Bienaymé-Tchebychev n'est qu'un Markov déguisé
Exercice d'entraînement · niveau 2 · mathématiques approfondies (ECG 1re année), chapitre 10 — Probabilités sur un ensemble quelconque · Inégalités et loi des grands nombres
Énoncé
Soit admettant une espérance et une variance, et soit . En appliquant l'inégalité de Markov à une variable bien choisie, redémontrer que Illustrer sur avec .
Corrigé
Ce qu'on montre. Que les deux inégalités du cours n'en font qu'une : Bienaymé-Tchebychev, c'est Markov appliqué au carré de l'écart à la moyenne.
Le choix de la variable. Posons et La variable est positive, et elle admet une espérance : par définition de la variance, , qui existe par hypothèse. Les hypothèses de l'inégalité de Markov sont donc réunies.
La traduction de l'événement. Pour , la fonction est strictement croissante sur , donc Les deux événements sont égaux, pas seulement de même probabilité.
L'application de Markov. Le théorème du cours donne, pour tout , . En prenant : C'est exactement l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev.
L'illustration. Pour , le cours donne Avec , la majoration s'écrit
La valeur exacte. L'événement signifie ou ; ce dernier est impossible puisque . Donc, avec ,
Commentaire. La borne est correcte mais quatre fois trop grande. C'est le prix de l'universalité : Bienaymé-Tchebychev n'utilise que et , et ignore tout du reste de la loi. Quand la loi est connue, le calcul exact est toujours préférable ; l'inégalité sert précisément quand elle ne l'est pas.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.