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droit (ECT, 1re et 2e années) · Chapitre 11 · Exercice de TD

Analyse d'un arrêt : l'arrêt Costedoat

La responsabilité civile extracontractuelle de l'entreprise · niveau 2

Énoncé

L'assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé, le 25 février 2000 (n° 97-17.378 et 97-20.152) : « n'engage pas sa responsabilité à l'égard des tiers le préposé qui agit sans excéder les limites de la mission qui lui a été impartie par son commettant ». En l'espèce, un pilote d'hélicoptère salarié avait procédé à un épandage d'herbicide dans des conditions météorologiques défavorables ; les produits avaient atteint les cultures d'un voisin, qui demandait réparation au pilote.

  • Présenter les faits, la question de droit et la solution.
  • Expliquer la portée de cette solution pour les salariés et pour les entreprises.
  • Quelle limite la Cour de cassation a-t-elle apportée à cette immunité en 2001 ?

Corrigé

1. Faits. Un salarié (le pilote) a causé, dans l'exécution de sa mission, un dommage à un tiers. Question de droit : le préposé qui cause un dommage à un tiers en agissant dans les limites de sa mission engage-t-il sa responsabilité personnelle envers ce tiers ? Solution : non ; il n'engage pas sa responsabilité dès lors qu'il n'a pas excédé les limites de la mission impartie par son commettant.

2. Portée. Pour le salarié, c'est une protection : il n'a pas à supporter personnellement les conséquences d'une activité menée pour le compte et au profit de l'entreprise. Pour l'entreprise, c'est la confirmation qu'elle doit assumer, et assurer, le risque lié à l'activité de ses salariés : la victime agira contre elle, sur le fondement de l'article 1242, alinéa 5.

3. Limite. Par l'arrêt Cousin (Ass. plén., 14 décembre 2001, n° 00-82.066), la Cour a jugé que le préposé qui commet une infraction pénale intentionnelle ayant porté préjudice à un tiers engage sa responsabilité civile envers celui-ci, même s'il a agi sur l'ordre de son commettant.

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