Trois lectures, une seule correcte
Exercice d'entraînement · niveau 2 · mathématiques (ECT 2e année), chapitre 10 — Convergences et approximations · La loi faible des grands nombres
Énoncé
Des variables indépendantes de même loi, d'espérance , ont pour moyenne empirique . Juger chacune de ces affirmations. 1. « finit par valoir . » 2. « finit par être nulle. » 3. « Cette probabilité devient aussi petite qu'on veut, pour n'importe quelle tolérance. »
Corrigé
L'énoncé de référence. La loi faible des grands nombres affirme que pour tout , et sa démonstration passe par .
Affirmation 1 : fausse. est une variable aléatoire, pas un nombre : elle fluctue à tout rang. Contre-exemple : si les valent ou avec probabilité , alors , et , de la forme , ne peut même pas valoir lorsque est impair.
Affirmation 2 : fausse. La probabilité tend vers , elle ne l'atteint pas. Dans le même exemple, l'événement « les tirages donnent » a la probabilité , minuscule mais non nulle, et il place à de la cible.
Affirmation 3 : correcte. C'est l'énoncé même du théorème, et la majoration le rend explicite : à fixé, elle tend vers , donc on descend sous n'importe quel seuil en prenant assez grand.
Le point délicat, et c'est le nom du théorème. Ce que la loi faible affirme est une convergence des probabilités, non des valeurs. L'écart n'est jamais garanti petit ; il devient seulement improbable. Confondre les deux fait annoncer des certitudes là où il n'y a que des garanties statistiques.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.