Les moments de la loi géométrique, par les séries dérivées
Exercice d'entraînement · niveau 3 (difficile) · mathématiques appliquées (ECG 1re année), chapitre 10 — Probabilités — variables aléatoires réelles · Existence des moments
Énoncé
Soit , . En utilisant et , retrouver , calculer , puis en déduire .
Corrigé
L'espérance. Par définition, , sous réserve de convergence absolue — les termes étant ici positifs, la convergence absolue équivaut à la convergence. Or
puisque . La série converge car : l'espérance existe et vaut .
Le moment factoriel. Appliquons le théorème de transfert à . Le terme d'indice est nul, on part donc de :
où l'on a écrit . En utilisant la série donnée :
Le moment d'ordre deux. Par linéarité de l'espérance, , donc
La variance. Kœnig-Huygens donne
Or , donc le numérateur vaut , et
Vérification. Pour : et . Un jeu de pile ou face équilibré : on attend en moyenne deux lancers le premier pile, avec un écart-type — la dispersion est du même ordre que la moyenne, ce qui traduit bien la lourde queue de cette loi.
Pourquoi passer par . Calculer directement n'est pas au programme ; en revanche est l'une des trois séries de référence. Écrire ramène le calcul à ce qui est disponible.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.