Quand sans indépendance
Exercice d'entraînement · niveau 2 · mathématiques approfondies (ECG 1re année), chapitre 10 — Probabilités sur un ensemble quelconque · Couples, espérance et variance
Énoncé
Soit de loi uniforme sur , et . Montrer que , puis que et ne sont pas indépendantes. Que peut-on en conclure sur la réciproque du théorème du cours ?
Corrigé
Ce qu'on montre. Que l'égalité des espérances est une conséquence de l'indépendance, mais pas un critère : elle peut être vraie pour un couple aussi dépendant que possible.
Les lois. Par hypothèse . La variable prend les valeurs et , avec
Les espérances. Donc .
L'espérance du produit. Ici . Or prend les valeurs , , avec les mêmes probabilités que (le cube conserve chacune des trois valeurs). Par transfert, Donc : l'égalité est vérifiée.
Et pourtant elles ne sont pas indépendantes. Testons une case : puisque entraîne . Or Les deux variables ne sont donc pas indépendantes — et pour cause : est une fonction de , connaître détermine complètement.
Conclusion. Le théorème du cours dit : si et sont indépendantes et admettent une espérance, alors . Cet exemple montre que la réciproque est fausse : l'égalité peut avoir lieu sans indépendance. On ne peut donc jamais démontrer une indépendance en vérifiant cette égalité ; l'indépendance se démontre sur la loi conjointe, case par case.
Pourquoi cela marche ici. La loi de est symétrique par rapport à , ce qui annule toutes les espérances de puissances impaires. La dépendance entre et est entièrement de nature quadratique, et l'égalité des espérances, qui ne teste qu'un lien linéaire, ne la voit pas.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.