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La dissertation et l'écriture d'appropriation

Cours complet · français (seconde), chapitre 2 · seconde générale, français

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2.1 Introduction

Après le commentaire littéraire, qui apprend à lire un texte de près, la classe de Seconde initie à deux autres exercices écrits. Le premier, la dissertation, ne part plus d'un texte à analyser mais d'une question à discuter : il s'agit de bâtir une réflexion organisée et argumentée sur un sujet littéraire, en s'appuyant sur des œuvres et des exemples précis. Le second, l'écriture d'appropriation (aussi appelée écriture d'invention), invite au contraire à écrire à la manière d'un auteur, à prolonger une œuvre ou à réagir à une lecture : pastiche, suite de texte, lettre fictive, monologue ou carnet de lecture. Ces deux exercices semblent opposés — l'un raisonne, l'autre imagine — mais ils reposent sur une même exigence : connaître les œuvres et savoir écrire une langue claire et correcte. En Seconde, on en découvre les principes ; la maîtrise complète relève des classes de Première et du baccalauréat. Ce chapitre présente d'abord la méthode de la dissertation, puis les formes de l'écriture d'appropriation.

2.2 Qu'est-ce qu'une dissertation ?

Définition 2.1La dissertation littéraire

La dissertation est un exercice écrit qui consiste à répondre de façon organisée et argumentée à une question portant sur la littérature. On ne raconte pas ce que l'on sait : on discute un problème en confrontant des idées, illustrées par des exemples littéraires (œuvres, auteurs, extraits). Une dissertation se compose d'une introduction, d'un développement organisé en parties, et d'une conclusion.

Le sujet de dissertation prend souvent la forme d'une affirmation suivie d'une question, ou d'une citation à commenter. Par exemple : « Pensez-vous que la poésie serve seulement à exprimer des sentiments personnels ? » Le mot le plus important est ici le verbe : « Pensez-vous que… » invite à prendre position, c'est-à-dire à examiner l'idée sous plusieurs angles avant de trancher. Une dissertation n'est donc jamais un simple exposé : c'est un débat que l'on mène avec soi-même, puis avec le lecteur.

Important

Une dissertation n'est pas un résumé de cours, ni une liste d'œuvres, ni un avis personnel non justifié. C'est une démonstration : chaque idée avancée doit être appuyée par un exemple précis et analysée. On écrit à la troisième personne ou avec un « nous » de modestie, dans une langue soignée.

La structure d'ensemble de la dissertation : de l'introduction (amorce, problématique, annonce du plan) au développement en parties, puis à la conclusion (bilan et ouverture)

2.3 Analyser le sujet

Tout commence par la lecture attentive du sujet. Un contresens sur la question conduit à un devoir hors sujet, même bien écrit. L'analyse du sujet est donc l'étape décisive.

Méthode : Analyser un sujet de dissertation

  • Lire le sujet plusieurs fois, lentement, jusqu'à pouvoir le redire avec ses propres mots.
  • Repérer les mots-clés : le genre concerné (poésie, roman, théâtre…), la notion en jeu (le personnage, le rire, l'émotion, le réel…), et les mots qui limitent ou orientent la question (« seulement », « toujours », « avant tout »).
  • Définir ces mots-clés : que signifie exactement « émouvoir » ? « divertir » ? Un mot mal compris fausse tout le devoir.
  • Repérer la consigne : « Pensez-vous que… », « Dans quelle mesure… », « Partagez-vous cet avis ? » indiquent qu'il faut discuter, nuancer, ne pas se contenter d'un « oui » ou d'un « non ».
  • Reformuler la problématique : transformer le sujet en une question personnelle et précise, à laquelle tout le devoir répondra.
Définition 2.2La problématique

La problématique est la question centrale, précise, que la dissertation se propose de résoudre. Elle reformule le sujet en en dégageant l'enjeu : ce qui fait débat, ce qui n'est pas évident. Une bonne problématique n'appelle pas une réponse immédiate ; elle ouvre une discussion.

Exemple 2.3D'un sujet à une problématique

Sujet : « Le personnage de roman doit-il nécessairement être un héros admirable pour intéresser le lecteur ? »

Mots-clés : personnage de roman, héros admirable (fort, vertueux, exemplaire), intéresser le lecteur.

Enjeu : le sujet suppose qu'un personnage doit être admirable pour plaire ; mais de nombreux romans mettent en scène des personnages ordinaires, faibles ou même odieux, qui n'en captivent pas moins.

Problématique reformulée : Qu'est-ce qui rend un personnage de roman intéressant : ses qualités exemplaires, ou plutôt sa complexité, ses défauts et sa ressemblance avec le lecteur ?

2.4 Mobiliser des exemples littéraires

Une dissertation sans exemples reste une opinion en l'air. Les exemples sont les preuves du raisonnement : ils viennent des œuvres lues en classe, des lectures cursives et de la culture personnelle. Un bon exemple est précis (auteur, titre, éventuellement personnage ou passage) et surtout analysé : on montre en quoi il illustre l'idée défendue, on ne se contente pas de le citer.

Exemple 2.4Des exemples au service d'une idée

Pour défendre l'idée qu'un personnage n'a pas besoin d'être admirable pour captiver, on peut convoquer :

  • Emma Bovary, dans Madame Bovary (1857) de Gustave Flaubert : une héroïne insatisfaite, menteuse et adultère, dont l'échec bouleverse pourtant le lecteur.
  • Julien Sorel, dans Le Rouge et le Noir (1830) de Stendhal : un jeune ambitieux, hypocrite par calcul, qui fascine par sa lucidité et son énergie.
  • Gervaise, dans L'Assommoir (1877) d'Émile Zola : une blanchisseuse pauvre, ni héroïque ni exceptionnelle, dont la lente déchéance émeut profondément.

Chacun de ces personnages est ordinaire ou moralement discutable, et c'est justement leur humanité imparfaite qui les rend inoubliables.

2.5 Construire un plan

Une fois la problématique posée et les exemples rassemblés, il faut organiser le raisonnement en parties (généralement deux ou trois) qui progressent vers une réponse. Deux types de plans sont utiles en Seconde.

Définition 2.5Le plan dialectique

Le plan dialectique organise la réflexion en trois temps : la thèse (on examine et défend d'abord l'idée du sujet), l'antithèse (on présente ensuite l'idée contraire ou les limites de la première), et la synthèse (on dépasse l'opposition par une réponse nuancée et personnelle). On le reconnaît aux sujets qui invitent à discuter : « Peut-on dire que… ? », « Faut-il… ? »

Définition 2.6Le plan thématique

Le plan thématique organise la réflexion selon les différents aspects d'une même question, sans les opposer. On l'emploie quand le sujet demande d'explorer les multiples fonctions ou effets d'un objet : « Quelles sont les fonctions de la poésie ? » se traite en examinant tour à tour plusieurs fonctions.

Exemple 2.7Un plan dialectique rédigé

Sujet : « Le personnage de roman doit-il être admirable pour intéresser le lecteur ? »

  • I. Thèse — Le héros admirable séduit le lecteur. Le roman a longtemps offert des personnages exemplaires auxquels s'identifier (les héros généreux et courageux du roman d'aventures ou du roman idéaliste).
  • II. Antithèse — Mais les personnages imparfaits captivent tout autant. Le réalisme et le naturalisme du XIXe siècle mettent en scène des êtres ordinaires ou faibles (Emma Bovary, Gervaise) dont les défauts nous touchent.
  • III. Synthèse — Ce n'est pas la vertu qui intéresse, mais la vérité humaine. Le lecteur s'attache à un personnage vraisemblable et complexe, admirable ou non, parce qu'il y reconnaît quelque chose de l'humanité.
Le plan dialectique (thèse, antithèse, synthèse : un dépassement de l'opposition), à distinguer du plan thématique où plusieurs aspects sont simplement juxtaposés
Important

Chaque partie se subdivise en paragraphes, et chaque paragraphe suit la règle des trois temps : une idée (l'argument), un exemple (l'œuvre qui l'illustre), une analyse (l'explication du lien entre l'exemple et l'idée). Un paragraphe qui affirme sans prouver, ou qui cite sans expliquer, est incomplet.

L'unité argumentative : chaque paragraphe enchaîne une idée (l'argument), un exemple précis, son analyse, puis un mini-bilan qui prépare la suite

2.6 Rédiger l'introduction, le développement, la conclusion

Méthode : Rédiger l'introduction

L'introduction se compose de quatre moments enchaînés en un seul paragraphe :

  • l'amorce : une phrase d'entrée qui amène le sujet (un fait littéraire, une idée générale — jamais « De tout temps, les hommes… ») ;
  • la présentation du sujet : on énonce ou l'on reformule la question posée ;
  • la problématique : on dégage l'enjeu sous la forme d'une question précise ;
  • l'annonce du plan : on indique les grandes étapes du raisonnement.
Exemple 2.8Une introduction rédigée

« Le roman du XIXe siècle abandonne les héros parfaits pour peindre des êtres pris dans la banalité du quotidien. On peut alors se demander si un personnage doit vraiment être admirable pour retenir l'attention du lecteur. Qu'est-ce qui rend un personnage intéressant : ses qualités exemplaires, ou sa complexité et sa ressemblance avec nous ? Nous verrons d'abord que le héros vertueux a longtemps séduit le public, avant de constater que les personnages imparfaits fascinent tout autant ; nous montrerons enfin que l'intérêt naît moins de la vertu que de la vérité humaine du personnage. »

Le développement déroule les parties annoncées. On passe à la ligne entre chaque partie, et l'on relie les paragraphes par des connecteurs logiques (« d'abord », « en revanche », « ainsi », « c'est pourquoi »). Chaque partie s'ouvre idéalement sur une phrase qui annonce son idée directrice et se ferme sur une brève transition vers la suivante.

Méthode : Rédiger la conclusion

La conclusion, en un paragraphe, comprend deux temps :

  • le bilan : on récapitule le trajet suivi et l'on répond enfin, clairement, à la problématique ;
  • l'ouverture : on élargit la réflexion par une question ou un rapprochement nouveau (un autre genre, une autre époque, une œuvre voisine).

On ne cite jamais d'exemple nouveau dans la conclusion et l'on ne laisse pas la question sans réponse.

2.7 L'écriture d'appropriation

Définition 2.9L'écriture d'appropriation

L'écriture d'appropriation (ou écriture d'invention) est un exercice de création : à partir d'une œuvre lue, l'élève écrit un texte personnel qui prolonge, imite ou commente cette œuvre. Elle suppose que l'on ait bien compris le texte de départ — son genre, son style, son univers — pour pouvoir en réutiliser les codes de façon convaincante.

Cet exercice développe la sensibilité littéraire autrement que la dissertation : au lieu d'analyser une œuvre de l'extérieur, on entre dedans en essayant d'en reproduire ou d'en poursuivre la voix. Il exige néanmoins la même rigueur de langue, et le respect des contraintes données par la consigne (genre, époque, situation, registre). Plusieurs formes sont pratiquées en Seconde.

2.7.1 Le pastiche et la suite de texte

Définition 2.10Le pastiche

Le pastiche consiste à écrire un texte nouveau en imitant volontairement le style d'un auteur ou d'un genre : son vocabulaire, ses tournures, ses thèmes. À la différence de la parodie, qui vise à faire rire en exagérant, le pastiche cherche surtout à saisir et à reproduire une manière d'écrire.

La suite de texte demande de prolonger un extrait laissé en suspens, en respectant la cohérence de l'histoire, la voix du narrateur et le style de l'auteur. Marcel Proust, grand admirateur du pastiche, a lui-même composé des Pastiches et mélanges (1919) où il imite plusieurs écrivains, preuve que cet exercice a une longue tradition littéraire.

Exemple 2.11Une consigne de suite de texte

Au début de L'Étranger (1942) d'Albert Camus, le narrateur Meursault apprend la mort de sa mère par un télégramme. Consigne possible : « Rédigez, à la première personne et dans le style dépouillé de Camus (phrases courtes, ton détaché), le paragraphe où Meursault prépare son départ pour l'asile de Marengo. » L'exercice réussit si l'on retrouve la sobriété et l'indifférence apparente caractéristiques du personnage.

2.7.2 La lettre fictive et le monologue

La lettre fictive invite à écrire, au nom d'un personnage, une lettre qu'il aurait pu adresser à un autre : par exemple, la lettre qu'une héroïne enverrait pour expliquer sa décision. On respecte alors les codes de la lettre (formules d'adresse, marques de la première et de la deuxième personne) et la psychologie du personnage.

Le monologue donne la parole à un personnage seul, qui exprime à voix haute ses pensées et ses sentiments. Fréquent au théâtre, il permet de faire entendre un débat intérieur. On peut ainsi imaginer le monologue d'un personnage à un moment crucial de l'intrigue, en cherchant à rendre le mouvement de ses hésitations.

Important

Écriture d'appropriation ne veut pas dire écriture libre. On doit toujours : respecter les contraintes de la consigne, rester cohérent avec l'œuvre de départ, et soigner la langue. Une bonne invention prouve que l'on a compris le texte source ; ce n'est pas une évasion loin de lui.

2.7.3 Le carnet (ou journal) de lecture

Définition 2.12Le carnet de lecture

Le carnet de lecture (ou journal de lecture) est un cahier où l'on garde la trace de ses lectures : citations retenues, impressions, questions, rapprochements avec d'autres œuvres, réactions personnelles. Ce n'est pas un résumé, mais un dialogue écrit et suivi entre le lecteur et le livre qu'il lit.

Le carnet accompagne surtout les lectures cursives et les œuvres intégrales (voir le dernier chapitre). Il aide à lire activement — crayon en main — et constitue plus tard une précieuse réserve d'exemples et de citations pour la dissertation. On peut y noter, au fil des pages, un passage marquant et la raison pour laquelle il touche, une difficulté rencontrée, ou un lien avec sa propre expérience.

Exemple 2.13Un extrait de carnet de lecture

Lecture : Le Rouge et le Noir de Stendhal.

« Chapitre où Julien saisit la main de Madame de Rênal : Stendhal décrit moins un geste amoureux qu'une épreuve de courage que Julien s'impose à lui-même. Je ne m'attendais pas à trouver l'ambition et l'orgueil au cœur d'une scène de séduction. Cela me rappelle la manière dont, dans certains récits d'aventures, le héros agit d'abord pour se prouver quelque chose. À creuser : Julien est-il vraiment amoureux, ou seulement fier de vaincre ? »

2.8 Bilan

La Seconde initie à deux exercices d'écriture complémentaires. La dissertation apprend à raisonner sur la littérature : analyser un sujet, dégager une problématique, mobiliser des exemples précis, construire un plan (dialectique ou thématique) et rédiger une introduction, un développement et une conclusion selon des règles fermes. L'écriture d'appropriation apprend à créer à partir des œuvres : pastiche, suite de texte, lettre fictive, monologue, tandis que le carnet de lecture accompagne et nourrit toutes ces pratiques. Raisonner et inventer ne s'opposent pas : les deux exercices exigent une bonne connaissance des textes et une langue maîtrisée. Ce sont là les fondations que les classes de Première et le baccalauréat viendront consolider.

2.9 Exercices

Exercice : Analyser un sujet

Soit le sujet : « La poésie n'a-t-elle pour but que d'exprimer les sentiments du poète ? »

  • Relevez les mots-clés et proposez une définition rapide de chacun.
  • Le mot « que » oriente le sens du sujet : expliquez comment.
  • Reformulez le sujet en une problématique claire.
Solution
  • Mots-clés : poésie (genre littéraire souvent en vers, travaillant les images et les sonorités), but (fonction, objectif), exprimer les sentiments du poète (dire ses émotions personnelles — la fonction lyrique).
  • Le mot « que » signifie « seulement » : le sujet ne demande pas si la poésie exprime des sentiments (c'est évident), mais si c'est là son unique fonction. Il invite donc à montrer que la poésie remplit aussi d'autres rôles (décrire le monde, engager un combat, jouer avec la langue).
  • Exemple de problématique : « La poésie sert-elle uniquement à confier des émotions intimes, ou remplit-elle d'autres fonctions — représenter le réel, défendre une cause, explorer les pouvoirs du langage ? »

Exercice : Trouver et classer des exemples

Pour le sujet précédent, indiquez un exemple littéraire réel illustrant chacune des fonctions suivantes de la poésie : (a) l'expression des sentiments ; (b) l'engagement (défendre une cause) ; (c) le travail sur le langage et les images. Nommez à chaque fois l'auteur et une œuvre.

Solution

Réponses possibles (d'autres sont acceptables) :

  • (a) Sentiments : Victor Hugo, Les Contemplations (1856), où le poète pleure la mort de sa fille Léopoldine (poème « Demain, dès l'aube… »).
  • (b) Engagement : Paul Éluard, Poésie et vérité (1942), et son poème « Liberté », écrit pendant l'Occupation comme un chant de résistance.
  • (c) Travail du langage : Arthur Rimbaud, Poésies, et le sonnet « Voyelles » (1871), qui associe des couleurs aux voyelles et joue sur les sonorités.

Exercice : Bâtir un plan

Proposez un plan en trois parties (dialectique) pour le sujet : « La poésie n'a-t-elle pour but que d'exprimer les sentiments du poète ? » Formulez chaque partie sous forme d'une phrase-idée.

Solution

Exemple de plan :

  • I. Thèse : La poésie est d'abord le langage privilégié des sentiments intimes (le lyrisme amoureux, la douleur, la mélancolie).
  • II. Antithèse : Mais elle ne s'y réduit pas : elle peut aussi représenter le monde, dénoncer et engager (poésie descriptive, poésie de la Résistance).
  • III. Synthèse : Au fond, la poésie explore avant tout les pouvoirs du langage : c'est en travaillant les mots, les images et les sons qu'elle exprime aussi bien l'émotion que l'idée.

Exercice : Rédiger une introduction

Rédigez, en un seul paragraphe, l'introduction complète du sujet précédent : amorce, présentation du sujet, problématique, annonce du plan. Vous pouvez réutiliser le plan de l'exercice 3.

Solution

Exemple de rédaction : « Lorsqu'on pense à la poésie, on imagine souvent un poète confiant ses joies et ses peines. Le sujet demande pourtant si la poésie n'a pour but que d'exprimer les sentiments de son auteur. Sert-elle uniquement à confier des émotions intimes, ou remplit-elle d'autres fonctions, comme représenter le monde, défendre une cause ou explorer le langage ? Nous verrons d'abord que la poésie est bien le langage des sentiments personnels ; nous montrerons ensuite qu'elle peut aussi décrire le réel et s'engager ; nous conclurons qu'elle est avant tout un travail sur les pouvoirs de la langue. » (On accepte toute introduction respectant les quatre étapes.)

Exercice : Écriture d'appropriation

Choisissez l'une des deux consignes et rédigez une dizaine de lignes.

  • Suite de texte : imaginez la suite immédiate d'un incipit de roman que vous avez lu, en respectant le narrateur et le style de l'auteur.
  • Carnet de lecture : rédigez une entrée de carnet à propos d'une œuvre lue cette année (citation retenue, impression, question personnelle).
Solution

Il n'y a pas de corrigé unique. On évaluera :

  • pour la suite de texte : le respect du narrateur (même personne, même point de vue), la cohérence avec le début (personnages, lieu, époque), l'effort d'imitation du style (longueur des phrases, vocabulaire, registre) et la correction de la langue ;
  • pour le carnet de lecture : la présence d'une réaction personnelle argumentée (et non d'un résumé), l'exactitude de la référence (auteur, titre), la qualité de la question soulevée et la clarté de l'expression.

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