Deux majorations de la même probabilité
Exercice d'entraînement · niveau 2 · mathématiques appliquées (ECG 2e année), chapitre 12 — Convergences, approximations et estimation · Markov et Bienaymé-Tchebychev
Énoncé
Soit une variable aléatoire positive, d'espérance et de variance . Majorer par l'inégalité de Markov, puis par l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, et dire laquelle des deux majorations est la meilleure.
Corrigé
Ce qu'on emploie. Les deux inégalités du cours, et l'inclusion d'événements qui permet d'appliquer la seconde à un événement qui n'est pas de la forme .
Par Markov. est positive et admet une espérance, donc avec :
Par Bienaymé-Tchebychev. L'événement n'est pas directement de la bonne forme ; on l'y ramène par une inclusion. Si , alors , donc . Ainsi et la croissance de la probabilité donne
La comparaison. : Bienaymé-Tchebychev donne ici la meilleure majoration, c'est-à-dire la plus petite. Ce n'est pas surprenant : elle utilise une information de plus, la variance, que Markov ignore.
Le point de vigilance. Cette hiérarchie n'est pas universelle. Si la variance avait valu au lieu de , Bienaymé-Tchebychev aurait donné , majoration vraie mais sans aucun intérêt, tandis que Markov aurait conservé son . On calcule les deux, puis on garde la plus petite — jamais l'inverse.
Ce qu'aucune des deux ne dit. Ni l'une ni l'autre ne donne la vraie valeur de , qui dépend de la loi de et peut être bien inférieure à — ou lui être égale, comme le montre le cas d'égalité.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.