Adloun

L'une se déduit de l'autre

Exercice d'entraînement · niveau 2 · mathématiques appliquées (ECG 2e année), chapitre 12 — Convergences, approximations et estimation · Markov et Bienaymé-Tchebychev

Énoncé

Soit une variable aléatoire admettant un moment d'ordre . En appliquant l'inégalité de Markov à la variable , démontrer l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev.

Corrigé

Ce qu'on emploie. L'inégalité de Markov : si est positive et admet une espérance, alors pour tout . Et la définition de la variance, .

La variable auxiliaire. Posons . Elle est positive, comme carré d'une variable réelle : la première hypothèse de Markov est vérifiée. Elle admet une espérance, puisque admet un moment d'ordre , et cette espérance est

La traduction de l'événement. Soit . Les deux événements sont le même. En effet, la fonction est strictement croissante sur , donc équivaut à , c'est-à-dire à . C'est le point délicat de la démonstration : sans l'élévation au carré des deux membres, les deux inégalités ne se correspondent pas.

L'application de Markov. Comme , on peut prendre :

C'est exactement l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev.

Ce que la démonstration éclaire. Bienaymé-Tchebychev n'est pas un résultat séparé : c'est Markov appliquée au carré de l'écart à la moyenne. C'est aussi pourquoi le y apparaît au carré au dénominateur, alors que Markov n'a qu'un à la puissance .

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