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Deux stabilités qui ne se déduisent pas l'une de l'autre

Exercice d'entraînement · niveau 2 · mathématiques appliquées (ECG 1re année), chapitre 7 — L'espace des n-uplets réels, sous-espaces vectoriels et applications linéaires · Sous-espaces vectoriels et sous-espace engendré

Énoncé

Dans , on pose et . Pour chacune, dire laquelle des deux stabilités (somme, multiplication par un réel) est vérifiée, et conclure.

Corrigé

Ce qu'on doit montrer. Un sous-espace vectoriel de contient et est stable par combinaison linéaire ; il est en particulier stable par somme et par multiplication par un réel quelconque. On va voir que chacune des deux parties vérifie une seule de ces deux stabilités.

La partie est stable par somme, pas par multiplication. Si et sont dans , alors et , donc la somme est dans . En revanche tandis que , car . Donc n'est pas un sous-espace vectoriel.

La partie est stable par multiplication, pas par somme. Si et , alors : . En revanche et , alors que leur somme vérifie : elle n'est pas dans . Donc n'est pas non plus un sous-espace vectoriel.

Le point délicat. Les deux parties contiennent : la condition « contient » ne suffit donc jamais à conclure. Et aucune des deux stabilités n'entraîne l'autre — c'est exactement ce que ces deux exemples séparent. Géométriquement, est un quart de plan (convexe mais tronqué), est la réunion des deux droites et (stable par dilatation, mais « troué » entre les deux droites).

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