère nucléophile ou électrophile — à partir de la seule connaissance de sa plus haute orbitale occupée (HO) et de sa plus basse orbitale vacante (BV). Ce modèle, d'une puissance remarquable, éclaire aussi bien la stabilité du dioxygène triplet que le site d'attaque d'un réactif en chimie organique.
2.1 Combinaison linéaire d'orbitales atomiques
2.1.1 Le principe CLOA
Résoudre exactement l'équation de Schrödinger pour une molécule est impossible dès que l'on dépasse l'ion . On recherche donc les OM sous forme approchée, comme des combinaisons linéaires des OA des atomes constituants.
Pour une molécule diatomique , une orbitale moléculaire est cherchée comme combinaison linéaire des orbitales atomiques de valence et des deux atomes :
Les coefficients et mesurent la contribution (le « poids ») de chaque OA à l'OM. Une combinaison de orbitales atomiques indépendantes engendre orbitales moléculaires : le nombre d'orbitales est conservé.
La densité de probabilité de présence électronique associée à vaut . Le poids relatif de l'atome A dans l'OM est proportionnel à ; on parle d'OM à prépondérance A lorsque .
Deux orbitales atomiques et ne se combinent efficacement que si :
- Critère de symétrie : elles présentent le même comportement vis-à-vis des éléments de symétrie de la molécule (recouvrement non nul).
- Critère énergétique : leurs énergies sont proches. Plus l'écart est grand, plus l'interaction est faible.
- Critère de recouvrement : l'intégrale de recouvrement doit être significativement non nulle.
2.1.2 Recouvrement et intégrale
L'intégrale de recouvrement de deux OA réelles est
Elle mesure le degré de superposition spatiale des deux orbitales. On a , avec pour des orbitales orthogonales (recouvrement nul) et pour deux OA identiques et confondues.
Le signe de dépend du signe des lobes qui se superposent : recouvrement de deux lobes de même signe (recouvrement liant) ; de signes opposés (recouvrement antiliant) ; contributions liante et antiliante qui se compensent (recouvrement nul).
Le recouvrement nul entre une OA et une OA perpendiculaire à l'axe internucléaire illustre le critère de symétrie : les contributions liante (lobe positif) et antiliante (lobe négatif) se compensent exactement. Ces deux orbitales n'interagissent pas ; elles sont de symétries incompatibles.
2.2 Orbitales liantes, antiliantes, non liantes
2.2.1 Cas modèle : deux OA identiques (molécule )
Considérons deux atomes identiques A, dont les OA de valence et ont la même énergie . La CLOA fournit deux OM :
- L'OM liante , combinaison en phase, est stabilisée : son énergie . Elle présente une accumulation de densité électronique entre les noyaux.
- L'OM antiliante , combinaison en opposition de phase, est déstabilisée : . Elle possède un plan nodal perpendiculaire à l'axe, entre les noyaux (densité nulle entre les atomes).
La déstabilisation de l'OM antiliante l'emporte, en valeur absolue, sur la stabilisation de l'OM liante :
Cette dissymétrie provient du dénominateur (antiliante) plus petit que (liante). Conséquence pratique : n'existe pas, car peupler la liante et l'antiliante conduit à un bilan énergétique globalement déstabilisant.
2.2.2 Cas de deux OA d'énergies différentes (molécule )
Lorsque A et B diffèrent (par exemple B plus électronégatif, donc ), les OM sont dissymétriques :
Dans une molécule avec :
- l'OM liante ressemble davantage à l'OA de plus basse énergie (l'atome le plus électronégatif, B) : elle est développée à prépondérance sur B ;
- l'OM antiliante ressemble davantage à l'OA de plus haute énergie (A) : elle est à prépondérance sur A.
Plus l'écart est grand, plus la dissymétrie est marquée et plus l'interaction (donc le caractère covalent de la liaison) est faible : on tend vers une liaison ionique.
Une OM non liante (NL) est une OM dont l'énergie est essentiellement égale à celle de l'OA dont elle provient : elle ne participe ni à la stabilisation ni à la déstabilisation de l'édifice. Elle apparaît lorsqu'une OA ne trouve pas de partenaire de symétrie ou d'énergie compatible (par exemple les doublets non liants), ou par recouvrement globalement nul.
2.3 Symétrie des orbitales moléculaires : et
On classe les OM d'une molécule diatomique selon leur symétrie autour de l'axe internucléaire :
- une OM possède une symétrie de révolution autour de l'axe : elle ne présente aucun plan nodal contenant l'axe. Elle résulte d'un recouvrement axial (dans le prolongement de l'axe).
- une OM possède un plan nodal contenant l'axe internucléaire. Elle résulte d'un recouvrement latéral (côte à côte) de deux OA perpendiculaires à l'axe.
À distance internucléaire comparable, le recouvrement axial () est plus efficace que le recouvrement latéral () : . La liaison est donc plus forte, et l'écart énergétique liante/antiliante y est plus grand.
2.4 Diagrammes d'OM des molécules diatomiques
2.4.1 Le diagramme sans interaction –
Pour les diatomiques de la deuxième période, on combine les OA de valence et . Au programme, la construction des diagrammes se limite au cas sans mélange des orbitales et : chaque OM provient soit des , soit des , sans interaction croisée entre elles. Les OM de valence sont alors, par énergie croissante :
Les OM et (respectivement , ) sont dégénérées (même énergie).
Ce diagramme sans mélange rend directement compte des propriétés de et . Pour les diatomiques plus légères, la description fine fait intervenir un mélange des orbitales issues du et du , hors du cadre de ce cours : on s'en tient ici à la seule construction sans interaction –.
2.4.2 Ordre (indice) de liaison
L'indice (ou ordre) de liaison est
où est le nombre d'électrons dans les OM liantes et le nombre d'électrons dans les OM antiliantes. Les électrons des OM non liantes ne comptent pas.
Plus l'indice de liaison est élevé :
- plus la liaison est forte (énergie de dissociation grande) ;
- plus la liaison est courte (distance internucléaire faible) ;
- plus la fréquence de vibration est élevée.
Un indice nul () signale l'absence de molécule stable.
2.5 Étude détaillée : et
Établir le diagramme d'OM de valence de , en déduire l'indice de liaison et les propriétés magnétiques.
Démonstration
Chaque atome d'azote () a pour configuration , soit 5 électrons de valence, donc électrons de valence à placer. On utilise le diagramme sans interaction – ( sous les ).
Remplissage (Klechkowski, Pauli, Hund) des 10 électrons : . Toutes les OM occupées sont pleines.
- OM liantes peuplées : (2), (2), (2), (2) .
- OM antiliantes peuplées : (2) .
D'où l'indice de liaison
On retrouve la triple liaison de la structure de Lewis. Tous les électrons sont appariés : est diamagnétique. La HO est la paire dégénérée , la BV est . L'indice 3 explique la très grande stabilité de (, ).
Établir le diagramme d'OM de et expliquer pourquoi le dioxygène est paramagnétique, ce que le modèle de Lewis ne prévoit pas.
Démonstration
Chaque atome d'oxygène () : , soit 6 électrons de valence, donc électrons de valence. On utilise le diagramme sans interaction – ( sous les ).
Remplissage des 12 électrons : .
Les deux derniers électrons occupent les OM dégénérées et : d'après la règle de Hund, ils s'y placent à spins parallèles, un par orbitale. possède donc deux électrons célibataires : il est paramagnétique. C'est une prédiction spectaculaire du modèle des OM, en accord avec l'expérience (le dioxygène liquide est attiré par un aimant), alors que la structure de Lewis suggère un caractère diamagnétique.
Indice de liaison :
On retrouve la double liaison , avec et , cohérent avec un indice inférieur à celui de .
Méthode : Construire un diagramme d'OM de diatomique
- Écrire la configuration de valence de chaque atome et compter le nombre total d'électrons de valence.
- Placer les niveaux d'OM selon le diagramme sans interaction – (), en tenant compte de la dégénérescence des .
- Remplir par énergie croissante (Klechkowski), en respectant Pauli et Hund.
- Calculer l'indice de liaison ; conclure sur la force et la longueur de liaison.
- Compter les électrons célibataires : conclure sur le magnétisme (para/diamagnétique).
- Identifier HO et BV.
Capacité numérique : Diagramme d'OM et indice de liaison en Python
On peut automatiser le remplissage d'un diagramme et le calcul de l'indice de liaison :
def indice_liaison(niveaux, n_electrons):
"""niveaux : liste de tuples (energie, degenerescence, liant)
liant = +1 (liante), -1 (antiliante), 0 (non liante)."""
niveaux = sorted(niveaux) # par energie croissante
n_l, n_al = 0, 0
restant = n_electrons
for energie, g, liant in niveaux:
places = 2 * g # 2 electrons par OM
occ = min(restant, places)
if liant > 0:
n_l += occ
elif liant < 0:
n_al += occ
restant -= occ
if restant == 0:
break
return (n_l - n_al) / 2
# O2 : sans interaction s-p, 12 electrons de valence
niveaux_O2 = [(0, 1, +1), (1, 1, -1), (2, 1, +1),
(3, 2, +1), (4, 2, -1), (5, 1, -1)]
print(indice_liaison(niveaux_O2, 12)) # -> 2.0
2.6 Interaction d'orbitales de fragments
Pour des molécules polyatomiques, on ne construit pas le diagramme complet (hors programme) : on interprète un diagramme fourni, obtenu par interaction des orbitales de deux fragments.
On découpe la molécule en deux fragments dont les orbitales (énergies et formes) sont fournies. On fait interagir deux à deux les orbitales de fragments qui satisfont les critères de symétrie et d'énergie. Chaque interaction à deux orbitales engendre une combinaison liante (stabilisée) et une combinaison antiliante (déstabilisée).
La stabilisation apportée par l'interaction de deux orbitales de fragments (énergie ) et (énergie ) est d'autant plus grande que :
c'est-à-dire que le recouvrement (au numérateur) est grand et que l'écart d'énergie (au dénominateur) est faible. On retrouve les deux critères fondamentaux : recouvrement et proximité énergétique.
Justifier qu'entre deux orbitales de fragments de même symétrie, l'interaction est d'autant plus forte que leurs énergies sont proches.
Démonstration
La perturbation au deuxième ordre abaisse l'orbitale la plus basse d'une quantité . Deux orbitales quasi dégénérées () interagissent très fortement (interaction forte, coefficients comparables dans les combinaisons) ; deux orbitales très éloignées en énergie interagissent faiblement (l'orbitale basse est à peine modifiée, elle reste quasiment non liante). C'est exactement le critère énergétique de la CLOA, transposé aux fragments.
Le signe et l'amplitude des coefficients dans les OM de fragment permettent de repérer où la densité électronique est concentrée — information cruciale pour la réactivité (section suivante).
2.7 Orbitales frontalières et réactivité
2.7.1 HO et BV
Les orbitales frontalières d'une entité sont :
- la HO (Haute Occupée, ou HOMO — Highest Occupied Molecular Orbital) : l'OM occupée de plus haute énergie ;
- la BV (Basse Vacante, ou LUMO — Lowest Unoccupied Molecular Orbital) : l'OM vacante de plus basse énergie.
Pour une entité radicalaire, l'OM à demi remplie (SOMO) joue le rôle de frontalière à la fois donneuse et acceptrice.
Lorsque deux molécules réagissent, l'interaction stabilisante dominante est celle entre la HO de l'une et la BV de l'autre : c'est l'interaction à 2 orbitales / 2 électrons. La réaction est favorisée quand l'écart énergétique HO–BV est faible et que le recouvrement entre les lobes est bon.
2.7.2 Nucléophile / électrophile
- Une entité est un bon nucléophile (donneur d'électrons) si sa HO est haute en énergie : elle donne facilement le doublet de sa HO.
- Une entité est un bon électrophile (accepteur d'électrons) si sa BV est basse en énergie : elle accueille facilement un doublet dans sa BV.
Le site réactif (atome attaqué ou attaquant) est celui qui porte le plus gros coefficient dans l'orbitale frontalière concernée : plus gros coefficient de la HO pour le site nucléophile, plus gros coefficient de la BV pour le site électrophile.
2.7.3 Contrôle orbitalaire et contrôle de charge
La réactivité d'une interaction à deux entités possède deux contributions :
- le contrôle de charge : domine quand l'écart HO--BV est grand. La réaction est gouvernée par l'attraction électrostatique ; le site réactif est celui de plus forte densité de charge (approche « dure »).
- le contrôle orbitalaire (frontalier) : domine quand l'écart HO--BV est faible. La réaction est gouvernée par le recouvrement des orbitales frontalières ; le site réactif est celui de plus gros coefficient frontalier (approche « molle »).
Interpréter, en termes d'orbitales frontalières, l'addition d'un nucléophile sur le carbone d'un groupe carbonyle .
Démonstration
Le groupe carbonyle possède une BV de type . En raison de la plus forte électronégativité de l'oxygène, cette OM antiliante est dissymétrique : elle est développée à prépondérance sur le carbone (plus gros coefficient sur C). L'atome de carbone est donc le site électrophile.
Le nucléophile apporte un doublet dans sa HO (haute en énergie). L'interaction frontalière dominante est :
Le recouvrement optimal se fait là où le coefficient de la BV est le plus grand, c'est-à-dire sur le carbone : le nucléophile attaque donc le carbone, ce qui peuple , rompt la composante de la double liaison et fait apparaître un alcoolate après protonation. On rationalise ainsi la régiosélectivité de l'addition nucléophile .
Interpréter la substitution nucléophile par les orbitales frontalières.
Démonstration
Dans un dérivé halogéné , la BV est l'OM antiliante , développée à prépondérance sur le carbone (X plus électronégatif). Le doublet de la HO du nucléophile interagit avec cette BV. Le meilleur recouvrement s'obtient par une approche dans l'axe de la liaison , du côté opposé à X (là où le lobe de sur le carbone est le plus développé). D'où :
- l'attaque dorsale (anti) et l'inversion de Walden de la configuration ;
- le peuplement de qui affaiblit et rompt la liaison , le groupe partant emportant le doublet.
Le modèle frontalier retrouve à la fois la régiosélectivité (attaque du carbone) et la stéréochimie (inversion) de la substitution nucléophile bimoléculaire.
À l'aide des orbitales frontalières, comparer le pouvoir nucléophile de deux bases et dont les HO ont pour énergies respectives et , vis-à-vis d'un même électrophile de BV à .
Démonstration
L'interaction stabilisante frontalière varie comme . À recouvrement comparable :
L'écart est plus faible pour : la stabilisation est plus grande, l'interaction frontalière plus forte. , dont la HO est plus haute, est le meilleur nucléophile. Une HO haute en énergie signale un nucléophile « mou » efficace en contrôle orbitalaire.
Le modèle frontalier est qualitatif et perturbatif : il suppose que l'interaction frontalière domine (écart HO--BV modéré) et que les autres interactions sont négligeables. Il échoue quand le contrôle de charge l'emporte (interactions très ioniques) ou en présence de fortes contraintes stériques. Il ne remplace pas une étude thermodynamique ou cinétique complète.
2.8 Synthèse
- CLOA : une OM est une combinaison linéaire d'OA ; OA OM. Deux OA interagissent si elles satisfont les critères de symétrie, de recouvrement () et d'énergie ( faible).
- Liante (en phase, stabilisée, densité entre les noyaux) / antiliante (, en opposition, déstabilisée, plan nodal) / non liante. La déstabilisation de l'antiliante l'emporte sur la stabilisation de la liante.
- Symétrie : OM (recouvrement axial, symétrie de révolution) ; OM (recouvrement latéral, plan nodal contenant l'axe). .
- Diagrammes : construction limitée au cas sans mélange – (ordre ).
- Indice de liaison : grand liaison forte et courte. : , diamagnétique ; : , paramagnétique (2 électrons célibataires dans ).
- Fragments : stabilisation (recouvrement fort, énergies proches).
- Frontalières : HO haute bon nucléophile ; BV basse bon électrophile. Interaction dominante HO/BV (2 orbitales / 2 électrons). Site réactif = plus gros coefficient frontalier.
- Contrôle : de charge (grand écart HO--BV, électrostatique) contre orbitalaire (petit écart, recouvrement). Addition nucléophile sur : attaque du C (prépondérance de sur C) ; substitution bimoléculaire : attaque dorsale de , inversion de Walden.
2.9 Exercices d'entraînement
- Recouvrements. Pour chacun des couples d'OA suivants, disposés le long de l'axe , indiquer si le recouvrement est axial, latéral ou nul, et préciser la symétrie ( ou ) de l'OM liante éventuellement formée : (a) – ; (b) – ; (c) – ; (d) – ; (e) –.
- et . Construire le diagramme d'OM de l'ion puis de . Calculer l'indice de liaison dans chaque cas et prévoir lequel possède la liaison la plus courte.
- et . Justifier par le calcul de l'indice de liaison la non-existence de et l'existence de l'ion .
- Série du dioxygène. Donner l'indice de liaison et le nombre d'électrons célibataires de , , et . Classer ces espèces par longueur de liaison croissante.
- . Établir le diagramme du monoxyde d'azote, radical à 11 électrons de valence. Donner l'indice de liaison, préciser la nature (liante/antiliante) de la SOMO et prévoir le magnétisme.
- Ordre et longueur. On donne pour , , les distances , et . Relier ces valeurs aux indices de liaison respectifs.
- Dissymétrie d'une OM. Dans la molécule , l'interaction se fait entre le de () et un du fluor (). Indiquer sur quel atome sont développées la HO liante et la BV antiliante, et justifier le caractère polarisé de la liaison.
- Fragments. On fournit deux orbitales de fragment de même symétrie, d'énergies et , et deux autres d'énergies et . Dans quel couple l'interaction est-elle la plus forte ? Justifier avec l'expression .
- Frontalières et cinétique. Deux électrophiles ont des BV d'énergies et . Face à un même nucléophile de HO à , lequel réagit le plus vite selon le modèle orbitalaire ? Justifier.
- Attaque d'un carbonyle. Rappeler la nature de la BV du groupe et justifier, coefficients à l'appui, que le nucléophile attaque le carbone et non l'oxygène. Que peuple-t-on lors de l'attaque ? Quelle conséquence sur la liaison ?