Adloun

Prononciation, accentuation et orthographe

Cours complet · italien (seconde), chapitre 4 · seconde générale, langue vivante

Travailler ce chapitre sur Adloun Exercices corrigés de ce chapitre

4.1 Introduction : une langue qui se lit comme elle s'écrit

Bonne nouvelle pour qui débute en italien : la prononciation y est très régulière. Contrairement à l'anglais ou même au français, où une même lettre peut se lire de plusieurs façons, l'italien suit des correspondances presque constantes entre les lettres (la graphie) et les sons. Une fois quelques règles apprises, on peut lire à voix haute un mot inconnu et le prononcer correctement, ou entendre un mot et deviner presque toujours comment il s'écrit.

Ce chapitre présente d'abord les voyelles de l'italien, avec une subtilité que le français connaît aussi : les è ouvert / é fermé et ò ouvert / ó fermé. Il aborde ensuite les consonnes et surtout les digrammes (groupes de deux ou trois lettres qui notent un seul son : ch, gli, gn, sc…), qui réservent des surprises à un francophone. Vient ensuite un point capital de l'italien : les consonnes doubles (geminate), qui changent le sens des mots. Le chapitre traite enfin l'accent tonique (la syllabe que l'on prononce plus fort) et l'accent écrit (la petite marque sur à, è, é, ì, ò, ù), puis l'apostrophe d'élision et la troncation.

Les explications sont en français ; les exemples sont en italien. Quand nous transcrivons un son, nous employons une approximation simple entre crochets : ce n'est pas de la phonétique savante, seulement une aide pour « entendre » le mot. L'italien décrit ici est l'italien standard ; nous signalons quand c'est utile la Suisse italienne (le Tessin).

Important

Deux mots à ne pas confondre, car ils se ressemblent :

  • l'accent tonique (l'accento tonico) est la syllabe prononcée avec le plus de force. Tout mot de plusieurs syllabes en a un, même sans signe écrit.
  • l'accent écrit (l'accento grafico) est la petite marque que l'on ajoute sur une voyelle finale : à, è, é, ì, ò, ù. Il ne se met que dans certains cas précis, étudiés plus loin.

En italien, l'immense majorité des mots ne portent pas d'accent écrit : celui-ci est réservé, pour l'essentiel, aux mots accentués sur la dernière syllabe.

4.2 Les voyelles

Définition 4.1Les cinq lettres-voyelles et les sept sons

L'italien écrit cinq voyelles — a, e, i, o, u — mais entend sept sons, car le e et le o ont chacun deux timbres, un ouvert et un fermé, exactement comme en français.

  • a [a], comme le français patte : casa (maison), mano (main).
  • e [é] fermé ou [è] ouvert : sera (soir) [séra], bello (beau) [bèllo].
  • i [i], comme lit : vino (vin), libri (livres).
  • o [o] fermé ou [ò] ouvert : sole (soleil) [sóle], nove (neuf) [nòve].
  • u [ou] français, jamais le u de lune : luna (lune) se dit [louna], tutto (tout) [toutto].

Les voyelles italiennes sont pures (un seul timbre, jamais de glissement) et nettes : on les prononce toutes franchement, sans jamais en avaler.

Important

Deux différences capitales avec le français :

  • Pas de voyelles nasales. Le français on, an, in n'existe pas. Dans pane (pain) ou bene (bien), on prononce nettement le n : [pa-né], [bè-né], et jamais [pã].
  • Pas de e muet. Toute lettre e se prononce. Notte (nuit) a deux syllabes bien sonores : [nòt-té]. Le u se dit toujours [ou] : università se dit [ou-ni-ver-si-tà].

4.2.1 è ouvert / é fermé, ò ouvert / ó fermé

Définition 4.2Les deux timbres du e et du o

Sur la voyelle tonique (celle qui porte l'accent de force), le e et le o peuvent être ouverts ou fermés :

  • e fermé [é], bouche presque close, comme le français été : sera (soir), vero (vrai), tre (trois), mese (mois).
  • e ouvert [è], bouche plus ouverte, comme le français père : bello (beau), sette (sept), bene (bien), lettera (lettre).
  • o fermé [ó], lèvres arrondies serrées, comme beau : sole (soleil), nome (nom), dove (où).
  • o ouvert [ò], bouche plus ouverte, comme fort : nove (neuf), buono (bon), cuore (cœur), rosa (rose).
Important

Trois choses à savoir sur ces timbres :

  • la distinction ouvert/fermé n'existe que sur la voyelle tonique ; ailleurs, e et o tendent vers le fermé.
  • elle n'est presque jamais marquée à l'écrit (on écrit bello et sera sans accent) : c'est l'oreille et l'usage qui guident. Elle n'est notée que si le mot porte un accent final : c'est là que l'italien distingue perché (pourquoi, é fermé) de è (il/elle est, è ouvert).
  • le timbre peut varier selon les régions : un Milanais et un Romain n'ouvrent pas toujours les mêmes e. Ne vous inquiétez pas trop : à l'oral, une petite hésitation de timbre ne gêne pas la compréhension.

De rares paires se distinguent par le seul timbre : pèsca (la pêche, le fruit, e ouvert) pésca (la pêche, l'action, e fermé) ; bòtte (les coups, o ouvert) bótte (le tonneau, o fermé). C'est marginal : ne vous en souciez qu'en Seconde par curiosité.

4.3 Les consonnes et les digrammes

La plupart des consonnes italiennes se lisent comme en français. Ce qui déroute un francophone, ce sont surtout les digrammes : ch, gh, ci, gi, gli, gn, sc. Voici les principaux points.

4.3.1 c et g : durs ou doux selon la voyelle

Définition 4.3La règle « dur / doux » de c et g

La lettre c et la lettre g changent de son selon la voyelle qui suit — mais, contrairement au français, le son doux n'est pas le même :

  • c + a, o, u [k] dur : casa (maison), come (comme), cuore (cœur).
  • c + e, i [tch] doux, comme le tch de tchèque : cena (dîner) [tché-na], cinema [tchi-né-ma], ciao [tchao].
  • g + a, o, u [g] dur, comme gare : gatto (chat), gonna (jupe), gusto (goût).
  • g + e, i [dj] doux, comme le j de l'anglais jeans : gelato (glace) [djé-la-to], giro (tour) [dji-ro], giorno (jour) [djór-no].

Retenez : devant e/i, le c et le g italiens ne sifflent pas comme en français ([s], [j]), ils claquent : [tch] et [dj].

Définition 4.4Le h qui durcit : ch, gh

Pour garder le son dur [k] ou [g] devant e ou i, l'italien insère un h muet entre la consonne et la voyelle :

  • chi, che [ki], [ké] : chi (qui) [ki], che (que) [ké], amiche (amies) [a-mi-ké], chiesa (église) [kiè-za].
  • ghi, ghe [gui], [gué] : ghiaccio (glace, gel) [guiat-tcho], spaghetti [spa-guét-ti], righe (lignes) [ri-gué].

Le h ne se prononce pas : il sert seulement à « bloquer » l'adoucissement.

Définition 4.5Le i muet qui adoucit : cia, cio, ciu et gia, gio, giu

À l'inverse, pour obtenir le son doux [tch] ou [dj] devant a, o, u, on intercale un i qui, lui, ne se prononce pas (il n'est là que pour adoucir) :

  • ciao (salut) [tchao], ciliegia (cerise), arancia (orange) [a-ran-tcha], bacio (baiser) [ba-tcho].
  • giallo (jaune) [djal-lo], giornale (journal) [djor-na-lé], giugno (juin) [djou-gno].

Ce i est muet lorsqu'il précède une autre voyelle ; mais dans farmacia (pharmacie) ou magia (magie), le i accentué s'entend, car c'est lui qui porte l'accent : [far-ma-tchi-a].

4.3.2 Les digrammes gli, gn, sc

Définition 4.6gli [lj]

Le groupe gli note un son mouillé [lj], proche du lli de million ou du ill de fille : figlio (fils) [fi-ljo], famiglia (famille), foglio (feuille), meglio (mieux), gli (les / lui) [lji].
Attention : dans quelques mots savants ou étrangers, gl devant i se lit [gl] dur, par exemple glicine (glycine) ou negligente. Ce sont des exceptions rares.

Définition 4.7gn [ñ]

Le groupe gn note le son [ñ], exactement comme le gn français de montagne : gnocchi [ñòk-ki], signore (monsieur) [si-ñó-ré], bagno (bain / salle de bain), Spagna (Espagne), lasagne, insegnare (enseigner).

Définition 4.8sc : dur [sk] ou doux [ch]

Comme c et g, le groupe sc dépend de la voyelle qui suit :

  • sc + a, o, u (ou + h) [sk] dur : scuola (école) [skuò-la], scala (escalier), disco (disque), scherzo (plaisanterie) [skèr-tso].
  • sc + e, i [ch] doux, comme le ch français de chat : scena (scène) [chè-na], sci (ski) [chi], pesce (poisson) [pé-ché], uscire (sortir) [ou-chi-ré].

On retrouve la même logique que pour c/g : sche, schi se lisent [ské, ski] durs (scherzo, schifo), et scia, scio, sciu se lisent [cha, cho, chou] doux (lasciare laisser, sciopero grève).

4.3.3 z, s, et le h muet

Définition 4.9La lettre z

La lettre z note deux sons proches, tous deux différents du z français :

  • [ts] sourd, comme tsé-tsé : pizza [pit-tsa], grazie (merci) [grat-tsié], stazione (gare) [sta-tsió-né], ragazzo (garçon).
  • [dz] sonore, plus doux : zero [dzè-ro], zaino (sac à dos) [dza-i-no], zona (zone) [dzò-na].

Le choix entre [ts] et [dz] dépend du mot et parfois de la région ; il n'est pas marqué à l'écrit. L'essentiel est de ne jamais prononcer un simple [z] à la française.

Définition 4.10La lettre s et le h muet

Le s se prononce [s] sourd en début de mot et quand il est double (sole soleil, cassa caisse), mais [z] sonore entre deux voyelles dans beaucoup de mots (rosa [ró-za], casa [ka-za], chiesa église) — là encore, l'usage varie selon les régions.

La lettre h est toujours muette en italien : elle ne se prononce jamais toute seule. On l'écrit surtout dans les digrammes ch/gh (pour durcir, voir plus haut) et dans quatre formes du verbe avere (avoir) : ho (j'ai), hai (tu as), ha (il/elle a), hanno (ils/elles ont) — le h y sert seulement à distinguer ces formes de o (ou), ai (aux), a (à), anno (année).

4.3.4 Tableau récapitulatif des sons

Lettre(s)Son (approx.)Exemples et remarques
c + a/o/u[k] durcasa, come, cuore
c + e/i[tch]cena, cinema, ciao
ch + e/i[k] durche, amiche, chiesa
g + a/o/u[g] durgatto, gusto
g + e/i[dj]gelato, giro, giorno
gh + e/i[g] durspaghetti, righe
gli[lj] mouilléfiglio, famiglia, meglio
gn[ñ]gnocchi, bagno, Spagna
sc + a/o/u[sk]scuola, disco
sc + e/i[ch]scena, sci, pesce
z[ts] / [dz]pizza, grazie ; zero, zaino
s entre voyelles[z] souventrosa, casa
h(muet)ho, hai ; sert dans ch, gh
r[r] rouléRoma, caro — battu, pas grasseyé
Les consonnes et digrammes remarquables de l'italien.
Important

Comme en espagnol, le r italien est roulé (battu du bout de la langue), jamais grasseyé comme en français : Roma, caro (cher), treno (train). Nous le retrouvons ci-dessous parmi les consonnes qui se doublent.

4.4 Les consonnes doubles (le geminate)

Définition 4.11Qu'est-ce qu'une consonne double ?

En italien, une consonne écrite double (tt, ll, nn, ss, rr, pp…) se prononce réellement plus longue et plus appuyée qu'une consonne simple : c'est une geminata. On tient le son un court instant de plus, comme si l'on marquait un tout petit blocage.
Comparez : casa (maison) [ka-za] a un s bref, tandis que cassa (caisse) [kas-sa] a un s long et net. De même fato (destin) fatto (fait) ; papa (pape) pappa (bouillie).

Important

La consonne double est distinctive : elle change le sens du mot ! C'est l'un des points les plus importants — et les plus difficiles pour un francophone, qui a tendance à ne pas la « tenir ». Comparez :

  • nonno (grand-père) nono (neuvième) ;
  • sette (sept) sete (soif) ;
  • penna (stylo / plume) pena (peine) ;
  • palla (ballon) pala (pelle) ;
  • cadde (il tomba) cade (il tombe).

Entraînez-vous à allonger la consonne double : pizza, spaghetti, cappuccino, bello, mamma — l'oreille italienne y est très sensible.

4.5 L'accent tonique

Définition 4.12L'accent tonique et la syllabe forte

Dans un mot de plusieurs syllabes, l'une est prononcée avec plus de force : c'est la syllabe tonique (sillaba tonica) ; les autres sont atones. En italien, l'accent tonique tombe le plus souvent sur l'avant-dernière syllabe : ce sont les mots dits piani (plans), de loin les plus nombreux.

  • a-mi-co (ami), ca-sa (maison), ra-ga-zzo (garçon), fi-ne-stra (fenêtre), con-ten-to (content).
Définition 4.13Quand l'accent tombe ailleurs

L'accent peut aussi tomber plus tôt ou plus tard dans le mot :

  • sur la dernière syllabe (mots tronchi) : ils portent alors un accent écrit (voir la section suivante) : cit-tà, caf-fè, per-ché, vir-tù.
  • sur l'antépénultième (avant-avant-dernière) syllabe (mots sdruccioli) : ta-vo-lo (table), *me-di-co (médecin), sa-ba-to (samedi), u**-ti-le* (utile).
  • plus tôt encore, dans quelques verbes avec pronoms (mots bisdruccioli) : a-bi-ta-no (ils habitent), *te**-le-fo-na-mi* (téléphone-moi).
Important

Point crucial : sauf sur la dernière syllabe, l'accent tonique n'est presque jamais marqué à l'écrit. Rien, dans l'orthographe, ne distingue ta-vo-lo (accent sur ta) de a-mi-co (accent sur mi) : c'est le vocabulaire et l'écoute qui l'apprennent. Deux petits pièges classiques :

  • ancora : [an-cora] = « ancre », mais [an-co-ra] = « encore » — même graphie, accent différent, sens différent.
  • beaucoup de mots savants ou empruntés au grec sont sdruccioli : tecnica, musica, telefono s'accentuent tôt.

Dans les dictionnaires, la voyelle tonique est parfois soulignée ou marquée d'un point pour aider ; dans les textes courants, non.

4.6 L'accent écrit

Définition 4.14Quand et comment écrire l'accent

L'italien note un accent écrit obligatoirement sur la voyelle finale d'un mot accentué sur la dernière syllabe (les mots tronchi). C'est presque le seul cas où l'accent est marqué.

  • accent grave sur à, ì, ò, ù et sur le e ouvert : città (ville), papà (papa), caffè (café), però (pourtant), ciò (ceci), virtù (vertu), lunedì (lundi).
  • accent aigu sur le e fermé : perché (pourquoi / parce que), poiché (puisque), né (ni), sé (soi), ventitré (vingt-trois).

La distinction è grave / é aigu correspond au timbre : caffè et è ont un e ouvert (grave) ; perché et né ont un e fermé (aigu). Sur a, i, o, u finales, on emploie toujours l'accent grave.

Important

Ne mettez pas d'accent écrit sur les mots courants accentués à l'avant-dernière ou à l'antépénultième syllabe : on écrit casa, amico, tavolo, sabato sans aucun accent, même si la voyelle est tonique. L'accent écrit est un signal réservé à la finale : le voir sur un mot vous dit que la dernière syllabe est la syllabe forte.

4.6.1 L'accent qui distingue deux mots (accent diacritique)

Définition 4.15Distinguer les homographes d'une syllabe

Quelques mots d'une seule syllabe s'écriraient pareil sans l'accent ; on met alors un accent écrit pour les distinguer, même si les deux se prononcent presque de la même façon. L'accent tombe en général sur le mot le plus « fort » (verbe, adverbe, pronom).

Avec accentSensSans accentSens
èil/elle est (verbe)eet (conjonction)
sìouisise, si (pronom / condition)
dàil/elle donnedade, depuis (préposition)
là, lìlà, là-basla, lila, les (articles / pronoms)
nénineen (particule)
sésoi (pronom)sesi (conjonction)
tèthétete, toi (pronom)
Les principales paires distinguées par l'accent écrit.
Exemple 4.16L'accent diacritique en contexte
  • Marco è a casa e studia. (Marc est à la maison et étudie.) — è verbe, e conjonction.
  • Sì, vengo se posso. (Oui, je viens si je peux.) — sì oui, se si.
  • La mamma dà il libro a Luca. (Maman donne le livre à Luc.) — dà verbe.
  • Non bevo né tè né caffè. (Je ne bois ni thé ni café.) — né ni, tè thé.

4.7 L'apostrophe : élision et troncation

Définition 4.17L'élision : une voyelle qui tombe

L'élision (elisione) supprime la voyelle finale d'un petit mot devant un autre mot commençant par une voyelle, et la remplace par une apostrophe. On le fait surtout avec les articles lo, la, una, la préposition di, et quelques mots courants :

  • lo amico l'amico (l'ami) ; la amica l'amica (l'amie).
  • una amica un'amica (une amie) — l'apostrophe est ici obligatoire au féminin.
  • ci è c'è (il y a) ; dove è dov'è (où est) ; questo anno quest'anno (cette année).
  • di Italia d'Italia (d'Italie) ; anche io anch'io (moi aussi).

L'apostrophe se colle sans espace au mot suivant : l'amico, jamais l' amico.

Important

Attention au piège du masculin / féminin avec l'article indéfini :

  • au masculin, un n'a pas d'apostrophe : un amico (un ami), un anno (un an) — le n suffit à faire la liaison.
  • au féminin, una s'élide en un' : un'amica (une amie), un'ora (une heure).

Donc un amico (masculin, sans apostrophe) mais un'amica (féminin, avec apostrophe) : l'apostrophe est ici un vrai indice du genre !

Définition 4.18La troncation : une syllabe qui tombe, sans apostrophe

La troncation (troncamento) supprime la voyelle — ou la syllabe — finale d'un mot devant un autre, mais sans mettre d'apostrophe. Elle touche surtout des adjectifs et quelques titres :

  • buono buon : un buon giorno (une bonne journée), buon appetito.
  • bello bel : un bel giorno (un beau jour), un bel film.
  • grande gran : un gran successo (un grand succès).
  • santo san devant un nom d'homme : san Marco, san Francesco (mais santo Stefano, santa Chiara).

Notez la différence : dans l'amico, une voyelle tombe et l'on met une apostrophe (élision) ; dans un bel giorno, une partie du mot tombe mais sans apostrophe (troncation).

4.8 Bilan : la régularité graphie--son

Important

Retenez les grands principes de l'orthographe italienne :

  • Une graphie très régulière : on lit presque toujours un mot comme il s'écrit, et l'on écrit un mot comme on l'entend.
  • Sept sons voyelles : e et o ont un timbre ouvert et un timbre fermé, rarement marqués à l'écrit (è ouvert / é fermé, ò ouvert / ó fermé).
  • Les digrammes sont la vraie difficulté : c/g durs ([k], [g]) devant a/o/u et avec h (chi, che, ghi, ghe), mais doux ([tch], [dj]) devant e/i ; gli [lj], gn [ñ], sc [sk] ou [ch], z [ts]/[dz], h muet.
  • Les consonnes doubles changent le sens (nonno nono, sette sete, penna pena) : il faut les allonger.
  • L'accent tonique tombe le plus souvent sur l'avant-dernière syllabe et n'est presque jamais écrit ; l'accent écrit n'est obligatoire que sur la finale (città, caffè, perché) et distingue quelques mots (è/e, sì/si, dà/da).
  • L'apostrophe marque l'élision d'une voyelle (l'amico, un'amica, c'è, dov'è) ; la troncation (un bel giorno, san Marco) fait tomber une syllabe sans apostrophe.

Continuer sur Adloun : animation, QCM, fiches, exercices