Système fermé et bilans d'énergie
Cours complet · phénomènes de transport (PSI), chapitre 5 · CPGE PSI (2e année)
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La physique de deuxième année multiplie les situations où l'on ne cherche plus à décrire le mouvement point par point, mais à comptabiliser une grandeur : de l'énergie qui entre dans une turbine, de la matière qui traverse un réacteur, de la quantité de mouvement échangée par une éolienne. Toutes ces analyses reposent sur un même outil : le bilan d'une grandeur extensive sur un système fermé. Ce chapitre installe d'abord la méthode générale des bilans — un langage unique valable pour la masse, la charge, l'énergie ou la quantité de mouvement — puis l'applique à l'énergie. On revisite les bilans d'énergie mécanique (théorème de l'énergie cinétique, énergie potentielle, puissance des forces), avant d'aborder les installations en écoulement. La clé, en PSI, est de toujours se ramener à un système fermé, quitte à le faire coïncider instantanément avec un volume de contrôle traversé par un fluide.
5.1 Le langage des bilans
5.1.1 Système ouvert, système fermé
Un système fermé est une portion de matière qui n'échange pas de matière avec l'extérieur : sa masse est constante, on suit toujours les mêmes particules. Un système ouvert échange de la matière avec l'extérieur à travers sa frontière (on parle alors de surface de contrôle).
Les grands théorèmes de la mécanique et de la thermodynamique (principe fondamental de la dynamique, théorème de l'énergie cinétique, premier et second principes) sont énoncés pour un système fermé. Une turbine, un compresseur, une tuyère sont pourtant traversés en permanence par un fluide : ce sont des systèmes ouverts. Toute la stratégie PSI consiste à ramener l'étude d'un système ouvert à celle d'un système fermé judicieusement choisi.
On ne sait écrire de lois d'évolution que pour un système fermé. Devant un dispositif traversé par un écoulement, on définit un système fermé — le fluide contenu à l'instant dans un volume de contrôle — et on suit son évolution entre et .
5.1.2 Grandeur extensive : la structure d'un bilan
Une grandeur est extensive si, pour un système formé de la réunion de deux sous-systèmes disjoints, elle est la somme des grandeurs de chaque partie : . Masse, charge, énergie, entropie, quantité de mouvement, moment cinétique sont extensives ; température, pression, masse volumique sont intensives.
La propriété d'additivité permet de compter. Sur un intervalle de temps, la quantité de contenue dans le système peut varier pour deux raisons seulement : parce que du a traversé la frontière (échange), ou parce que du a été créé ou détruit à l'intérieur (production).
Pour toute grandeur extensive et tout système, sur un intervalle de temps ,
ou, sous forme de débits (grandeurs par unité de temps),
où est le flux échangé à travers la frontière et le taux de production interne.
Une grandeur extensive est dite conservative lorsque son terme de production est identiquement nul () : elle ne peut ni apparaître ni disparaître, seulement être échangée. La masse (hors réaction nucléaire), la charge électrique, l'énergie et la quantité de mouvement sont conservatives ; l'entropie ne l'est pas (elle est créée par toute irréversibilité), pas plus que le nombre de particules d'une espèce chimique consommée par une réaction.
Comme en thermodynamique, on compte positivement ce qui est reçu par le système : un terme d'échange positif augmente . Un flux entrant est , un flux sortant . Le respect scrupuleux des signes est la principale source d'erreur dans les bilans.
Méthode : Conduire un bilan de grandeur extensive
- Choisir le système fermé et le préciser sans ambiguïté (quelle matière, entre quels instants).
- Choisir la grandeur extensive pertinente (énergie cinétique, énergie, quantité de mouvement…).
- Écrire la variation du système fermé.
- Inventorier les échanges à travers la frontière (travail, transfert thermique, flux convectif de matière).
- Évaluer la production interne (nulle si est conservative).
- Égaler et projeter pour obtenir la relation cherchée.
Un réservoir reçoit un débit massique et en laisse échapper . La masse contenue est une grandeur conservative (aucune production). Le bilan s'écrit simplement
Démonstration
Ici , (la masse ne se crée pas). Le flux échangé est la différence entre ce qui entre () et ce qui sort (). En régime stationnaire , d'où : conservation du débit.
5.2 Bilan d'énergie mécanique d'un système fermé
On applique maintenant la structure précédente à l'énergie d'un système mécanique (point matériel ou solide) fermé, dans un référentiel galiléen.
5.2.1 Puissance et travail d'une force
La puissance instantanée d'une force dont le point d'application se déplace à la vitesse est le produit scalaire
Le travail élémentaire est , et le travail sur un trajet .
Le signe de classe les forces : motrice si ( « tire » dans le sens du mouvement), résistante si (frottements). Une force orthogonale à la vitesse (réaction normale d'un support, force magnétique, tension d'un fil pour un pendule) ne travaille pas.
5.2.2 Théorème de l'énergie cinétique
L'énergie cinétique d'un point de masse et de vitesse vaut . Pour un système de points, elle est extensive : .
Dans un référentiel galiléen, la variation d'énergie cinétique d'un système fermé est égale à la somme des travaux (ou puissances) de toutes les forces, extérieures et intérieures :
Démonstration (Interprétation comme bilan)
L'énergie cinétique est extensive mais non conservative : elle est « produite » par le travail des forces. Dans le vocabulaire des bilans, joue le rôle du terme source de . Pour un unique point matériel, il n'y a pas de forces intérieures et l'on retrouve , qui découle directement de multiplié scalairement par .
Pour un système déformable (deux mobiles reliés par un ressort, un solide qui se casse, une explosion), les forces intérieures travaillent en général : . Ce n'est que pour un solide indéformable que la puissance des forces intérieures est nulle.
5.2.3 Énergie potentielle et forces conservatives
Une force est conservative si son travail ne dépend pas du chemin suivi : il dérive d'une énergie potentielle telle que , c'est-à-dire . Exemples : pesanteur , force de rappel élastique , interaction gravitationnelle ou électrostatique.
L'énergie mécanique d'un système est la somme de son énergie cinétique et de ses énergies potentielles associées aux forces conservatives :
En séparant les forces en conservatives (d'énergie potentielle ) et non conservatives (de puissance ), le théorème de l'énergie cinétique se réécrit
La variation d'énergie mécanique est égale au travail des seules forces non conservatives.
Démonstration (Passage du TEC au bilan mécanique)
Le TEC donne . Or par définition . Donc , soit .
Si toutes les forces qui travaillent sont conservatives (), alors : l'énergie mécanique se conserve. C'est la situation idéale sans frottement. Les forces non conservatives (frottements solides ou fluides, actions dissipatives) diminuent : , l'énergie mécanique est convertie en énergie interne (échauffement).
Un bloc de masse glisse sur une distance le long d'un plan incliné d'angle , soumis à un frottement solide de norme constante . Sa vitesse passe de à . Relier , , et .
Démonstration
La réaction normale ne travaille pas. Le poids (conservatif) fait varier de . Le frottement est non conservatif : . Le bilan d'énergie mécanique donne
Le mouvement n'est possible que si : la composante motrice du poids doit vaincre le frottement.
Une voiture de masse roulant à freine, roues bloquées, sur une route horizontale de coefficient de frottement . Déterminer la distance d'arrêt .
Démonstration
La force de frottement vaut (réaction normale ). Le bilan d'énergie mécanique (altitude constante, donc ) s'écrit :
La distance d'arrêt croît comme le carré de la vitesse : doubler la vitesse quadruple la distance de freinage. Application : , , donnent .
5.3 Chocs : bilans sur un système fermé de plusieurs corps
Un choc met en jeu un système fermé (les corps impliqués) sur lequel les actions extérieures sont négligeables pendant la brève durée de l'interaction. Deux grandeurs se comptabilisent : la quantité de mouvement, toujours conservée, et l'énergie cinétique, qui peut être conservée ou non.
Pour un système fermé isolé (ou pseudo-isolé pendant le choc), la quantité de mouvement totale se conserve :
C'est un bilan de grandeur conservative : aucune production, aucun échange (forces extérieures négligées).
Un choc est élastique si l'énergie cinétique totale se conserve (). Il est inélastique sinon () : une partie de l'énergie cinétique est convertie en énergie interne (déformation, chaleur, son). Le choc parfaitement mou correspond au cas où les deux corps repartent solidaires.
Un mobile de masse à la vitesse percute et emporte un mobile identique au repos. Calculer la vitesse commune et la fraction d'énergie cinétique dissipée.
Démonstration
Conservation de la quantité de mouvement : , d'où . Énergie cinétique :
La fraction dissipée vaut : la moitié de l'énergie cinétique est perdue sous forme d'énergie interne. Le choc mou est le plus dissipatif à quantité de mouvement fixée.
5.4 Bilan d'énergie sur un système en écoulement
On aborde maintenant le cas d'une installation industrielle (turbine, compresseur, échangeur, tuyère) traversée par un fluide en régime stationnaire. Le dispositif est un système ouvert ; on le ramène à un système fermé par la technique du système coïncidant.
5.4.1 Le système fermé coïncidant
Méthode : Construction du système fermé coïncidant
Soit un volume de contrôle fixe (l'intérieur de la machine et un peu de conduite). On définit le système fermé comme l'ensemble du fluide qui, à l'instant , occupe le volume de contrôle plus une petite tranche sur le point d'entrer. À l'instant , ce même système fermé occupe le volume de contrôle plus une tranche qui vient de sortir. En régime stationnaire, le contenu du volume de contrôle est identique aux deux instants : la variation de toute grandeur extensive du système fermé se réduit à
Comme le régime est stationnaire, (conservation du débit).
5.4.2 Travail des forces de pression et enthalpie
Le premier principe appliqué au système fermé s'écrit, pour une évolution entre et ,
où est le travail utile (fourni par les parties mobiles de la machine, dit « indiqué ») et le travail des forces de pression aux frontières d'entrée et de sortie.
Faire entrer la tranche à la pression demande le travail moteur ( volume massique), tandis que la sortie de à coûte . Ce travail de transvasement combine avec pour faire apparaître l'enthalpie .
Pour un système ouvert en régime stationnaire, à une entrée et une sortie, en grandeurs massiques (par unité de masse traversante),
où est la variation d'enthalpie massique, la variation d'énergie cinétique massique, celle d'énergie potentielle de pesanteur massique, le travail utile massique et le transfert thermique massique. En termes de puissances, en multipliant par :
Démonstration (Apparition de l'enthalpie)
En regroupant pour les tranches : . Or l'énergie interne de la tranche sortante moins celle de l'entrante est . En ajoutant les termes , on forme , d'où . Les termes cinétique et potentiel proviennent de et des tranches. On divise par pour obtenir la forme massique.
L'enthalpie est la « bonne » fonction énergétique des écoulements : elle intègre automatiquement le travail de transvasement des forces de pression aux frontières. On n'a donc plus à comptabiliser séparément ce travail. Le travail utile ne concerne que les pièces mobiles (aubes de turbine, piston de compresseur).
Capacité numérique : Bilan énergétique d'une installation
Sur un tableur ou en Python, on tabule , , à l'entrée et à la sortie de chaque élément d'une installation (pompe, échangeur, turbine) et l'on calcule élément par élément, puis le rendement global comme rapport des puissances utiles.
De la vapeur traverse une turbine calorifugée. À l'entrée , à la sortie . On néglige les variations d'énergie cinétique et d'altitude. Calculer le travail utile massique récupéré, puis la puissance pour un débit .
Démonstration
Turbine calorifugée : . Termes cinétique et potentiel négligés :
Le signe négatif signifie que la machine fournit du travail (reçoit un travail négatif). La puissance mécanique récupérée vaut
Un gaz entre dans une tuyère calorifugée à faible vitesse () avec et en ressort avec . La tuyère ne comporte pas de pièce mobile. Calculer la vitesse d'éjection.
Démonstration
Pas de pièce mobile : . Calorifugée : . Altitude constante. Le bilan devient , soit
La tuyère convertit l'enthalpie du gaz en énergie cinétique : c'est le principe de la propulsion.
5.4.3 Bilan d'énergie mécanique et écoulement parfait
Lorsque le fluide est incompressible et l'écoulement parfait, on peut se contenter d'un bilan d'énergie purement mécanique, sans invoquer l'énergie interne.
Pour un écoulement parfait et incompressible, on admet que la puissance des actions intérieures (forces de pression internes) est nulle. Le bilan d'énergie mécanique du système fermé de fluide ne fait alors intervenir que les actions extérieures : pesanteur et forces de pression aux frontières d'entrée et de sortie.
En appliquant le bilan d'énergie mécanique au système fermé coïncidant d'un fluide parfait incompressible en régime stationnaire, sans machine (), on retrouve la conservation de la charge le long d'un tube de courant :
En présence d'une machine (pompe, turbine), on ajoute le travail utile massique : s'insère comme un gain ou une perte de charge.
Dans un tube horizontal ( constant), un rétrécissement de section accélère le fluide (conservation du débit , donc si ). La relation de Bernoulli impose alors
la pression diminue là où la vitesse augmente. C'est l'effet Venturi, qui sous-tend le débitmètre de Venturi, la trompe à eau, le carburateur ou la portance ; la mesure de la dépression donne accès au débit.
Une pompe élève de l'eau () d'une hauteur avec un débit volumique , sections d'entrée et de sortie égales. Calculer la puissance hydraulique utile (pertes négligées).
Démonstration
Sections égales . Écoulement incompressible sans échange thermique notable : le travail utile sert intégralement à monter le fluide. Par unité de masse, . La puissance vaut
Une éolienne balaie une aire dans un vent de vitesse et de masse volumique . Estimer, par un bilan d'énergie cinétique, l'ordre de grandeur de la puissance récupérable.
Démonstration
Le débit massique d'air traversant le disque est . L'énergie cinétique massique disponible dans le vent est . La puissance cinétique incidente vaut donc
La puissance croît comme le cube de la vitesse du vent. Un bilan plus fin (théorie de Betz) montre qu'au mieux une fraction de cette puissance est convertible. Pour , , : , dont au plus récupérable.
5.5 Synthèse du chapitre
- Système fermé : masse constante, mêmes particules. On ne sait écrire de lois que pour un système fermé ; devant un écoulement, on définit un système fermé coïncidant avec le volume de contrôle.
- Équation générale de bilan d'une grandeur extensive : (variation échange production). conservative production nulle (masse, charge, énergie, quantité de mouvement).
- Théorème de l'énergie cinétique : ; les forces intérieures ne travaillent pas pour un solide indéformable.
- Bilan d'énergie mécanique : ; se conserve sans force non conservative, décroît avec les frottements. Freinage : .
- Chocs : quantité de mouvement toujours conservée ; conservée (élastique) ou non (inélastique / mou).
- Écoulement stationnaire (système fermé coïncidant) : ; l'enthalpie absorbe le travail de transvasement des forces de pression.
- Écoulement parfait incompressible : puissance des actions intérieures nulle (admis) ; le bilan mécanique redonne Bernoulli et le travail des pompes/turbines.
<i class="fa-solid fa-dumbbell mr-2" style="color:#2E7559"></i>5.6 Exercices résolus
Un volume fermé contient une charge . Un courant d'intensité y entre, en sort. Écrire le bilan de charge et le commenter comme grandeur conservative.
Démonstration
La charge est extensive et conservative : aucune production. . En régime permanent, donc : c'est la loi des nœuds, cas particulier d'un bilan de grandeur conservative.
Un pendule de longueur est lâché depuis l'horizontale sans vitesse. Trouver la vitesse au point bas, sans intégrer l'équation du mouvement.
Démonstration
La tension du fil ne travaille pas (orthogonale à ). Seul le poids, conservatif, agit : se conserve. Entre l'horizontale (, au-dessus du point bas) et le point bas (),
Un bloc de masse à la vitesse sur un plan horizontal sans frottement comprime un ressort de raideur . Déterminer la compression maximale .
Démonstration
Sans frottement, se conserve. À la compression maximale la vitesse s'annule : toute l'énergie cinétique est stockée dans le ressort.
Deux mobiles de même masse, l'un à , l'autre au repos, subissent un choc élastique frontal. Déterminer les vitesses après le choc.
Démonstration
Conservation de la quantité de mouvement et de l'énergie cinétique :
La solution non triviale est , : les deux mobiles échangent leurs vitesses. Le premier s'arrête, le second repart à (cf. pendule de Newton).
Un compresseur calorifugé porte de l'air de à pour un débit . Variations cinétique et d'altitude négligeables. Calculer la puissance à fournir.
Démonstration
, , donc : le compresseur reçoit du travail. La puissance
Un réservoir de grande section se vide par un orifice situé à la profondeur . Retrouver la vitesse d'éjection par un bilan d'énergie mécanique du fluide (écoulement parfait incompressible).
Démonstration
Le système fermé coïncidant de fluide parfait incompressible : puissance des actions intérieures nulle. Entre la surface libre (, , altitude ) et l'orifice (, altitude ), le bilan mécanique donne, par unité de masse, , soit (formule de Torricelli). On retrouve le résultat de Bernoulli, ici obtenu comme bilan d'énergie sur un système fermé.
Une bille en régime permanent tombe à la vitesse limite dans un fluide, soumise à son poids apparent (poids moins poussée d'Archimède) et à une traînée. Exprimer la puissance dissipée.
Démonstration
En régime permanent, constante donc . Le bilan d'énergie cinétique impose . La puissance motrice du poids apparent est , donc la traînée dissipe . Toute l'énergie potentielle libérée est convertie en chaleur dans le fluide.
5.7 Exercices d'entraînement
- Grandeur conservative ou non. Classer en conservatives / non conservatives : masse, entropie, énergie, nombre de moles d'un réactif, charge, énergie cinétique. Justifier pour chacune la présence ou l'absence d'un terme de production.
- Bilan de population. Une cuve contient bactéries se reproduisant à taux et évacuées à débit . Écrire le bilan et identifier échange et production. Discuter la stabilité selon le signe de .
- Distance de freinage. Une voiture roulant à freine (). Calculer . Comparer à et commenter la dépendance en .
- Looping. Une bille parcourt sans frottement un rail circulaire vertical de rayon . Par un bilan d'énergie mécanique et la condition de non-décollement au sommet, trouver la hauteur minimale de lâcher.
- Descente avec frottement fluide. Un mobile descend un plan incliné soumis à une traînée . Écrire le bilan de puissance et en déduire l'équation différentielle vérifiée par .
- Choc mou général. Deux masses de vitesses s'agglomèrent. Exprimer la vitesse finale et la fraction d'énergie cinétique dissipée en fonction de la masse réduite .
- Pendule balistique. Une balle de masse à vitesse se fiche dans un bloc de masse suspendu ; l'ensemble monte d'une hauteur . Relier , , , . Pourquoi ne peut-on pas conserver l'énergie cinétique lors de l'impact ?
- Turbine à vapeur. Détente , pertes thermiques , . Calculer la puissance mécanique fournie.
- Échangeur thermique. Un fluide traverse un échangeur sans pièce mobile () et sans variation de vitesse ni d'altitude. Montrer que et interpréter.
- Tuyère de fusée. Des gaz entrent à , et sortent avec (calorifugée, sans pièce mobile). Calculer .
- Pompe et perte de charge. Une pompe élève d'eau de ; les pertes de charge dissipent de la puissance utile. Estimer la puissance électrique à fournir pour un rendement moteur de .
- Éolienne. Pour une éolienne d'aire dans un vent de , calculer la puissance incidente puis la puissance récupérable (limite de Betz ). Commenter l'intérêt d'un site venté.